L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

31.7.10

#laminuttesuisse bis, avec le programme cette fois-ci

On vous en avait déjà un peu parlé : à la mi-août, deux festivals du sud-ouest de la Suisse attireront la TEAm comme deux croissants chauds et dorés sur l'étal d'un boulanger. Savoureux par leur programmation sans fausse prétention Nox Orae et For Noise affichent des artistes plutôt éloignés des habituelles autoroutes à gros cylindres et régaleront les mélomanes. En tout cas, nous, on mord à l'hameçon et on promet de vous en ramener de belles morses - ça va faire du bruit par ici. En attendant, on vous propose notre sélection toute fraichement sortie de la fournée Pully 2010. Prenez-en de la graine et sentez l'eau vous monter à la bouche.


FOR NOISE PULLY (CH) 19,20,21 AOUT 2010



19h : Après une excellente mise en bouche à Vevey (avec Uberreel, Ganglians, The Ruby Suns et Yeasayer - tous plus cools les uns que les autres), le jeudi en promet de belles. Surtout que c'est les pléonasmiques Local Natives (Ricains pur souche comme leur nom ne l'indique pas) qui s'occuperont d'ouvrir les festivités. Si l'on en croit les critiques glanées sur la toile, on partira à coup sûr du bon pied. Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment de quoi en douter lorsque l'on passe Gorilla Manor sur nos platines "Wide Eyes" a vraiment la fibre d'un hymne.

20h : Par la suite, courte escapade à la scène Abraxas (le festival a trois scènes: la grande, l'Abraxas et le DeMovie Salon) où les Chaux-de-fonniers Telavator promettent un show "Toystoner" à base de jouets, mais dans un registre moins féérique que Ödland. Pourquoi pas.
Cela dit, à une demie-heure près, on annonce Caribou sur la grande scène. Un beau moment planant en perspective. Mais si on n'aime vraiment que "Odessa", il sera alors plus que temps d'aller se ravitailler au stand Gruyère. Ca, c'est vraiment tentant.

22h30 : Armées de délicieux sandwichs à la fondue, nous ferons volontiers l'impasse sur MHBTCW pour prendre des forces en toute tranquillité en vue de la baffe que promet Jonsì. Sorte de Björk au masculin, le chanteur de Sigur Ròs a choisi de laisser à Pully "une indélébile empreinte de sonorités veloutées, de lumières spectrales et de visuels volcaniques. Préférant un public de connaisseurs aux curieux badauds des habituels grands raouts". Voilà qui est de meilleure augure. On s'avancerait même à l'annoncer comme le clou de la soirée. Surtout que "Go Do" est une superbe chanson aux allures d'ode aux chants d'oiseaux et aux plumes colorées.

Encore toutes frissonnantes d'émotion, nous aventurerons nous au Dj set de Tanguy ? A voir... mais peut être auront nous plutôt besoin de repos d'ici le vendredi qui s'annonce rock sombre et sentimental.

27.7.10

Beach Beach

Des playlists, on en trouve plein la blogo. Mais celles de l'été tout comme celles de décembre sont spéciales parce que d'une part, elles promettent de belles heures les doigts de pieds en éventail sur la plage et de l'autre, elle résument bien ce qui s'est passé pendant les six premiers mois de l'année.
Dans la TEAm, on a des vacances en quinconce, donc on ne s'est pas penchées sur le cas. Mais gageons que notre choix comprendrait
Miami de Foals, En Vill Hest de Casiokids, l'entier de The Suburbs d'Arcade Fire, du Solange la Frange, Ödland, Tame Impala, Tennis, Devendra Banhart, Best Coast, The Drums, Health, The Black Keys, The National ou encore You! Mais comme tout ça, vous connaissez sûrement déjà, on est allées chercher un peu plus loin et on vous a dégoté du nouveau entre les montagnes suisses. Du mix rétrograde sur cassette pour être précis, enregistré par le petit, joli et discret River Sound Studio.



