L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

29.9.10

"J'aimerais avoir une dent de devant en or, mais j'ai trop peur"

INTERVIEW EFTERKLANG

En juillet nous avons pu voir Efterklang en concert. Ils souriaient tout le temps et se tapaient sur les fesses parfois (toujours sourire aux lèvres), ils avaient de belles moustaches et l’air adorable. Ils ont joué la plupart des morceaux de leur dernier album pop, Magic Chairs , c'était fragile et magnifique. On a eu envie d’en savoir plus sur eux évidemment. Nous avons donc demandé à Rasmus Stolberg le bassiste/guitariste s’il pouvait répondre à nos questions. Dommage, ils étaient pressés ce soir là, ayant un autre concert plus loin le lendemain. Mais le moustachu Danois a promis de nous répondre par mail, et il s’y est tenu.

TEA : Peux-tu décrire Efterklang en deux mots ?
Rasmus : Searching Music

Est-ce que c'est cool d'être un groupe danois ?
Je trouve ça cool, oui ! Il y a une très bonne scène musicale à Copenhague en ce moment. Et nous sommes fiers d'en faire partie. Du côté politique de la chose par contre, c'est moins bien. Le Danemark a viré à droite et beaucoup de gens sont remplis de peurs et ne réfléchissent plus clairement.

On vous a vus au Festival de la cité à Lausanne. Avez-vous aimé jouer sur une scène circulaire ?
C'est toujours cool et intéressant de tester de nouvelles choses. On n'avait jamais rien fait de la sorte donc on ne savait pas trop à quoi s'attendre. C'était un chouette challenge et je pense que ça a contribué à créer une atmosphère particulière. Cependant, la plupart d'entre nous préfèrent quand même jouer dans une seule direction. Cela semble plus approprié pour de nombreuses raisons.

Puisque vous aimez expérimenter, quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite ?
Hmmm. Question difficile. Dernièrement, nous avons fait un concert en Allemagne avec 6 enfants âgés de six à dix ans. Ils jouaient les parties violons de deux de nos morceaux et l'on fait très bien ! Ils ont été braves. Une autre fois, nous avons joué à Halloween à Manchester et nous portions tous de masques vraiment effrayants. Ça c'était vraiment bizarre.
Maintenant que j'y pense, nous avons fait pas mal de concert vraiment, vraiment bizarres!

Qu'est ce que tu adorerais faire, mais que tu n'as jamais osé ?
J'aimerais avoir une dent de devant en or, mais j'ai trop peur.

Vous avez collaboré avec plusieurs orchestres et groupes (Oh No Ono, Slarafeland,...). Quels sont vos projets à venir?
Oui, nous avons maintenant fait cinq concerts de Performing Parades. Avec ce projet, nous jouons du début à la fin notre deuxième album Parades en live avec un orchestre classique. Nous avons fait ça à Copenhague, Londres, Leeds, Amsterdam et en août nous allons le jouer à Stockholm. Nous jouons toujours avec des orchestres locaux et c’est un véritable privilège pour nous de pouvoir faire ça !

Vous allez tourner aux Etats-Unis une nouvelle fois, vous croyez au rêve américain ?
Nous croyons aux rêves. Sinon nous ne ferions pas ce que nous faisons aujourd’hui. Il faut être un sacré rêveur pour être musicien.

Quand allez-vous revenir en France et en Suisse ?
Nous serons de retour en mars l’année prochaine. C’est promis.

Notre fanzine s'appelle TEA, tu aimes le thé ?
Je préfère le café, mais le thé est une boisson très chouette. Ma copine est une fana de thé donc je teste plein de thés différents et ils sont presque tous très bons.

27.9.10

L'ami du petit déjeuner

Avant, quand on disait petit déjeuner dans la musique, au mieux on pensait à "Breakfast In America" de Supertramp, au pire à "Déjeuner en Paix", de Stephan Eicher. Maintenant, il y a aussi The Fruhstucks. Malgré leur nom, ils ne sont aucunement allemands, ce sont deux Espagnols qui savent que le petit déjeuner est le meilleur et le plus important repas de la journée, tout simplement.

