L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

28.12.09

London Calling


C'est la fin d'année. Le moment des traditionnels classements et bilans. Les meilleurs groupes, albums, chansons de 2009. On peut difficilement y passer. Et toujours cela suscite des réactions (il suffit de voir les commentaires au classement discutable des Inrocks).

On vous propose une liste plus que non exhaustive des tops de l'année, tous très différents :
-NME
-Top des Blogueurs (titre pompeux pour dire quelques blogueurs)
-The Queen Is Dead (peut être le plus pertinent, pas mal de peuple y a répondu)
Chez TEA, on ne sait pas vraiment ce qu'on aurait fait. C'était mieux l'année 2008. On attend 2010 de pied ferme. D'accord, il y a eu quelques beaux disques ces douze derniers mois, mais le cru était globalement moins bon.

On se mettrait d'accord pour mettre les Horrors premiers, c'est une évidence, et notre top ressemblerait sûrement plus à celui du NME ou de Magic, même si on se disputerait beaucoup pour savoir qui mettre à quelle position.

En fait, on a bien mieux à faire que de vous pondre un énième top 2009 qui ne nous inspire pas : On part à Londres. Pour une dizaine de jours. Et au retour, on vous fait un beau dossier sur Albion, promis. parce que quand la TEAm se réunit, ça promet.

D'ici janvier 2010, portez vous bien les petits. Et bonne année 2010.

24.12.09

Fuck Christmas Baby! (I've Got The Blues)


Noel est joyeux
JOYEUX NOËL



(Et la musique du titre, c'est The Legendary Tigerman qui s'en charge 4)

20.12.09

"Je n'arrive pas à croire que je vous ai expliqué ça !"


ITW LISSY TRULLIE

Les filles ont à priori toutes les raisons de détester Lissy Trullie. Elle est jolie, elle sait faire de la musique, elle a des amis super cools, elle rencontre le succès et elle met des mini jupes moulantes avec des talons et réussi l'exploit de ne pas avoir l'air vulgaire. Il y a amplement de quoi mourir de jalousie. Mais au fond, ce n'est même pas possible de la détester, malgré toute la mauvaise foi du monde. Parce qu'en plus des qualités précédement évoquées, Lissy est charmante, simple, et drôle. On la prendrait bien pour amie. Et puis elle cache bien son jeu : vous le saviez, vous, qu'elle adorait le hip hop et qu'elle racontait des blagues salaces ?

TEA : Pourquoi avoir choisi le pseudonyme de "Trullie" ?
Lissy : C'est parce que mon nom dans la vraie vie ne fait pas très... musical [elle s'appelle Elizabeth McChesney]. Donc j'ai voulu changer.
Et pourquoi "Trullie" ? Tu es vraie ?
Non ! En fait je l'ai volé. Mon ami avait un frère qui était à l'école, et je regardais ses photos de classe, et il y avait quelqu'un qui s'appelait Trully. Donc je l'ai volé, mais en changeant l'orthographe. Et l'orthographe que j'ai actuellement ne renvoie à rien, aucune définition, aucun endroit, voilà.

Es-tu satisfaite des critiques autour de ton EP Self-Taught Learner ?
Non. Je pense que tout ça a été fou, et je n'aurais jamais cru que ça irait aussi vite. Mais l'EP ne me convient plus. Il a été fait en très peu de temps, avec peu de moyens. Je l'aime encore, mais... c'était trop lo-fi.
Et donc tu ne vas pas refaire ça pour l'album ?
Non. On a juste enregistré les sons pour le moment. Et les cordes, tout, sonne plus fort. Et c'est ce que je voulais.
Et quand va sortir l'album ?
Peut être en mars.

16.12.09

Hey Eugène !


Le petit Eugène McGuinness revient. Mais plus en tant que "Eugène McGuinness" justement, pas parce qu'il en a marre de son nom qui rappelle une bière irlandaise, mais parce qu'il n'est plus tout seul : le frérot (Dominic) et son groupe The Lizards viennent épauler le songwritter. Voici donc "Eugène And The Lizards".