De la FACE A (Yuri Member/Zigotros/Galopp/Doomenfels/Mr. Soul/Zumaboost) on retient qu'ils sont rigolos, chez River Sounds. Et puis ils aiment bien les jeux de mots, aussi. La preuve: la cassette débute avec Yuri Member, un Zurichois nostalgique qui se venge avec sa voix trainante sur une petite guitare toute simple, dans une ambiance soirée de camping ou coucher de soleil folkeux. Plus joyeux, les sacrés zigotos Zigitros et Doomenfels chantent comme s'ils étaient sous acide. Des sons aigus hallucinogènes et pleins d'entrain - on adore. D'ailleurs, Doomenfels ou Dominic pour les intimes est un vrai : il cite le fromage comme source d'inspiration et lui a même dédié une track étrange (à découvrir sur son myspace). Un bon suisse comme qui dirait.

FACE B (The Legendary Lightness/Yakari/Teen Majestic/Combineharvester/Fai Baba), Yakari n'évoquent en rien le petit indien et préfèrent, par de lointains murmures, donner l'impulsion d'une course sur le sable doré. Les mystérieux Combineharvester, eux, virent plus dans l'électronique. Une lancée que coupe court Fai Baba avec sa languissante ode à l'océan. Ça fleure le sel et la plage abandonnée, la fatigue, le vent et les fins de soirées - un joli final.

Dans l'ensemble, les 10 Summerhits sont tout simples et passent crème. On regretterait presque le support peu commode à tourner et rembobiner. Cependant, l'effort paie et le plongeon lo-fi donne envie de grandes chaleurs, de sourires et de photos surexposées à follower sur Tumblr, un peu comme dans le clip de Girls. Et là, tu peux toujours mettre replay.

La compil peut s'acheter pour la modique somme de 9.95 CHF (7.95 EUR) ici - N'hésitez pas, c'est livré avec des MP3 bonus et des pastilles à la menthe - mais comme on n'est pas radin chez River Sound Studio, le tout est aussi en écoute ici.

Et si vous en voulez encore, penchez vous donc sur les respectables Choix de l'été de Christopher Schenk, la playlist de juillet de ce cher Guerolito, la toujours actuelle FITFITFIT de Blacksperm, la compilation IV de Poule d'Or qui sort dans 2 jours, les 8tracks de Hans (et d'AutomaticD. Une pierre, deux coups) - CQFD pour un parfait été.

25.7.10

Dankeschön Devendra

Devendra Banhart a un nom à coucher dehors, une voix légèrement éraillée et une attitude néo hippie tellement assumée qu'il ne fait même pas singe. De toute façon, venant de lui, n'importe quoi parait cool. La preuve : dans la TEAm, on doit totaliser un quart des vues du clip de Foolin et on a déjà revu notre jugement sur les hommes à barbe depuis belle lurette. Alors vous comprenez, quand on apprend qu'il se pointe à Zurich pour une unique date en Suisse, rien ni personne ne pouvait nous empêcher d'y aller. Pas même Kitsuné au MJF.


DEVENDRA BANHART
@Kaufleuten, Zürich
13/07/10

La soirée débutait avec Buvette, un suisse plus vraiment inconnu au bataillon (on l'a vu et, il sera aussi et aux dernières nouvelles, il préparerait actuellement un album #buvetteestpartout) qui n'a pourtant pas fini de nous étonner. En effet, alors que le set vu et revu commençait à lasser, le jeune veveysan, apparemment fort de son voyage aux Etats-Unis, a étoffé son live de quelques nouveaux morceaux plus personnels (autrement dit, on pense moins à Animal Collective) et abandonné les visuels. Du coup, on n'a plus de méduses à mater et plus de temps pour se concentrer. On découvre alors "Top Pub Song", "Benzi Blues" et "Motril" rien que pour la musique (et on vous conseille vivement d’en faire autant, si ce n’est pas déjà fait). C'est beau, parfois planant, parfois dansant - une superbe mise en bouche qui convainc aussi les Zurichois agglutinés dans la fosse. Gratifié d'applaudissements fournis et mérités, Buvette s'éclipse au bout de quarante-cinq minutes avec un timide "Dankeschön" pour laisser place à Dieu-Devendra Banhart et sa bande de Grogs (et partir de là, plus aucune objectivité n'est garantie).

Pour commencer, il faut savoir que Devendra est beau à tomber. Jadis émacié, chevelu et exagérément barbu, l'homme s'est quelque peu remplumé (mais il reste maigre, y a de la marge) et a calmé ses ardeurs primitives en matière de poils pour arborer barbe et cheveux dans leur version courte. Heureusement d'ailleurs, parce qu'avec les tendances caniculaires du moment, on aurait plutôt tendance à tomber la chemise (ce qu’il fait d’ailleurs en fin de concert, découvrant - entre autres - un tatouage de bison sur son torse).