The Frustucks, c'est d'abord Sutja Gutierrez, un grand garçon de 21 ans qui vit à Castellon sur la côte méditerranéenne, parle un anglais approximatif, et commence en 2008 The Fruhstucks, en faisant de la musique dans sa chambre. En 2010 il intègre un autre gus, Miguel Boxerinlove (sic), 33 ans, de Ténérife dans les Canaries. En groupe super moderne, ils font à distance leur musique psychédélique lo-fi bidouillée d'electro.

On pense forcément à Girls. Sutja a l'air de beaucoup aimer le groupe, en plus de prôner le côté chansons faites chez moi un peu à l'arrache mais qui ont un charme indéniable, il a, comme Christopher Owens, des cheveux longs et emmêlés (mais bruns), fait un clip dans sa chambre, un goût prononcé pour tout ce qui est à fleurs, et l'air d'un grand gamin néo hippie qui fait du skate et semble venir d'ailleurs, la caution dramatique  et droguée du chanteur de Girls en moins (quoiqu'on ne sait pas vraiment), l'invasion de smileys dans ses mails et un perpétuel enthousiasme en plus.
Mais il nous explique qu'il n'écoute pas que ça. Il aime aussi beaucoup Ariel Pink, Neon Indian, Wavves, Yacht, Harlem, Gobble Gobble, Las Robertas, Dominant Legs, Best Coast... Avec tous ces groupes, encensés par Pitchfork pour la plupart, c'est facile de faire quelque chose de chouette et pile dans l'air du moment. Même si The Fruhstucks penchent un peu plus dans l’électronique que leurs pairs.

Allez, on ne vous fait pas plus attendre, voici nos morceaux préférés : 




<a href="http://thefruhstucks.bandcamp.com/track/intro-im-a-drama">Intro - I'm A Drama by The Fruhstucks</a>


C'est chouette hein ? Ils sortiront un disque sur Race Car Prod cet automne et pour noël un EP sur vinyle, on a hâte. Si vous les aimez beaucoup, sachez qu'ils recherchent des photos de fans pour faire la couverture de la galette, il faut les envoyer à thefruhstucks@gmail.com.

Les Espagnols seront en tournée cet octobre, et s'arrêteront notamment le 9 octobre au Truskel à Paris. On vous conseille vivement d'y aller, ne serait-ce que pour nous raconter comment c'était.

http://cargocollective.com/thefruhstucksband 

22.9.10

READY TO START

Ce soir c'est la rentrée pour TEA. Et pas une rentrée comme les autres. Non, c'est plus important, un peu comme la rentrée au collège, quand on est encore tout jeunot et qu'on va dans une école de grands. A la différence près que TEA ne pourra pas avoir l'air aussi ridicule que moi me ramenant en sixième avec mon gros cartable jaune Chipie et mes barrettes à fleurs.

Les jours de rentrée, on peut passer un temps monstre avant de trouver comment s'habiller. En sixième j'avais dû mettre un tee shirt avec un papillon et un pantalon trompette bordeaux. TEA lui essaie de faire son BG et change enfin de graphisme. Oui parce qu'Alex Turner et le rose bonbon, ça va un moment, mais on s'en lasse très vite (désolées mec, on t'aime quand même beaucoup). Et on lève le pouce pour DigitalPetra qui a fait notre bannière.


TEA change donc, lecteur adoré d'amour, rien que pour toi. Et il n'y a pas que l'apparence qui bouge, nous ne sommes pas si superficielles. Dis bonjour à nos rubriques TEAm (pour tout savoir sur notre intimité, ou non en fait), liens, et puis agenda (un suisse et un français, comme ça tout le monde est content, sauf les Belges). Sans compter que nous avons pleins de groupes à vous faire découvrir et masse d'interviews sous la tasse.

