L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

26.2.10

"Pas un ghetto de filles"


Vous avez sûrement/forcément entendu parler des Femmes S'en Mêlent, ce festival grâce à qui on peut voir pendant plus d'une dizaine de jours des filles qui (souvent) font de la bonne musique tourner dans les clubs de France et de Navarre. Entretien avec l'instigateur et programmateur du festival, Stéphane Amiel, un homme passionné et passionnant.

TEA : Comment en arrive-t-on à créer un festival itinérant ne programmant que des femmes ?
Stéphane Amiel : Comment ? Oulala ! (rires) Il y a plusieurs facettes dans ta question, il y a itinérant et féminin. Ca été créé il y a treize ans. Il y a treize ans, les filles n’étaient pas aussi présentes dans la musique, il y en avait moins, aujourd’hui c’est vrai que ça parait beaucoup plus facile. Mais il y a treize ans on avait du mal à faire une programmation sur quelques jours à Paris, à recueillir des artistes intéressantes, y en avait beaucoup, beaucoup, beaucoup moins. Donc voilà, nous on eu l’idée de faire le festival à Paris, c’est là qu’il a été monté la première année. Et les filles parce que je sais pas, c’était inédit, nous on écoutait beaucoup de voix féminines, on était plusieurs et voilà, c’est comme ça qu’est venue l’envie d’un truc qui n’existait pas. Il n’y avait pas de grand acte politique derrière tout ça, on voulait juste mettre en avant des artistes qu’on aimait bien... Après le fait que ça soit itinérant, c’est un mode économique. C’est à dire que le festival a pu exister et peut exister grâce aux tournées, au fait qu’il n’y ait pas une seule date mais plusieurs, et proposer plusieurs villes, même si tout le monde ne joue pas partout bien sûr. Économiquement c’est plus facile de proposer à des artistes qui viennent de loin plusieurs dates. On a peu de moyens. On n’a pas les moyens de payer pour une seule date et de faire venir des artistes de très loin, d’Amérique, d’Angleterre ou de Suède, de tout ça. Mais dès qu’on propose plusieurs dates voilà, économiquement c’est viable. Voilà. C’est un système qu’on a trouvé rapidement, au bout de la troisième édition. Il y a des endroits où ça marche très bien, d’autres moins bien...

Et où est-ce que ça marche bien par exemple ?
Grenoble. Il font quatre dates. Mais voilà, beaucoup de villes n’en font qu’une. Moi je propose aux salles, c’est eux qui voient ensuite ce qu’ils ont envie de faire et ce qui est possible. Dans la programmation, c’est les salles qui me disent quels genres d’artistes ils veulent. Et on essaie de leur faire plaisir au maximum. (rires)

Comment vous sentez-vous à l’aube de cette treizième édition ?
Fatigué. (rires) J’sais pas non. Bien... On a une super édition, c’est incroyable. C’est jamais facile puisqu’on fait des paris sur des artistes qui sont très peu connues, ou pas encore connues, qui viennent juste de débarquer dans le paysage musical, donc c’est jamais gagné d’avance. C’est un festival indé, qui prend des risques, donc je me sens toujours un peu fébrile, mais voilà.

25.2.10

"We're a Dordogne band"




ITW MISTERY JETS



Les Mystery Jets sont de ces groupes qu'on aime avec tendresse. Et les interviewer ne fait que renforcer nos sentiments. Nous leur offrons une bouteille de Bordeaux, ils sont navrés de n'avoir que des Smarties à nous donner. Ils passent trois quarts d'heure avec nous alors que seulement 20 minutes nous étaient accordées. Ils sourient tout le temps. Kai n'est pas là et Blaine s'excuse en français, il n'a plus de voix, "J'ai un rhume", et reste dans les loges, se retournant pour nous regarder en souriant de temps à autre. Kapil mange une salade, et avec William, ils forment une sacrée paire de bavards. Cela permet d'apprendre par exemple qu'ils considèrent leur premier album comme de la merde, que Blaine voulait être astronaute, que Kapil a pleuré à la fin d'Armageddon, que leur prochain disque sera plus rock, qu'un Patrick Wolf ivre a envahit la scène lors d'un de leurs concerts, et qu'ils aimeraient bien tourner en France avec les Maccabees.