23.7.10

Tata Ruth vous donne toutes ses recettes: du goulash au succès.

Pendant les grandes chaleurs de début juin (oui ça date), à Festineuch, TEA avait rendez-vous avec la roumaine Ruth Renner aka Miss Platnum. Cette dernière étant en retard (grosse angoisse), nous n'avions d'autre choix que de nous associer à la chouette radio étudiante Fréquence Banane pour la courte interview que nous accordait l'artiste. Une collaboration fructueuse qui existe aussi sous forme de MP3, mais comme les vrais reconnaissent les vrais, vous préférerez notre retranscription.

INTERVIEW MISS PLATNUM

...ou les confessions d'une jeune femme bien dans sa peau, qui ne cache pas son amour pour le Goulash et le thé. Une vraie de vrai.


TEA : On t’as vue dernièrement sur scène au M4Music et on a été impressionnées par l’énergie que tu dégages on stage. Peux-tu nous expliquer d’où te vient cette force ?
Miss Platnum : C’est difficile à dire parce que je n’y réfléchis jamais vraiment. En fait, je pense que le fait de monter sur scène me fait l’effet d’un coup de pied et qu’étant donné que je veux que le public soit content, je vais me donner à fond. Peu importe qu’il y ait 30 ou 1000 personnes, le but c’est que tout le monde s’amuse et participe. A cause de cette envie, j’ai juste des bouffées d’énergie et d’adrénaline qui montent en moi.

Fréquence Banane : Tu chantes principalement en anglais, mais j’ai aussi entendu des sonorités slaves dans tes chansons. Quelle est ta langue de prédilection ?
MP : Déjà, le roumain n’a rien de slave. C’est une langue latine. Mais si on ne connait pas, bien sûr, ça peut ressembler à du russe. Dans ma musique, mes principales influences sont le r’n’b, la soul et la musique traditionnelle des Balkans. Ca n’atteint pas seulement la musique mais aussi ma façon de chanter, ma façon de prononcer certaines choses. J’aime bien jouer avec mon accent. Au final, j’ai créé mon propre r’n’b balkanique.

FB : Tu ne chantes donc pas du tout en russe ? J’avais pourtant cru en reconnaître!
MP : (rires) Non, en fait, je ne sais pas un mot de russe à part «Nasdrovia» et «Da» - qui est pareil en roumain.

TEA : Pourquoi as-tu migré en Allemagne ?
MP : Mes parents ont dû fuir et comme ç’avait déjà toujours été dans nos plans, de fuir en Allemagne, c’est ce qui s’est fait.

TEA : Quelle est la meilleure recette de Goulash ?
MP : (rires) La mienne ! Je l’ai obtenue en mélangeant diverses recettes de différents livres, selon ma préférence. J’aime bien préparer mon Goulash avec de l’agneau, des champignons, plein de tomates fraiches et énormément de vin. C’est délicieux.

TEA : Penses-tu que ton succès à un rapport avec ton personnage ?
MP : Oui, sûrement. Je pense que d’une part, c’est bien pour moi, d’avoir une identité avec laquelle je peux jouer et qui peut évoluer. J’aime le fait d’avoir une sorte de frontière entre la sphère privée et ce qui a trait à la personne que je suis sur scène et dans mes chansons. Grâce à cela, je m’autorise beaucoup plus de choses pendant mes concerts. C’est donc bien que je puisse me glisser dans un rôle.

16.7.10

Jazz mon cul



Jeudi dernier, la TEAm est allée au Montreux Jazz Festival voir les Midnight Juggernauts, Shy Child et Buvette. Même que les trois prestations étaient gégènes. De cette expérience socialo-ethno-politico-culturelle, la Française de la TEAm vous dresse une liste des raisons (bonnes ou mauvaises) d'aller au Montreux Jazz Café.