Toujours plus geeks, nous officions désormais aussi sur Formspring, parce que Facebook, Myspace et Twitter ne nous suffisaient pas. Tu pourras nous poser presque toutes les questions possibles et imaginables. Quelle chance.

Et aussi parce que nous avons une vie, en vrai, nous te confions lecteur chéri une autre nouvelle : nous déménageons. Maintenant, la Suissesse frappera son clavier de delà les montagnes à Fribourg tandis que la Française descendra à Bordeaux. Pour toi, ça veut dire sûrement plus de concerts et d'interviews. Mais nous ne dénigrerons pas pour autant ce qui se passe du côté de Neuchâtel et d'Angers, comme avant.

Là ça serait bien de trouver une conclusion qui reprenne la figure de la rentrée du collège, mais c'est un peu compliqué, ça risque d'être trop tiré par les cheveux. Et j'avais des cheveux très longs en entrant au collège.

Gros bisous.

La TEAm

14.9.10

[GUEST 11 ] LET’S GET LOST

[Guest: Julie Hugo]

HISTORIQUE DE L'ARTISTE THOMAS KOENIG PAR JULIE HUGO.
 IL EST POUR MOI LA CRÉATURE CHIMÉRIQUE NON MORTE ET NON VIVANTE QUI SUIVANT LES FOLKLORES ET LES SUPERSTITIONS POPULAIRES DEVIENT SOIT L'INCOMPRIS SOIT LE GRAND GÉNIE QUE NOUS SUIVONS LES YEUX BANDÉS !

SON ART PUISE SON ORIGINE DANS LES TRAVERS DE LA VIE ET DE L'HUMAIN. IL DEVIENT AINSI LÉGENDAIRE D'UNE EPOQUE, D'UNE VILLE OU D'UN QUARTIER…

13.9.10

Pullictures

Passant des accessoires de scène les plus hétéroclites au véritable visage de la "Human Jukebox" - la TEAm vous livre ici quelques photos captées de ci de là à Pully avant de faire une bonne fois pour toute le deuil de la saison des festivals. Nous sommes tristesse.






photos TEA et Albertine

Pully pue pas.

Peut être déjà relégué dans les archives estampillées « été 2010 » pour certains, le For Noise de Pully mérite quand même une mention spéciale sur TEA. Parce que bon, hein, c’est quand même le meilleur des festis suisses. Un vrai coup de cœur pour nous. Donc, que vous ayez déjà repris ou non, on se permet de remuer un peu les souvenirs jaunis par le soleil avec un court bilan des concerts du week-end et ce, par ordre alphabétique arménien - parce qu’entre temps, on a progressé – mais toujours en commençant par la fin.


   
La chanteuse Julie a plus d'un tour dans son sac. Et si tu ne sais pas encore qu'à la base, c'est la chanteuse de Solange la Frange et qu'en vrai, personne ne s'appelle Solange dans le groupe, c'est de ta faute, t'avais qu'à lire plus attentivement. Bref, quand Julie en a fini avec sa crise capillaire, elle s'échappe parfois dans des contrées plus sombres et pare sa voix de tous les atours qu'elle mérite. Habillée de plumes elle a envoûté le parterre de ses incantations chamaniques (ou presque) et même si certains accords faisaient parfois un peu trop penser au groupe originel, on ne lui en veut pas. Parce que Your Fault, c'est plus que ça. Déjà, la formule basse-piano-batterie-guitare-choeur donne à l'ensemble une forme plus classique. Ensuite, les petites phrases prononcées un peu timidement entre deux chansons détonnent tellement avec ce qu'on à l'habitude d'entendre d'elle qu'on retient notre souffle pour saisir au mieux l'atmosphère feutrée. En somme, Your Fault, c'est Julie dans sa version plus intériorisée (et torturée - y a une chanson qui s'appelle "Sorry") mais pas chiante pour autant. D'ailleurs, un des morceaux s'appelle "Tea Time" : une preuve parmi d'autres que Your Fault est un projet à suivre.