Eugène, on l'aime bien. Il a l'air tout mignon, il a un chouette prénom, et puis (et c'est ça le plus intéressant) son premier album éponyme était plutôt réussi et surtout prometteur (le Liverpuldien n'a que 23 ans), écoutez plutôt comme le morceau "Fonz" est efficace.

Comme Eugène l'explique dans le papier plus haut (si vous avez des problèmes de vue, lisez le en plus gros ici), il revient avec Glue, un vinyle de six chansons sorti chez Domino et quatre chansons supplémentaires que l'on peut télécharger après avoir acheté ce fameux vinyle (ici, et ça ne coute que sept livres les enfants, et peut faire office de joli cadeau de noël). Et parmi ces titres, il y a "Grogshop", un single qui donne envie d'acheter le vinyle tiens.


Vous pouvez aussi, si vous aimez beaucoup le petit, regarder les bandes-annonces de Glue sur le site internet que voici : http://eugenemcguinness.net/
et même que vous vous verrez offrir un téléchargement GRATUIT de "Grogshop", alors oui, Eugène on t'aime.

14.12.09

"Méditation de base"

ITW VIOLENS

Interviewer les Violens ne semblait pas gagné. Après nous avoir montré le placard qui leur servait de loge (des conditions de vie révoltantes !), nous nous sommes installés dans le bar de l'Olympic à Nantes, où quelques personnes étaient en train de s'affairer, trop de personnes malheureusement : une grande partie de l'enregistrement de l'interview est inaudible derrière une montagne de bruit de chaises, de rires, de musiques. Nous en sommes navrées. Difficile aussi de savoir qui parle, mais sachez que c'est le chanteur, Jorge Elbrecht, qui a presque toujours répondu. Nous avons sauvé ce qu'on a pu. Les Violens en début d'interview étaient comme leur musique : froids. Heureusement, l'atmosphère s'est détendue et les cinq Américains se sont révélés tout à fait charmants.

TEA : Pourquoi ce nom, Violens ?
Violens : Ça ressemble à « Violence »... On voulait un seul mot, on a choisi Violens.
Votre musique est violente ?
Ouais, même si notre musique a l’air assez calme.

Vous avez seulement un EP, à quand votre prochain album ?
Il est plus ou moins fini. Ça sera sûrement pour cet été ou l’automne. Et nous avons mis en ligne une mixtape gratuite, avec des remixes et des covers, et quelques titres du prochain album.
Et l’album sonnera comme votre EP ou différemment ?
Je pense que certaines sonneront comme l’EP, il y aura des chansons de l’EP que nous mettrons sur l’album. Mais il y en aura d’autres plus lourdes, un peu plus sombres.

Quelles sont vos influences ?
La pop des 60’s, le punk, le black métal aussi, dans les guitares... Et il a beaucoup de pop et de new wave, avec des groupes comme Wire, The Byrds...

Et vous connaissez un peu des artistes français ?
-Euh... Air...

-Air c’est bien français ?
-Cassius...

-Il y a Camille...

Vous avez l’impression d’appartenir à la scène New Yorkaise ou non ? Parce que votre musique est assez différente...
Yep ! La scène New Yorkaise est assez variée, il y a plein de groupes.
Et quels sont vos groupes préférés là-bas ?
-Chairlift, et puis j’aime des groupes de black métal aussi...
-Et puis tous les groupes avec qui on a joué. Même si on ne fait pas le même genre de musique, on partage quelque chose.

11.12.09

"Je jouerais beaucoup avec mes seins"


D'après le compteur d'iTunes, j'ai écouté "Dressed To Digress" trois cent soixante dix sept fois. La chanson dure trois minutes et dix secondes, donc si on multiplie par trois cent soixante dix sept, il apparaît que j'ai passé mile cent quatre vingt quatorze minutes, ou encore vingt heures de ma vie à entendre ce morceau. Ceci en même pas un an et demi. Ça fait beaucoup.