TEA @ MJF

Buvette

Shy Child

Midnight Juggernauts


- Le Montreux Jazz Café trouve son intérêt premier dans son prix : il est gra-tuit. Et la prog ne sent même pas le poney. Cette année, il y a(vait) par exemple The Drums, Midnight Juggernauts, Uffie, Delphic, Fanfarlo, Ghinzu en Club Show, Blood Red Shoes, Wax Tailor... tout ça pour zéro franc ! (oui, en Suisse ils ont encore les francs) Et le mieux dans tout ça, c'est de regarder le prix des concerts payants (380 francs soit 280 euros pour voir Phil Collins, 64 euros pour les Dead Weather et The Black Box Revelation !). En gros, le Montreux Jazz Café, c'est un peu le seul lieu du festival que vous pouvez vous permettre.

- C'est à Montreux. Au bord du lac Léman, c'est beau, c'est dans les montagnes, les maisons sont pas comme par chez nous, ça donne un côté très exotique à la chose.

- Montreux est en Suisse. Se délecter de l'accent de ses habitants peut être une activité passionnante à elle seule. Vous pourrez apprendre ce que c'est que se foehner les mains, que "miss" n'est pas encore une expression has been chez eux, qu'on dit "nonante" et "septante" mais pas "huitante", faut pas déconner, et qu'on téléphone avec un natel. Vous aurez aussi la possibilité de parler vite pour voir s'ils arrivent à vous comprendre ou non, ou encore d'aller causer avec les Suisses Allemands au langage barbare. Pour continuer dans le folklore suisse, vous aurez pris soin auparavant d'acheter des trucs à la Migros. Mais ils ne vendent pas d'alcool donc riches comme Crésus ou pas, vous devrez payer 5 francs pour une bière (c'est cher la Suisse). Les pizzas aussi coûtent un bras et la garniture ne tient même pas, pour info.

-Le Montreux Jazz Café n'est ouvert qu'au plus de 18 ans. Et même si le contrôle fait un peu défaut, le risque de se faire écraser les pieds par des fifilles de 15 ans est minime, et ça c'est appréciable.

-Vous y croiserez le gratin suisse. Par gratin, on entend les artistes underground coolos, pas les fils de banquiers. Le problème, c'est que vous ne savez pas vraiment à quoi ils ressemblent. Mais puisqu'on vous à dit que la hype était là, vous y croyez. La prochaine fois, pensez à vous faire un trombinoscope avant d'y aller. Et puis le Montreux Jazz Café est sûrement l'endroit où on voit la plus grosse concentration de Suisses bien habillés. Par contre, les miss en robe de soirée pour le concert des Midnight Juggernauts = non.

14.7.10

Dossier eurockéennes 2010


C'est avec tristesse et empreintes d'une terrible nostalgie que nous refermons ici notre dossier consacré aux Eurocks 2010. Mais loin de se laisser complètement abattre (et aussi parce qu'on a aussi plein d'autres choses à faire) on se réjouit déjà de l'édition 2011. TEA YA BELFORT!

TEA @ LES EUROCKEENNES DE BELFORT 2010





13.7.10

The place to be


Joyeux mélange de pays des merveilles, colonie de vacances et déchèterie, le camping des Eurockéennes tient presque du mythe, tellement il est fantastique. Ne pas y loger serait passer à côté de quelque chose de grand (ben ouais, y a quand même quelques 3000 places dans l'aérodrome). Vous hésitez encore? Voici quelques bonnes raisons de boycotter les hotels des environs :

EUROCKEENNES 2010
LE CAMPING



- La perspective des douches glacées, du sol dur, de la chaleur étouffante et des odeurs d'égout vous fait peut-être froid dans le dos. Mais voyez le bon côté des choses : vous pouvez suer tout ce que vous voulez sans sembler trop abject, échafauder des plans de "comment je vais voler la piscine du camp d'en face", et les douches froides et souvent pas très propres ont au moins le mérite de rafraichir un bon coup (par contre, les gars, évitez les tongs, ça vous enlève tout sex appeal) et puis s'il fait chaud, il fait surtout beau et vos affaires, quand elles ne fondent pas (miam le chocolat suisse), sèchent vite, ce qui est quand même pratique quand on campe. On n'est pas non plus venus pour être proprets, hein.