Հիմար Գնալ (Fools Gold)
La bande californienne nous semblait, au début de l'année du moins, un concentré de bonne humeur pour l'été (coucou) et puis elle a déçu en massacrant les Local Natives sur un remix (qu'on vous laissera le soin de chercher). Nous avions donc des a priori assez négatifs avant le concert. Au final, le groupe s'est révélé très plaisant, une parfaite bande sonore pour la dégustation d''un gâteau safran-chocolat blanc. Toujours dominée par le mélange des influences sans pour autant virer dans un trip "musiques du monde", leur prestation se résume par cette phrase qu'on a entendue dans toutes les bouches : "Il est sympa ce groupe africain.". Ni plus, ni moins.

10.9.10

[GUEST 10] Transatlantic Love

[Guest : Polly Steab]

Allo* !

Cet été j’ai traversé pour la première fois l’Atlantique pour atterrir dans la ville qui me faisait les yeux doux depuis déjà pas mal de temps, la bien nommée Montréal ! Deux mois passés au Québec ont suffit à me rendre complètement addict à cette contrée transatlantique. Alors bon voyons le topo, puisqu’on est là pour parler culture en sachet, au programme : reviews et petit guide musical…
NB : L’article est parsemé d’expressions québécoises sinon ça ne serait pas câlicement* bon… Allez pour vous aider, je mets des astérisques quand c’est le cas.

Kriss*, tous ces shows, ça a pas d’allure* !
La rumeur court que Montréal est un éden musical et comme je suis plutôt une fille sceptique, j’ai immédiatement voulu tester le mood de l’Acadie Québécoise. Dès mon arrivée, j’entasse les lectures fondamentales chez moi : NightLife.ca/ (Le guide de la vie urbaine à Mtl), Mirror (News, Arts, Film, Music), ou encore le précieux Camuz (calendrier musical).

Quoi d’autres pour la Lyre ? Deux disquaires : Atom Heart et sa précieuse liste de shows (Sherbrooke) + Cheap Trills (Meltcalfe). Et un foisonnement de salles : le Cabaret Mile End, le Café Campus, Casa del Popoplo + Sala Rossa, le Club Soda, Le Divan Orange, la Fédération ukrainienne, les mythiques Foufounes électriques, le Metropolis, Il Motore, Le National, le Parc Jean Drapeau (en été pour les festivals), la Place des Arts, Le Plaza, le Quai des Brumes, La Tulipe….

Tabernacle de Belmont !
Le 16 juillet dernier, deux phares de Mtl, Blue Skies Turn Black & Pop Montréal organisaient un gig au Belmont Sur le Boulevard (un Night Club, bar et spectacle, située sur Saint Laurent à l’angle de Mont Royal). Au programme : ISLANDS, des enfants du pays, accompagnés par des amis de Brooklyn (Steel Phantoms / Side Project du batteur Aaron Harris ).

3.9.10

GUESTLIST 2010

L'été 2010, on a invité des gens a écrire sur TEA en leur donnant carte blanche, et voilà le résultat :

#1 Maya Rrose : 6noir
#2 Digitalpetra : Cape Town
#3 Sophie Takes Pictures : Field Day Festival
#4 Juliet TheQueenIsDead : la blogosphère, avant
#5 Lytune : l'artiste JR
#6 Guerolito : Brick Lane
#7 Lorenzo Papace (Ödland) : poème
#8 Ronnie Orphan : playlist de l'été
#9 Eloïse : Festival International du Film Fantastique de Neuchâtel
#10 Polly Steab : le monde fantastique des concerts au Quebec
#11 Julie Hugo (Solange La Frange) : l'artiste Thomas Koenig
+ Illustration par Blacksperm aka Thomas Koenig