L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

28.10.10

"C’est plus l’heure, c’est terminé"


INTERVIEW ADAM KESHER

Samedi dernier au Chabada, c'était la Gymtonic organisée par le blog et label übercool FTW. Une chouette soirée, totalement sold out, placée sous le signe de l'electro (avec Bobmo, Renart, Kanthos et Joseph 9000) mais pas que. Il y avait aussi un groupe live, et pas des moindres : Adam Kesher. Le quintette a joué des morceaux de son deuxième album, sorti à la fin de l'été et qu'on vous recommande chaudement : Challenging Nature. Et même la grosse partie du public qui était plus là pour bouger son boule sur de l'electro pure que pour regarder un groupe avec des guitares a aimé. Et ouais. TEA avait rencontré Adam Kesher un peu plus tôt ce 23 octobre, compte-rendu : 


TEA : Vous avez affolé tout le monde avec la sortie de votre nouvel album, contents d’être buzzés comme ça ?
Gaëtan (guitare) : Oui parce qu’on est très contents du disque. Et le label Disque Primeur s’est énormément investi sur le disque, que ce soit en terme de coût ou en termes de démarches étant donné que maintenant l’ensemble de Disque Primeur est distribué par EMI qui est quand même une major. Et puis même nous on avait bossé pendant un an et demi sur ce disque. Ensuite on a produit le truc avec Dave 1 de Chromeo. On avait vraiment envie qu’il y ait des bons retours. On est assez fiers du produit fini.

On dirait que c’est hype d’écouter Adam Kesher... 
Gaëtan : Je sais pas. (rires) Ça dépend ce qu’on entend par hype. Il peut y avoir un côté craignos, chiant, genre "hypos" quoi (sourire) ou alors il y a un côté qui serait plus plaisant qui serait de voir la hype comme quelque chose qui est de bon goût.
Julien (chant, claviers) : Après nous on aimerait bien que ça parle quand même à beaucoup, pas seulement à une petite élite parisienne. Mais bon, c’est cool d’être assimilés à quelque chose de bon goût.

Pouvez-vous nous parler de votre deuxième album par rapport au premier ?
Julien : Sur le premier disque, on nous a vachement reproché par la suite d’avoir fait un truc qui partait un peu dans tous les sens, y a vraiment plein de styles musicaux.
En même temps, c’est ce que vous recherchiez non ?
Julien : Ouais, après p’tetre qu’on  manquait de maturité pour faire vraiment virtuoses quoi. Il y avait peut être quelques maladresses. Mais en tout cas sur le nouveau, le fait d’avoir travaillé avec Dave 1 qui était un élément extérieur, ça a permis de vachement préciser notre propos parce qu’on était un peu partis sur les mêmes bases, on avait fait une vingtaine de démos, y avait vraiment plein de trucs différents. Et quand il est arrivé, il en a choisi dix pour vraiment prendre ce qui était cohérent, on a même travaillé avec lui sur des arrangements pour un peu tirer chaque morceau l’un vers l’autre quoi, pour faire un truc plus compact. Je pense que ça c’est différent. Après dans la production on a vachement plus travaillé. Le premier disque on l’avait enregistré tout d’un coup, on avait pas l’expérience du studio donc c’était un peu à tâtons, là on est déjà plus à l’aise et puis Dave 1 a pas mal de savoir-faire pour ce qui est musique dansant. On a bossé sur pleins de petits détails au point de vue rythmique, aérer les morceaux, enfin on s’est plus pris la tête quoi. (rires)

23.10.10

Cup Cats

Bonjour! Aujourd'hui, on laisse un peu de côté la musique pour vous parler d'une autre passion: les chats. Oui, on vous le concède, aimer les chats, c'est terriblement banal. Surtout quand on est une fille. Encore pire quand on est geek (tmtc). Sauf que là, en fait, on a l'intention de vous parler d'une race de félins tout à fait particulière. Des chats qui nous ont forcément émues parce qu'ils nous ressemblent. Des minous qui - appelons les cup cats - passent leur vie dans une tasse.


Oui, on sait, c'est trop mignon. Et le plus fou c'est qu'apparemment, fourrer son chaton dans la porcelaine est un loisir de ménagère tout à fait normal (au même niveau que les cup cakes quoi), tellement les photos du genre pullulent sur la toile:


Au fond, c'est vrai: pourquoi limiterais-tu ton mug au thé quand il pourrait faire l'objet de moultes autres activités tout aussi agréables (grrrrrr)?