TEA : Alors, heureux à l’idée de jouer en France ?
William (guitare, chant) : Oui ! On aime la France. On a passé beaucoup de temps en Dordogne. La mère de Blaine vit là-bas. En fait on est un peu un Dordogne band.

C’est vrai que vous avez confondu Grenoble et Tchernobyl ? (cf cet article)
W : Euh... En fait je savais pas que Tchernobyl était Tchernobyl, je savais juste qu’il y avait un truc nucléaire qui s’était passé. (rires) Et quand j’ai vu le nom Grenoble, j'ai pensé Tchernobyl...
En France, on ne prononce pas du tout de la même façon "Grenoble" et "Tchernobyl", donc on trouve ça drôle que vous ayez confondu...
W : Ah d’accord, c’est complètement différent. Enfin peut être pas complètement... Mais en anglais, ça se ressemble assez...

Comment vous êtes vous rencontrés ? Will et Blaine, vous vous connaissiez depuis longtemps non ?
W : Ouais, depuis 1992, on était assez jeunes. Le père de Blaine nous a fait faire de la musique assez tôt. Et puis on a rencontré Kai vers 14-15 ans, et peu après, ça... (il désigne Kapil assis à côté de lui) On est un groupe qui se connait depuis des années.

Vous écrivez un blog, c’est important pour vous ?
Kapil (batterie): Comme Bon Jovi !
W : Bon Jovi a un chouette blog !
K : Vraiment ?
W : Bloguer c’est, je ne sais pas... Un moyen sympa d’échanger des choses, comme Tchernobyl par exemple.
Et l’article sur la merde d’oiseau aussi...
W : La merde d’oiseau ? Oh ouais... En fait, c’est juste bête, pour s’amuser. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie, ça peut être la musique aussi, les endroits où nous allons... C’est pour dire où nous sommes et ce que nous faisons. Il y a des blogs qui ne parlent que de musique. Moi je pense que le reste compte aussi. Comme les merdes d’oiseaux par exemple.

23.2.10

Dogroulette

Chaque société a ses mystères. L'un deux vient d'être résolu: Andrey Ternovskiy ou "Celui qui se cache derrière le dernier phénomène en date du net" a été démasqué.
Vous avez dit Chatroulette?

Geeks, exhibitionnistes ou pauvres êtres à la recherche de l'âme soeur, les déchets du net (et autres gens en quête de distraction) ont désormais un lieu de rendez-vous.
Pas de félins dans l’histoire (quoi que, on y trouve vraiment de tout). Il s’agit en fait de communiquer quelques secondes avec de parfaits inconnus, avant de « nexter » - un clic, et on passe au suivant.

Réseau social, plateforme de l’éphémère ou temple du voyeurisme - sur Chatroulette, tout est possible. Passant outre les nombreux « show me your tits » ou libidineux en rut (un excellent groupe facebook leur est d’ailleurs dédié), le site permet aussi des créations bien chouettes. On vient de passer un cran au dessus grâce au duo parisien I Am Un Chien qui a réalisé l'un des premiers clips sur Chatroulette pour leur chanson "Hologram" (featuring JRF, soit Jose Reis Fontao, chanteur de Stuck In The Sound et accessoirement frère de David, qui officie dans I Am Un Chien.)



Le son est costaud, comme la plupart des titres du groupe. Quant au clip, on peut se demander quand même comment il se peut qu'on ne voit aucune sorte de genitals en l'espace de 2 minutes 38, c'est presque louche.
Mais ne vous inquiétez pas pour les genitals : John Lajoie est .

21.2.10

Guerolito s'en va-t-en guerre


Il n'y a pas si longtemps encore, les music bloggers vivaient en paix (ou presque), et partagaient gratuitement la musique qu'ils aimaient à des milliers de gens qui leur en étaient fortement reconnaissants. Parmi eux, Guerolito. Son blogspot pouvait avoir jusqu'à 10 000 visites par mois. Il postait la plupart des albums récents que l'on pouvait désirer et proposait aussi une playslist mensuelle plutôt chouette. Malheureusement, le vilain Google est passé par là. Une foule de Bloggers proposant des MP3 ont été supprimés du jour au lendemain. Guerolito aussi. Heureusement, on l'a retrouvé sur Tumblr, et en avons profité pour poser quelques questions à ce sympathique jeune étudiant suisse.