Je devrais peut être en avoir honte, car si "Dressed To Digress" a tellement tourné, c'est sûrement à cause des soupirs orgasmiques du chanteur qu'on entend dessus. N'empêche, cette chanson aurait dû être un tube. Bon, depuis "Dressed To Digress" a été remasterisée et c'est un scandale, ça fait beaucoup moins mouiller la culotte qu'avant. Le groupe derrière cette chanson, c'est BOY CRISIS, cinq New Yorkais dont nous vous parlions déjà en début d'année, et qui tardent franchement à sortir leur premier album (qui pourtant était prévu pour le 5 octobre dernier). Les BOY CRISIS ont aussi annulé leur venue au festival des Inrocks Tck Tck Tck le mois dernier. Pour les punir, nous leur avons posé des questions.

TEA : Où peut-on trouver votre album ?
Victor (chant) : Nulle part pour l'instant. Mais je pense que tu peux le pirater en cherchant bien sur Google.
Il n'est pas encore sorti ? Pourquoi ?
C'est une bonne question. Vous pouvez la poser à notre label en écrivant à cette adresse : BOX 50320, London, UK. W4 2YG.

Pourquoi un tel nom, BOY CRISIS ?
C'est un acronyme : Brilliant Opportunistic Youth Creating Really Interesting Sounds In Space.

Crise économique ou crise d'identité ?
Boy Crisis.

Quel est le secret pour soupirer comme ça ?
Il n'y a pas vraiment de secret : exercices réguliers et régime sain.

Quand on écoute des chansons comme "Chicken Song" ou "All That She Wants", c'est difficile de vous trouver sérieux. En réalité, vous l'êtes ou cherchez juste à vous amuser ?
"Amusement" et "sérieux" ne doivent pas forcément s'opposer. Tu peux sérieusement t'amuser. Nous sommes cinq personnes différentes qui font de la musique pour plusieurs raisons, dont s'amuser, et aussi le désir humain de créer des choses qui semblent ne rien exprimer d'utile au delà de leur esthétique, et puis l'envie de parraître aussi attractif que possible pour les filles. Certains de ses désirs peuvent parfois entrer en conflit avec les autres. Personne n'a un seul but clair et précis de faire quelque chose. Nous prenons juste nos différents désirs et peurs et les confrontons pour en faire quelque chose semblant logique et rationnel.

Vous buvez du thé ?
Yeah.

Quand allez-vous jouer en France ?
Dès que quelqu'un veut nous payer nos billets d'avion.

Si tu étais une femme célèbre ?
Je jouerais beaucoup avec mes seins.


magnifique photo trouvée sur leur site
thanks to Victor Vazquez and Lee Pender.

8.12.09

I love your friends, they are so arTEA


TEA, en anglais, ça veut dire thé. Mais ça ne vous apprend pas grand chose de nouveau. Et si on s'appelle TEA, c'est parce qu'on l'aime, le thé. Et ça tombe bien, nous ne sommes pas les seules. Le thé inspire, et des gens font des merveilles à partir de lui. Petite revue de nos dernières trouvailles très arTEAstiques. Nous vous offrirons un panorama à base de théine tous les deux mois.

L'objet type auquel on pense en premier, c'est bien sûr la tasse. Et ce mug avec un sachet peint à la main est tout simplement adorable (et sold out).

Mais pourquoi limiter votre TEA time à une simple tasse, quand il existe plein d'accessoires pour rendre ce moment encore plus sympathique ?


Par exemple, avec ces étiquettes, vous prendrez un thé avec un sportif de haut niveau tout contre votre tasse, hum... (existe également en version saut à l'élastique)

4.12.09

"What's New Pussycat ?"

ITW THE HORRORS
SPIDER WEBB


On donnerait le bon Dieu sans confession à Rhys (Spider Webb), le bassiste (et ancien claviériste) des Horrors. Un jeune homme tout à fait charmant, bavard et intéressant. Il nous a parlé de leur merveilleux dernier album Primary Colours, mais aussi du premier, Strange House, de George Martin et de Tom Jones, de tempêtes et de Mexicains, de groupies et de Ozzy Osbourne, d'oiseaux en origami et d'annulations de concerts. Un Horrible entretien des plus plaisants.