21.10.10

Drôle d'oiseau

Quand j’étais petite, j’aurais voulu être une autruche. J’aurais adoré courir très vite et couver de gros œufs. Il parait que j’ai même essayé de convertir mon petit frère en enterrant sa tête dans le sable. Mais devant l’incompréhension de mon entourage, j’ai dû très vite renoncer à mes projets et j’ai fini par me résigner. Jusqu’à ce que l’autre jour, je découvre un oiseaux rare, volatile d’une étrange espèce qui m’a définitivement réconciliée avec les Struthioniformes:


A moins d'avoir passé la dernière décennie dans une grotte, vous savez l'engouement des groupes indie pour les noms d'animaux. Vous vous demanderez alors ce que vient faire ici un énième produit dérivé à la botte d'Animal Collective. Ce serait ranger injustement l'autruche jaune dans l'aquarium de votre zoo municipal. Car Yellow Ostrich n'a sa place dans aucune ménagerie. L'oiseau est trop rare, mériterait plutôt d'être exhibé comme attraction de foire. De celles fascinantes, qui ont été épargnées par la mélasse électronisées sans pour autant se perdre dans les méandres du folkeux-niais. Un tour de force admirable. D'autant plus qu'il est l'oeuvre d'un seul homme: Alex Schaaf.

Avant l'oiseau, il y avait donc l'homme, 22 ans, ricain et passionné de musique. Bambin au piano puis jeune adulte autodidacte à la guitare, Alex a joué dans plusieurs groupes (dont The Chairs) avant de consacrer à son projet solo : Yellow Ostrich. Solo? Vraiment? Rien n'est moins sûr à la première écoute de "Whale". En effet, on peine un peu a imaginer que ces jolies voix qui se superposent n'en sont en fait qu'une seule, démultipliée et réarrangée jusqu'à devenir un instrument à part entière, tout comme la guitare ou le tambour. Blasant.



16.10.10

"Ils bouffent du code"


Je suis une geek. Une GROSSE GEEK, de ces personnes qui peuvent kiffer une journée entière passée devant un écran sans jamais se demander où est passée leur vie sociale. Et le site sur lequel je passe/perds le plus de temps, après TEA bien sûr, c'est Facebook.  Pas étonnant donc que je me sois ruée au cinéma dès mercredi pour le nouveau David Fincher (monsieur Fight Club),  The Social Network, film retraçant les débuts de Facebook.

Pour tout vous dire, je la sentais pas trop. Je m'attendais à un discours chiant et plus que trop entendu sur comment Facebook c'est le mal, ça vole toutes tes données personnelles, ça te fiche, tout ça, blahblahblasant. Ou alors, ça aurait été l'inverse : un film bateau sur une success story de nos temps, la revanche des geeks, un truc du genre. Mais en fait non, pas du tout, The Social Network, c'est un film super bien fait et plutôt objectif. 

Le film raconte les commencement de Facebook jusqu'à son millionième membre (chiffre bien dépassé depuis), avec une narration intéressante alternant scènes de procès et flashbacks, ce qui donne un rythme d'enfer qui permet de ne jamais s'ennuyer en l'espace de deux heures. 

Le début est particulièrement génial. D'abord on voit Mark Zuckerberg avec une fille, chose à laquelle on n'aurait jamais pensé, et puis il se fait larguer un peu méchamment ("You're an asshole") et ça devient encore plus cool. Le gus rentre dans sa chambre à Harvard et avec ces gros nerds de colocs, il créé en une nuit alcoolisée un site où on peut noter les filles du campus pour savoir qui est la plus bonnasse. Voilà, c'est parti. 

Le personnage de Mark Zuckerberg est particulièrement intéressant. Joué par un Jesse Eisenberg impeccable (vous savez, c'est lui l'aîné dans le film The Squid And The Whale, de Noah Baumbach), on balance sans cesse entre antipathie (c'est vrai que c'est un peu un asshole), pitié (quand il se fait traîner en justice par trois "fils de" et par son ex-meilleur ami) et rire (ses claquettes fashion, ses répliques cinglantes). Si bien qu'au final, le film évite les énormes clichés, et ne nous donne que deux certitudes à propos de Zuckerberg : il est roux et il est seul. 

En plus de l'acteur principal, on peut saluer Justin Timberlake, très convaincant dans son rôle de créateur de Napster/beau parleur/gros chopeur. Big up aussi au scénariste Aaron Sorkin qui a bossé les dialogues, particulièrement bons dans les scènes de procès, et à David Fincher, qui fait de jolis plans comme celui de la course d'aviron en Angleterre (qui pour le coup est plutôt hors sujet, mais RAF) et qui surtout à réussi à faire un film geek ET intéressant. 

The Social Network n'est pas un film seulement pour les nerds, mais pour tous les utilisateurs du site (donc ça te fait 500 000 000 de cibles utiles), et même pour les autres qui ne comprennent rien à Facebook (comme mon père par exemple). Salué par la presse, ce film met presque tout le monde d'accord et fait partie des bonnes sorties de cet automne. Il a l'intelligence de s'arrêter au moment où il faut, de ne pas continuer sur l'incroyable essor du site, et de ne pas faire dans la morale en abordant les gros problèmes de confidentialité de Facebook, chose qui est à développer certes, mais qui aurait ici été indigeste. La polémique, ça sera pour un autre jour. Sur ce, salut, j'ai des gens qui m'ont pokée. 