TEA : Qui es-tu ?
Guerolito : Je suis un étudiant de 20 ans du milieu de la Suisse. Je passe la plupart de mon temps libre à jouer de la guitare ou de la batterie, ou à écouter de la musique et écrire dessus. Sans oublier mon amour pour les bons concerts. Je travaille aussi pour une radio à Lucerne appelée Radio 3fach (c'est une super station, allez voir : http://www.3fach.ch/ )

Pourquoi "Guerolito" ? Partager de la musique est une vraie guerrilla ou était-ce juste en hommage à Beck ?
Ok, tu m'as eu. Oui c'est surtout pour l'album de Beck Hansen. Beck est une véritable inspiration pour moi, je suis son chemin depuis pas mal de temps maintenant et c'est sûrement mon artiste préféré ! Partager la musique ne devrait pas être une guerrilla, et ce n'en est pas une pour moi. Ça devrait être plus une promotion de la musique que seulement partager les chansons. Bien sûr c'est cool d'avoir plein de musiques différentes, mais je pense aussi qu'écrire une chronique d'un album ou d'un morceau est la moindre des choses envers les artistes ou les groupes.

Comment a commencé Guerolito ?
Guerolito/guerolitomusic est né durant de froides et venteuses vacances d'automne 2007. J'avais l'habitude de lire beaucoup de blogs, mais lire et écouter la musique qu'ils postaient ne me suffisait pas. C'est pourquoi j'ai commencé à écrire mon propre blog. Comme l'anglais n'est pas ma langue maternelle, c'était un peu difficile de trouver les bons mots pour exprimer mes sentiments et mon opinion vis à vis d'une chanson ou d'un album. Mais comme j'ai beaucoup écrit, c'est devenu de plus en plus facile.

Quelle est ton opinion vis à vis de tous ces Bloggers musicaux qui ont été supprimés par Google ?
Je suis moi aussi une victime de cette attaque de Google ! J'écrivais sur guerolitomusic.blogspot.com avant et on a supprimé mon blog sans prévenir, il y a environ deux semaines. Plus de deux ans de travail sont partis comme ça, plus de 500 articles. C'est pourquoi j'ai commencé un nouveau blog sur Tumblr, celui que j'ai maintenant.
Je connais beaucoup de bons blogs qui postaient seulement des singles et mettaient des liens vers le site web de l'artiste et écrivaient des chroniques de concerts et d'albums. Ils assuraient la promotion des groupes et des artistes ! Beaucoup d'entre eux ont été supprimés sans raisons. Alors qu'il y a des blogs qui postent un album après l'autre sans aucun texte ni rien, juste le lien pour télécharger l'album, et ils n'ont pas été supprimés. A mes yeux, c'est un pur caprice de la part de Blogger et Google.

Quels sont tes projets pour Guerolito maintenant ?
En plus de mon travail sur Guerolitomusic, qui continue sûrement, un ami et moi avons commencé un projet DJ en décembre dernier. Ça avance assez bien, on a déjà fait des fêtes. D'ailleurs, ça s'appelle Guerolito Soundsystem.

Achètes-tu de la musique parfois ?
Oui, et pas seulement parfois, mais souvent ! Ce n'est pas terrible pour mon porte monnaie, mais j'adore acheter des albums et regarder le livret en les écoutant. Et bien sûr, on ne peut pas comparer le son MP3 à la qualité CD !

Quel est le dernier groupe ou la dernière chanson que tu as aimé ?
Oh, c'est difficile à dire ! Il y a tellement de bonnes choses qui sortent ces temps-ci. Mais si je devais choisir une chanson, ça serait "Love Lust" de King Charles ou "Ambling Alp" de Yeasayer. Mon groupe préféré du moment (mais ça peut changer rapidement) doit être Dent May & His Magnificent Ukulele ou Best Coast. Oh, c'est toujours si difficile pour moi de choisir !