- Le jeudi soir, il y a Warm Up. Cette année, on y attendait les très chouettes FM Belfast. Malheureusement, les islandais n'ont pas fait le déplacement (ils sont d'ailleurs le seul groupe de l'édition 2010 à avoir annulé). Mais ce n'est pas pour autant qu'on s'est ennuyés, faut pas croire. Pour commencer, le très barge The Gaslamp Killer nous a marquées non pour sa musique (un insipide n'importe quoi) mais pour sa présence scénique - le personnage frisé danse comme s'il était sous acide (remarquez: on n'en sait rien) et l'imiter s'est avéré être une occupation très plaisante. Enfin, pour ceux qui, niveau musique, ne trouvaient décidément rien de bien (vise un peu la house so quand-je-regardais-hit-machine), les stands Time's Up ou Jungle Speed étaient à la disposition de tous les amateurs des jeux éponymes.

12.7.10

Spécial groupies


EUROCKENNES 2010
JULIAN CASABLANCAS
PHOTOS


le petit bout de papier qui nous met la bouche en coeur



En vrai, le vert c'est pas super beau pour un bracelet. En tout cas Garance Doré n'a jamais rien posté à ce sujet, alors ça doit pas être trop trendy. En bref, il n'y a aucune raison de se la péter si on porte un bracelet vert. Sauf quand ce bracelet est en papier à peine plastifié et qu'il y a écrit "presse" ou "photo" dessus. C'est toujours moche, mais ça donne le droit à plein de trucs à Belfort. On avait méga kiffé l'année dernière, cette fois on a découvert encore plein d'autres avantages. Petite escale au pays des gens privilégiés

EUROCKEENNES 2010 
PASS PRESSE.



Cette année, le coin presse était idéalement situé au bord du lac, au milieu des arbres. Fini la chaleur suffocante sous la tente presse comme en 2009. L'endroit était tellement agréable cette fois qu'on serait bien restées toute la journée là bas. C'est dans ce cadre paradisiaque que se tenaient les conférences de presse.
Nous avons commencé par celle des BB Brunes, parce qu'on avait le temps et qu'on voulait rire. Nous sommes restées 5 minutes, le temps de voir qu'aucun journaliste n'avait de question, que le groupe a un peu d'humour en fait (quand l'animatrice demande "Sur quoi vous écrivez généralement ?" ils répondent "Sur du papier") et que sinon ils n'ont pas des choses très intéressantes à dire ("Oui les Strokes et les Libertines on a beaucoup écouté" -sans dec ?)
La conférence de presse qu'on attendait beaucoup, c'était celle de Mika, mais mossieur n'est pas venu (ou deux heures plus tard alors, et on lui a préféré le concert de Julian Casablancas). On a aussi appris que sur les centaines de journalistes accrédités, personne n'a voulu aller à la conférence de Sophie Hunger. Et ça, c'est un peu triste.

A l'espace pro (à ne pas confondre avec l'espace presse, réservé seulement aux journalistes) on croise des gens comme Emilie Simon, Ghinzu (le guitariste au legging constellations), Elektrisk Gonner (des gens oranges avec une bande noire sur les yeux, effrayants), et puis Jules Sitruk (encore lui ! il nous poursuit !) assis sur une table et qui mate les filles d'une manière pas très chic. Et les gens n'oublient pas de se pointer à côté du bar vers 19h, début de l'happy hour Jack Daniels (hé, ils ont fait le déplacement jusqu'à Belfort, c'est pas pour rien). Le problème de l'espace pro, c'est qu'il y a trop de monde. On n'arrive pas à savoir qui est qui. C'est pas un peu le journaliste des Inrocks que tu viens de pousser là ? Si seulement il y avait un système comme dans les Sims, avec notre nom flottant au dessus de notre tête...

11.7.10

J'ai vu le tambourin en vrai, ça valait la peine.

Dimanche dernier était aussi le dernier jour des Eurockéennes - titre on ne peut plus déprimant pour un jour du Seigneur, tellement on voue un culte au festival de Belfort et à son étang du Malsaucy. Cependant, même si l'on se levait déjà un peu empreint de nostalgie, il en aurait fallu plus pour abattre les festivaliers aguerris. Surtout que la programmation était bonne.

