L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

28.4.09

Merveilleuses Horreurs


THE HORRORS 
PRIMARY COLOURS

Résumé des épisodes précédents : en mars, les Horrors affolent tout le monde en mettant en ligne la vidéo de Sea Within A Sea, une longue chanson magnifique qui montre bien une chose : les Horrors ont changé. Les grands hurlements sont partis, bonjour les années 80. L'album, qui du coup est très attendu, sort le 4 mai, mais est d'ores et déjà écoutable sur le site du groupe.

L'affaire s'appelle Primary Colours, a une couverture effrayante, et dix chansons à l'intérieur. On pourrait faire une critique morceau par morceau, faire un plan détaillé, une analyse très fournie, mais franchement, ce serait bien inutile. Autant le dire tout de suite, Primary Colours est un album magnifique.
Un disque très cold wave, où les chansons prennent le temps de s'installer et où la voix de Faris Badwan résonne jusqu'à ne plus quitter nos esprits.
Finalement, c'est peut être comme cela qu'on aime le mieux les Horreurs. Ils sont sortis de leur garage et ont dû beaucoup écouter Joy Division, auquel ils ont ajouté leurs guitares et claviers hurlants, histoire de rester quand même les Horrors. Il fallait bien qu'ils changent, de toute façon, la formule utilisée pour leur premier album Strange House n'aurait sûrement pas réussi une deuxième fois.

Le "toujours-difficile-second-album", tu parles. Ils ont relevé le défi haut la main. On ne se lasse décidément pas d'écouter cet album. Les morceaux "Scarlet Fields", "Who Can Say", "I Only Think Of You" et le monumental "Sea Within A Sea" sont particulièrement beaux et ont déjà leur place dans notre coeur.


Et si c'était lui, l'album de l'année ?

14.4.09

Grand n'importe-quoi obscène



Boy Crisis. Encore un groupe de New York qui fait parler de lui (même si leur myspace dit qu'ils viennent d'Irak). Des potes des MGMT en plus. Sauf que ces sales gosses là n'ont pas encore d'album, à peine une poignée de chansons bidouillées, absurdes, et souvent parlant de fesses. Mais le NME les aime déjà. Et nous sommes bien d'accord avec l'hebdo anglais cette fois-ci.
"Dressed To Digress" n'a étrangement pas été un super tube en 2008, il le sera peut-être cette année. En tout cas, ce morceau a du potentiel (les soupirs suggestifs du chanteur-plein-de-poils y sont pour beaucoup dans l'affaire ). Dans la même veine, vous pourrez écouter "L'Homme", "1981", "Ganglion Of Lightnings" et l'absurde "chicken song", et ensuite clamer la bonne nouvelle, en passant ces sensuels mélanges d'electro et de pop à toutes vos soirées.



En plus, Boy Crisis voue un culte aux ours qui font du vélo. Ça rajoute beaucoup à leur crédibilité.

9.4.09

"J'aimerais bien être Scarlett Johansson"

ITW HERMAN DUNE

TEA a rencontré David-Ivar Herman Dune (appelez le Yaya) histoire de poser au gentil barbu des questions des plus cruciales.

TEA : L’année dernière, vous avez sorti l’album « Next Year In Zion », puis vous avez pas mal tourné, comment le public a-t-il accueilli les nouvelles chansons ?David Herman Dune aka Yaya : Moi, je trouve bien. Surtout qu’avec Herman Dune on a tendance à jouer les nouveaux morceaux, on va pas chercher loin dans le répertoire... Donc, je pense, vu que les concerts se sont bien passés, que les nouveaux morceaux ont bien été acceptés.

Vous tournez toujours beaucoup, c’est important pour vous ?Yaya : C’est important de tourner, ouais, moi je trouve ça bien. Ça me fait plaisir de jouer les morceaux, justement de voir au delà de l’enregistrement comment on peut échanger pour que les chansons rendent bien dans le bruit d’une foule…Ouais, tout ça c’est différent. Moi j’aime bien, j’aime bien l’exercice, j’aime bien voyager… Après il faut garder du temps pour écrire l’album d’après, toujours donner un moment où tu t’arrêtes. Dire aux gens : « Ben voilà on arrête en septembre, on fait une pause pendant six mois parce que sinon ça va pas être possible quoi… »


D’ailleurs, vous pensez déjà à un prochain album?
Yaya : En ce moment j’y pense beaucoup. J’ai pas eu le temps, enfin si, j’ai eu le temps d’écrire un peu sur la route, mais j’ai pu me poser nulle part depuis la sortie de l’album. Donc j’ai surtout envie de prendre deux trois mois pour me reposer et avoir les idées claires pour penser à l’enregistrement… Mais j’ai déjà les morceaux ouais.


Et les idées se serait ..?
Yaya : J’ai envie de me vider de la tournée, pour pas qu’on soit trop influencés par la scène, les réactions du public. J’aime bien pouvoir me détacher de ça pour après faire un disque en tant que disque, pas juste une espèce de compte rendu de concert.

6.4.09

Wish that we could see them soon


HERMAN DUNE @ LE CHABADA
1/4/09

Le mercredi 1er avril, il y avait mieux à faire que coller des poissons rouges dans le dos des gens : les Herman Dune jouaient au Chabada, à Angers. Alors ? Alors TEA y était, ben oui.

C'est David Herman Dune qui entre en scène le premier. Et joue seul, avec sa guitare, des mélodies assez tristes. Le public ne remue pas trop mais à un sourire énorme collé au visage. Ils l'aiment, le barbu.
David aka Yaya appelle quand même à la rescousse Neman Herman Dune et un bassiste venu pour l'occasion, et qui s'est très bien débrouillé. C'est parti pour plus d'une heure de concert. Les chansons s'enchaînent rapidement. On s'attendait, peut-être bêtement naïfs, à un set hippie et bondissant, et la réalité était tout autre. Des moments très calmes, assez intimes, avec seulement Yaya au ukulélé ou avec sa Gibson, côtoient des titres carrément rock moitié énervé. On n'imaginait pas vraiment les Herman Dune ici, mais il faut avouer que ça tient largement la route.
Peut-être le concert manque-t-il d'adresses au public, et puis, les chansons ne sont pas très différentes de ce qu'elles donnent en CD. David Herman Dune félicite quand même les régisseurs du Chabada qui arrivent à transporter sur le rideau rouge l'ombre géante de la mascotte-monstre du groupe (avec aussi, mais ça il ne l'a pas dit, le genou du bassiste ou de lui-même en gigantesque).