Retrouvez Guerolito désormais sur Tumblr : http://guerolito.tumblr.com/

19.2.10

Quelque chose de bien


Dans un voyage, il y a toujours un moment où l'on s'égare - les petits protégés de Kitsuné, Two Door Cinema Club, ont débarqué sur le continent avec leur premier album intitulé "Tourist History". Efficace. Suivez le guide.

Avant d'anticiper le retour à la maison ("Come Back Home" regrettable cocktail de guitares façon rock commercial) les deux portes du club de cinéma s'ouvrent sur une bouffée théatrale : des guitares toujours, un petit son pop un rien nasillard et une batterie qui n'est pas en reste. Un peu pompeux à notre avis. Où donc sont passés les mélodies fraîches et entraînantes des singles? Dans quels abysses déprimantes se sont perdus les trois compères?

Mais Meteo-Tea a le bonheur de vous annoncer des éclaircies au tableau. Même si elle tarde à se mettre en marche, la machine à tubes que l'on attendait existe bel et bien. Et elle décolle avec "Do You Want It All". Bien sûr! Enfin! Joie! Le club à portes des frères Lumière explose. Les morceaux énergiques s'enchaînent. Mention spéciale à "I Can Talk". Et le clip est à voir aussi. On sait de quoi on parle.

Dans l'ensemble c'est donc un chouette album. Même si le mélomane regrette un peu le début du voyage morose, on se rassure vite - les trois irlandais sautillants ne sont pas parfaits. C'est la vie. Et on les aime d'autant plus. Mélodies pop et sautillantes. Pas révolutionnaires mais suffisantes pour vous faire danser. Un cinéma qui sait mettre le projecteur sur un bon mélange de sonorités aiguës sur fond brouillon. On se trémousse, on reprend les paroles simples sur une voix un peu monotone et pour terminer, on n'oublie pas une petite note mélancolique.

Remixés avec quelques longueurs par Moulinex sur la compilation Kitsuné Maison #8, le trio irlandais est sûr de faire sensation. "Something Good Can Work". On n'aurait pas dit mieux.

14.2.10

"Nous nous aimions, le temps d'une chanson"

Quoi ? Vous n'êtes toujours pas allés au cinéma voir Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar ?
Vilains ! Heureusement, il n'est pas trop tard pour vous rattrapez. Voici quelques bonnes raisons d'y aller :

1. C'est un film sur Gainsbourg ! L'argument est évident, certes, mais c'est bien pour cela que la très très grande majorité des personnes est allée voir le film. Qu'on soit un très grand admirateur de Gaisbourg ou un novice ne connaissant que les scandales de Gainsbarre, qu'on aime "Je t'aime moi non plus" ou qu'on déteste, l'homme à la tête de choux ne laisse personne indifférent, pas même vous. Un film sur un personnage aussi fascinant n'est donc ratable sous aucun prétexte. Et puis c'est toujours un plaisir d'entendre ses chansons.

2. Ce n'est pas un biopic comme les autres. On n'en attendait de toute manière pas moins de quelqu'un comme Joann Sfar aux commandes. Même si vous ne connaissez pas ses excellentes bandes dessinées Grand Vampire et Petit Vampire, vous avez sûrement rencontré plusieurs fois ses dessins : il s'est occupé du graphisme de Dionysos pour l'album Monsters In Love notamment. Les amateurs de Sfar seront heureux de découvrir sa touche personnelle dans Gainsbourg Vie héroïque. Nous sommes prévenus dès le générique du début, où il est écrit : "un conte de Joann Sfar". Et effectivement, c'est un conte que nous avons là. Le réalisme n'est pas si important, ce qui compte c'est la poésie, les situations romanesque et les jolis décors. La grande originalité du film réside aussi dans ce personnage animé, représentant une conscience de Serge Gainsbourg. Cette présence peut gêner, beaucoup la trouvent peu pertinente, et en effet, on pourrait s'en passer, mais on risquerait alors d'oublier que c'est Sfar le réalisateur.