EUROCKEENNES 2010
DIMANCHE


Pour commencer, les cocos qui prennent le TGV du succès indie: The Drums, se sont retrouvés face à la délicate tâche d'ouvrir le dernier jour des festivités sur la grande scène. Nous avions de sérieux doutes sur l'idée mais au final, les 4 américains se sont très bien débrouillés. Mieux: ils s'avèrent être une très bonne surprise. Il faut dire aussi que leurs popsongs sont taillées pour être entrainantes. Mais même, ça ne fait pas tout (surtout qu'ici, l'impression qu'ils ne connaissent que 2 accords est encore accentuée). En fait, c'est aussi leur jeu de scène qui rend la prestation agréable: D'une part, le chanteur blond a l'air so jeunesse hitlérienne et exécute danses saccadées entre le mime de Michael Jackson et de Ian Curtis (sans pour autant faire trop parodie, joli). Mais on aime surtout, surtout, le TAMBOURIN. Oh, on nous avait bien prévenues mais on ne l'imaginait pas aussi fou! Il saute partout en agitant les bras, tourne sur lui-même, tambourine l'air hagard: c'est juste parfait (bonus: ça marche aussi quand il fait de la guitare). Donc voilà, merci Mr Tambourin pour ta prestance scénique et gros bisous.


Après une petite pause, nous voici devant Julian Casablancas. Une chance pour vous, nous ne sommes pas des groupies du leader des Strokes. On vous épargne donc la lecture de moultes "iiiiiiiiiih" ou "omg omg". N'empêche que quand Julian arrive sur scène, on est toutes choses - comme la majorité de l'assistance (du moins les filles du premier rang). Mais bon, on ne lui pardonne pas tout. Premièrement, côté visuel, on remarquera surtout que Julian Casablancas n'est pas le fils du Dieu du look: porter une veste rouge assortie à un slim de velours de la même teinte et d'un tshirt Ozzy Osbourne passe encore, arborer une mèche de cheveux jaunes-décolorés-déssechés, non. Ensuite, niveau concert, il s'avère assez décevant (pour les moyen-fans) ou plutôt surprenant (pour celles et ceux qui n'attendaient rien). Les chansons des Strokes ("Automatic Stop" en ouverture et "Hard to Explain") qu'il reprend sont très bonnes, "River of Brakelights" et "11th Dimension" aussi, mais le reste un peu mou tiré de l'album solo ne convainc que peu. Il faut dire aussi que ce n'est pas totalement de la faute de ce pauvre Julian: il a la grippe. C'est d'ailleurs lui qui nous l'explique et on voit bien qu'il préférerait un Doliprane à un Mojito. Ainsi, au bout d'une toute petite heure, il se précipite dans les backstages en balançant juste un "bonne soirée" à peine audible au public stupéfait.

Ceci dit, d'après notre enquête auprès de sources sûres, JC aurait dû faire un rappel avec "Left & Right In The Dark" et "The Modern Age" mais n'en a apparemment pas eut la force. Dommage.

9.7.10

Absurde-Land




EUROCKEENES 2010
ROYAUME DE L'ABSURDE


Personne n'a jamais prétendu être totalement normal aux Eurocks. Tant mieux. Fascinées par les comportements à fort potentiel de lol des festivaliers, nous vous livrons ici une liste non-exhaustive de tout ce qu'on a pu croiser. En effet, un vent de tous les possibles soufflait le week-end dernier sur l'étang du Malsaucy. A un degré parfois décoiffant. Festival, royaume de l'absurde au 21è siècle ?

D'abord, les énergumènes déguisés en Vache, en Mariée ou encore en Bob l'Eponge (qu'on veut encore et toujours libérer) ont attiré tous les regards. Mais ils n'étaient pas seuls: certains avaient misés sur la tenue d'apparence simple mais qui fait aussi son effet (vise le tshirt minou pas si moche) tandis que des artistes comme Empire of the Sun (qui semblaient tout droits sortis d'un de leur clips) ou de Ghinzu (le guitariste, très à l'aise en legging + débardeur lilas imprimé constellation) misaient sur l'improbable.

