
Vous croulez sous des jouets divers et vos attachements sentimenteaux vous empêchent de vous en débarrasser? Nul doute que chez Ödland, au moins, ils pourraient leur donner une nouvelle vie, s'en servir pour faire de la musique ou juste s'inspirer, et ils transformeraient vos jouets en chansons féériques/faussement naïves/subtilement enchanteresses/syndrome de peter-pan-esques/inqualifiables.
Nous avons posé quelques questions à ce joli et passionant groupe lyonnais qui mérite toute son attention.
Quand et pourquoi l'idée du projet Ödland est elle venue ?
Le projet a été imaginé par Lorenzo en décembre 2008. Il a senti le besoin de créer une musique absolument acoustique, sincère et fragile, mais abordable par un large public cependant. Il a rassemblé des personnes qui partagent son amour pour le XIXe siècle, pour fabriquer une musique contemporaine originale, décalée.
Et pourquoi ce nom d'Ödland ?
Isabelle a eu l'idée du nom qui fait référence à un conte scandinave. Il a été tout de suite adopté par le groupe, car il se prête très facilement à l'imagination et est propice à nos expériences. Ödland signifie dans certaines langues Désert ou Friches. Cette notion colle parfaitement à notre univers car nous labourons une contrée musicale laissée à l'abandon mais d'où quelque chose peut revenir à la vie.
Si vous aviez une minute pour nous convaincre d'écouter votre musique, que diriez vous ?
Nous aimons vents et violons, piano et nuages.
Il faut que nous rêvions pour ne pas oublier ce paysage.
Nous sommes nés dans un train fou et voyageons avec des fantômes.
Notre ombre va renaître car le passé nous éclaire.
Chers amis, bienvenue sur nos terres.
Votre univers a été inspiré par qui ou quoi ?
Par la machine à vapeur, le tutu, le télégraphe, Franz Liszt, le paquebot, les robes, Paris, Lewis Caroll, le tenya, Érik Satie, la typographie en bois, les jouets, le thé, Georges Bizet, les Indiens, Scott Joplin, la mongolfière, la nuit, Maurice Ravel, la solitude, la photographie argentique et le romantisme en général.