3. Ça parle d'amour. Beaucoup de gens reprochent au film de se centrer uniquement sur les conquêtes féminines de Gainsbourg plutôt que sur son oeuvre. C'était plutôt le choix de Joann Sfar d'aborder le travail de Gainsbourg par les femmes qu'il a connu et qui ont, il faut le reconnaître, énormément joué dans sa création artistique. En somme, il ne faut pas seulement se cantonner au visionnage de ce film, il faut l'utiliser comme joli prétexte à se replonger dans l'oeuvre de ce grand homme.

4. Les acteurs sont très bons. Eric Elmosnino campe un Serge Gainsbourg plus vrai que nature et est irréprochable. Philippe Katherine étonne par son interprétation réussie de Boris Vian. Et le casting féminin est tout aussi bon. Alors si vous ne supportez pas Laetitia Casta ou Sara Forestier, prenez sur vous, car elles assurent chacune dans leur rôle de Brigitte Bardot ou de France Gall.

5. Tout le monde vous en parle, alors en tant que mélomanes, ça serait une bonne idée de voir ce film.

6. Il fait froid, et dans les salles de cinéma, il y a le chauffage.

10.2.10

tea-zine.com


Après des jours d'acharnement à comprendre ce qu'étaient un CNAME ou un DNS, après des réunions éreintantes avec les banquiers, après des pourparlers avec les grands patrons d'Internet, après des sueurs froides et des nuits d'insomnie, après un enlèvement et une demande de rançon, après de nombreuses lettres de menaces, après des courses folles dans l'ouest sauvage, après une vingtaine d'hématomes sur chaque jambe, et après 30 000 tasses de thé,
la TEAm a l'honneur de vous annoncer qu'elle a un nom de domaine !
Plus besoin de se fader l'adresse archi longue "Whatalovelytea.blogspotblahblahblah",
maintenant, un simple tea-zine.com suffira !
(Mais l'ancienne adresse marche encore bien évidement)

Nous changeons aussi d'adresses de contact :
Si vous voulez parler à l'antenne française de TEA :
marie@tea-zine.com
Ou pour les Suisses (ou ceux qui aiment les forts accents) :
anne@tea-zine.com
Ou pour ceux qui s'en tamponnent des frontières :

Pour fêter ça, on change de bannière, parce que le derrière d'Ed Macfarlane des Friendly Fires, aussi plaisant soit il, commençait à nous lasser.
Veuillez donc, en plus de notre nom de domaine, accueillir comme il se doit Alex Turner, qui a posé spécialement pour TEA (oui oui). Sachez aussi que le chanteur des Arctic Monkeys aime le thé, à la menthe.

6.2.10

Mystery Monkeys

ARCTIC MONKEYS + MYSTERY JETS
@ LE MEDOQUINE, BORDEAUX
30/01/10
En 2005, les Arctic Monkeys surgissaient sans prévenir dans le paysage musical et créaient un véritable évènement. Aucune personne normalement constituée ne pouvait rester insensible aux morceaux rock et nonchalants de cette nouvelle bande sortie de Sheffield, Yorkshire. Ces quatre jeunes singes aux allures de beaufs et qui étaient alors encore sujets à une forte acné jouaient déjà à guichets fermés. Mais la plupart des critiques s'entendaient aussi sur une chose : les Arctic Monkeys étaient mauvais en live, ils ne communiquaient rien au public et n'étaient somme toute que de sales petits branleurs.

Depuis, les choses ont bien changé. Avec les deux albums suivants, les Monkeys ont prouvé qu'ils n'étaient pas qu'un énième super groupe anglais adulé par le NME un jour et complètement oublié le lendemain. Ils sont à compter dans la scène rock indé actuelle. Maintenant, ils jouent dans de grosses salles (le Zénith à Paris), ils enregistrent un album (Humbug) aux States et s'entourent de grands (Josh Homme des Queens Of The Stone Age, Eagles Of Death Metal et Them Crooked Vultures et le génial producteur James Ford, officiant aussi dans Simian Mobile Disco et feu Simian). Les Arctic Monkeys ont aussi désormais troqué leur acné contre des coupes de cheveux improbables et ridicules, et même s'ils ont toujours l'air de ploucs, on a fini par s'habituer, même que le chanteur sort avec une it girl assez agaçante : Alexa Chung. Et les concerts, eux aussi ont changé ? Bonne nouvelle les enfants : la réponse est positive. Et ils nous l'ont prouvé lors de leur passage à Bordeaux le 30 janvier dernier.