Ainsi lookés, de nombreux festivaliers s'en sont donné à coeur joie pendant les concerts: pogotant le sac ouvert et perdant tout ou hurlant pour la libération des ballons d'helium. Par ailleurs, dans la catégorie du concert le plus WTF du week-end, c'est LCD Soundsystem qui remporte la palme haut la main : comme faisant écho à l'inclassabilité de l'artiste, le public eurockéen, plus excité que jamais (alors que nous étions en plein après midi, rappelons le) a sombré dans un n'importe quoi total, brandissant moultes objets improbables ou pancartes (dont "Free Cunni" hrum) et slamant comme si sa vie en dépendait. Limite, le parasol qui se balade au loin dans la marée humaine pouvait encore s'expliquer, mais lorsque l'on aperçoit carrément UN ARBRE (oui oui), il y a de quoi se poser de sérieuses questions. On serait presque trop distrait pour suivre vraiment le concert. Mais la musique est trop bonne, au point d'exacerber l'envie de sensations fortes de bon nombre d'individus transpirants et éméchés. Et d'un coup, ça devient convivial: drague à base de "je me sens seul" et slams offerts aux voisins inconnus. Trop aimable. En plus-bonus, on y a revu la vache avec des lunettes-pailles remplies de bière. Tout ça en un seul concert. Normal.

8.7.10

Comment ça une obsession pour Alison Mosshart ?

"It's a Pell'explosion!"



Pour la TEAm et ceux qui aiment le même genre de musique grosso modo, samedi s'annonçait comme le jour le plus calme des Eurocks. On n'allait pas vraiment s'en plaindre non plus : se poser et profiter du brumisateur géant au lounge, manger des glaces, s'allonger à l'ombre en attendant que son portable se recharge au coin Fnac ou SFR, ou encore débattre avec animation des meilleurs concerts de la veille sur des transats, c'est bien aussi.
EUROCKEENNES 2010
SAMEDI

C'est donc dans cette idée qu'on passera (comme une bonne partie du public, peu nombreux en cette fin d'après-midi) le concert de Broken Social Scene allongées dans l'herbe sous la chaleur suffocante devant la grande scène. Vous trouvez que c'est du sacrilège ? Peut être, n'empêche que le collectif torontois mythique et en même temps totalement inconnu du grand public ne donne pas vraiment envie de se réveiller. Sieste : 1 - Broken Social Scene : 0.

A la Loggia (la scène trop mignonne entre les arbres), il y a Omar Souleyman. Parait que c'est une légende de la musique en Syrie. Trop dommage, on ne connait pas. A première vue, on pense plutôt à un Arabe sorti de son désert et ayant fraîchement découvert l'ordinateur, c'est assez divertissant. Espérons juste pour lui qu'il ne se prenne pas au sérieux.

On n'y était pas mais il parait que Airbourne c'était assez dingue. Le chanteur est grimpé avec sa guitare en haut des tours métalliques de la grande scène et a joué de son instrument suspendu dans les airs, comme ça, ne se tenant que grace à sa cuisse. Chapeau mec.


7.7.10

"Putain, regardez c'est l'hélico de Jay-Z"


Festivalières, festivaliers, le jour qui s'annonçait le plus éreintant des Eurocks est arrivé. On est vendredi, il fait une chaleur insupportable, allons-nous survivre? Vous le saurez grâce à cet article.

EUROCKEENES 2010
VENDREDI

The Wankin Noodles pas de doute, ces jeunes bretons sont de vraies bêtes de scène. Le grand spaghetti qui leur sert de chanteur notamment semble très à l'aise, au point d'en faire parfois trop. Sa présence scénique constitue au final le principal intérêt du concert.

BB Brunes
nous étions venues pour le lol, mais ce n'était pas très drôle. Pas assez pour patienter jusqu'à ce qu'ils jouent "Le Gang". N'empêche, on mettrait bien Adrien dans notre lit, mais chut.

Two Doors Cinema Club on ne s'attendait pas à un concert des plus déments mais tout compte fait, ils ont bien géré. Pas mal d'énergie et de quoi satisfaire les fans de leur réussi debut album. C'est mignon mais ce n'est pas pour autant un concert mémorable. Notons quand même que le chanteur n'est pas si roux que ça.

La création avec Sophie Hunger, Patrick Watson et Piers Faccini entendue de loin, n'a pas convaincu au point de donner envie de se lever. De toute façon, on connait déjà une équipe franco-suisse qui marche pourquoi en faudrait-il une autre?


6.7.10

#wemisstheCampminou


EUROCKEENNES 2010
On a un peu de mal à se remettre de cette édition qui fut encore plus mervi-merva-merveilleuse que la précédente - cf photos ci-dessous. Mais promis, bientôt une série d'articles. La TEAm est de retour.