TEA : Vous êtes en tournée depuis pas mal de temps maintenant, pas trop fatigués ? 
Rhys : Nous sommes un peu fatigués oui. Nous avons commencé à jouer en avril cette année, et nous sommes allés en Amérique où on a joué avec le groupe appelé The Kills pendant six semaines, et ensuite nous avons joué non stop. Nous sommes retournés en Amérique pour faire une autre tournée, et ensuite avons fait des concerts au Japon, au Mexique, et partout en Europe. Nous rentrons à Londres le 1er décembre, pour deux jours, et ensuite nous commençons la tournée anglaise. La dernière date prévue est le 20 décembre. Donc ça a été vraiment fou, cette année à faire tous ces concerts.

C’est la première fois que vous faites une si grosse tournée ? 
C’est la première fois que l’on tourne aussi intensivement. Je veux dire, quand nous avons fait le premier album nous avons beaucoup tourné et joué dans beaucoup de festivals, mais cette fois nous avons été deux fois en Amérique, et aussi au Japon, donc ça a été plus... (il hésite un moment) plus intensif.


Et tourner est ce que vous préférez faire ?
Oh oui. Faire des concerts est ce que je préfère. Tourner est un grand plaisir parce que tu vas dans beaucoup de villes différentes que tu peux explorer et rencontrer plein de gens, mais parfois, tu en as marre. Être dans le bus, rouler, arriver, rentrer, faire les balances, jouer le concert, peut être parler à des fans ou faire quelques interviews (sourire), manger, partir, et recommencer... Parfois c’est vraiment passionnant de se balader dehors et explorer, visiter les villes, mais des fois on pense : « Oh non, on va encore faire la même chose... » Mais bien sûr jouer live est le mieux. C’est un temps fort.

1.12.09

Horrorifiés


THE HORRORS @ ROCK SCHOOL BARBEY
27/11/09


C'est quand je pense aux Horrors en particulier que je me dis qu'il faudrait revoir l'appellation de TEA, et qu'au lieu de mettre "le webzine qui met la culture en sachets", il faudrait écrire "fanzine". Parce que c'est ce que nous sommes, des fans qui écrivent d'abord et surtout sur ce qu'elles aiment. D'où le grand nombre d'articles consacrés aux Horrors. Parce qu'on ne se remet toujours pas de la claque "Sea Within A Sea" ni de la beauté de l'album Primary Colours. Parce qu'on aime tellement leur musique qu'après leur annulation à la Route Du Rock nous avons été dans l'incapacité de les boycotter malgré toute la volonté du monde.
C'était donc évident que nous profiterions de leur tournée pour voir enfin ces cinq Horreurs en live. Voici une chronique de leur concert à Bordeaux le week-end dernier, dans la mythique salle du Rock School Barbey. Vous avez été bien prévenus, cette review sera fatalement subjective, une review de fan, en somme.


Ce n'est pas un mais deux groupes qui ouvraient ce soir là pour les Horrors. Ils nous gâtent à Bordeaux. En premier étaient programmés Capsula, un trio de Bilbao (ville qui se situe en Espagne, comme chacun sait), qui fait du rock qui se veut expérimental (d'après leur myspace) se rapprochant vaguement du style des Horrors à leurs débuts (période Strange House), mais en moins bien. Déjà, il faut applaudir le courage du chanteur moustachu (ressemblant à Faris Badwan des Horrors, aurait-on programmé le groupe pour cette raison ?), premier homme de l'histoire du rock à oser la veste de jogging en satin bleu électrique taillée trop petit. Capsula n'est, musicalement parlant, pas vraiment marquant. Mais heureusement, à défaut de son, il y a les images. Et c'est même assez marrant de voir le chanteur-guitariste brandir sans cesse sa guitare vers le ciel (le plafond pardon) en la secouant très fort tel un sorcier vaudou ou un gagnant de la coupe du monde de football. Mais bon, ça va cinq minutes, ce petit manège à la fin de chaque chanson finit par lasser. Et puis décidément la chanteuse-bassiste (et ses poses qui se veulent aguicheuses mais sont ratées) est antipathique.