3.2.10

'Etre gentils avec les personnes âgées"

ITW NAIVE NEW BEATERS

Les Naive New Beaters sont à notre jour notre interview la plus drôle, vraiment. Garder son sérieux face à ces trois là a vraiment été difficile. Voyez par vous même.

TEA : En fait on a voulu vous interviewer parce que vous êtes beaux gosses.
(Ils applaudissent "Ouais ouais")
David Boring (chant) : Tout de suite la mise en confiance ! Ouais c’est vrai, alors je partage vraiment ton point de vue.
En fait on vous a croisé aux Eurocks cet été...
David Boring : Big Up aux Eurocks !
Et quand on vous a demandé si on pouvait vous prendre en photo vous avez dit : « C’est parce qu’on est beaux gosses ? », on s’est dit que ceux là fallait les interviewer.
David Boring : Ben ouais attend !
En plus il parrait que vous êtes un des groupes les plus drôles de France, donc on voulait vérifier.
David Boring : Ah ouais mais non ça c’est des rumeurs sur internet, on se moque de nous tout le temps. C’est pas cool.

On a vu sur votre Myspace qu’hier vous étiez à Brighton, c’était bien ?
David Boring : Ouais ! On y était ce matin même. On est partis à six heures du mat’. Ouais c’était bien, en tout cas c’était beaucoup mieux que la dernière fois. Parce que la dernière fois, on a joué à Brighton et on a dû arrêter le concert parce que y a un mec qui a renversé une carafe d’eau sur toutes nos prises. Et on s’électrocutait à chaque fois qu’on touchait les instruments, tout ça. C’était vachement dur. Mais en même temps on a appris à résister aux chocs électriques. Non mais c’est important aussi. Donc c’était bien, c’était cool.
Et les Anglais vous aiment bien ?
David Boring : Oh ils nous adorent !
EuroBelix (claviers) : De plus en plus !
David Boring : Ouais disons qu’on est en train de les conquérir en disant "Hey ! Les Anglais vous êtes trop sympas" là et tout, maintenant on aimerait être des potes quoi. On aimerait être comme ça (il joint ses petits doigts, comme des crochets), soudés comme deux petits doigts, comme si quelqu’un il avait deux doigts.

Et comment vous faites pour tourner autant ? Vous vous droguez ? Parce que vous tournez vraiment intensément...
David Boring : Ouais c’est vrai que... Non, pas qu’on se drogue, mais qu’on tourne beaucoup, ouais.
EuroBelix : C’est une rigueur quotidienne.
David Boring : Non c’est de la chance aussi. Déjà l’année dernière on a eu a chance de faire un peu beaucoup de festivals, tout ça en France et un peu à l’étranger, et ça c’est classe, c’est de la chance.
Du coup maintenant vous tournez vraiment partout, même dans des trous comme Angers...
David Boring : Hey we respect Angers okay ? Ca va être le meilleur concert de la carrière des Naive New Beaters. Cash.

2.2.10

"Big Up au Roi René"

NAIVE NEW BEATERS @ LE CHABADA
22/01/10

La TEAm a osé s'acoquiner avec un groupe presque mainstream, ayant un chanteur qui rappe en plus, et pour couronner le tout, français. Faut-il lyncher les responsables du fanzine ?

Non, parfois il faut prendre sur soi, et reconnaître que ce qui n'est pourtant pas au premier abord notre tasse de thé peut être en fait très bon. C'est comme quand vous étiez petits et que votre Maman vous obligeait à goûter des brocolis alors que vous n'aimiez pas. Certains en en mangeant ont finalement bien aimé. Mais arrêtons la comparaison ici : les Naive New Beaters, c'est mieux que les brocolis.
Ouais non en fait, on va continuer la comparaison encore un peu. Parce que vous voyez, les brocolis, c'est meilleur avec une certaine sauce : ça passe mieux. Comme les Naive New Beaters : la meilleure façon de les savourer est en live. Les Angevins avisés ont pu le vérifier par eux-mêmes le vendredi 22 janvier.