13.10.10

"Qu'est c'tu m'prends pour un clown ou quoi ?"



INTERVIEW YOU! 

Parce qu'écouter en boucle l'album de You! pendant plusieurs mois et faire une interview au téléphone avec Romuald ne nous avaient pas suffit, on a rencontré le groupe au complet samedi dernier au Chabada. 

TEA : Êtes-vous satisfaits des réactions autour de votre album qui vient de sortir ?
Romuald : Ben ouais, on a eu que des bonnes critiques je crois.
José : Pour l’instant ça se passe bien.
Ça marche bien ?
José : Je saurais pas dire si ça marche en fait. Mais on a de bons articles dans la presse.
Romuald : On n’en a pas énormément non plus...
José : Mais il y a de bons retours sur internet, les blogs, tout. J’ai pas vu de mauvaises critique en tout cas pour l’instant.
Romuald : Ah si vite fait j’en ai vu une, une moyenne.
José : Ah ouais ?
Romuald : En fait c’est un site où y a trois avis, et y en a un qui est mitigé, mais les deux autres sont super bons.
José : Il est mitigé sur quoi ?
Romuald : C’est con, on retient que les mauvaises critiques. Il dit qu’on est des feignants.
José : Fallait qu’il trouve un truc. Il va passer une semaine dans ma vie avec moi, il va voir.

Vous avez aussi commencé à tourner un peu, ça se passe comment ?
José : Euh nous là ? Ben en fait il n’y a pas vraiment de tournée pour You!
Oui mais vous avez quand même fait quelques concerts.
Tous (pas convaincus) : Ouais ouais.
Romuald : On en a pas fait beaucoup quoi.
Douglas : Ça va être très exclusif. Y aura très très peu de dates parce qu’il y a aussi le planning d’I Am Un Chien et de Stuck, ça va être dur.
José : Là par exemple, hier et avant-hier, on était en concert avec les I Am Un Chien, et aujourd’hui avec You! (rires)
Douglas : Mais c’est cool du coup parce qu’on se retrouve tous, c’est marrant.
Romuald : On s’entend super bien.

Et le public, il a l’air d’aimer You! en concert ?
José : On sait pas encore.
Romuald : On n’a pas fait assez de concerts.
Douglas : En tout cas, à Paris...
José : A Paris on a eu une belle surprise, on a fait le Bus Palladium.
Romuald : Pour la sortie de l’EP To Disappear.
José : Et on avait combien, quatre cent personnes ? Mais en tout cas pour l’instant You! c’est relativement parisien, mais je pense que maintenant avec la sortie de l’album, ça a dû s’étendre et tout.
Douglas : On va voir ce soir. J’pense qu’il va y avoir énormément de fans de Popopopopopopopops.
José : En fait y en a quatre.
Douglas : Popopopops. Popopopops.
José (sur l’air de la "Symphonie n°5" de Beethoven) : Po po po pooooooops. Je sais pas s’il y aura des fans de You! P’têt qu’il y aura des gens pour les Sttuck, des gens pour I Am Un Chien... Je sais pas. C’est trop frais en fait, trop nouveau. Après c’est vrai que You! Ça buzze sur internet grâce aux clips, "I Hate You" avec la tête de mort et "To Disappear" qui a pas trop buzzé par contre.
Romuald : Si un peu quand même.

11.10.10

En fait c'est pas si naze que ça la musique en France


YOU! + THE POPOPOPOPS 
+ FORTUNE + DJAK
@ LE CHABADA, ANGERS
09/10/10
POP RENDEZ VOUS FACE B

Deuxième et dernier volet des Pop Rendez Vous du Chabada. Avec cette fois-ci un meilleur cru et un public plus chaud, plus nombreux.

Cinq minutes de concert de Djak et une exclamation : "Mais c'est bien en fait !". Oui parce qu'allez savoir pourquoi, j'étais persuadée que ce groupe angevin n'était pas ma tasse de thé, et que même c'était mou du genou. Mais que nenni ! C'est super dansant, d'ailleurs y a même du crowdsurfing dans le public. En plus, Djak a des guitares à la Franz Ferdinand sur certains morceaux, alors on ne dit pas non. Un bon échauffement et une sacrée surprise. Je file écouter leur Myspace pour me rattraper du coup.


+


YOU!                  
L'album sorti depuis seulement quelques jours, voilà que le Chabada accueille déjà You! Soit le projet de Romuald Boivin, qui a composé toutes les chansons, José Réis Fontao, le chanteur des Stuck In The Sound, et David Fontao (le frangin) et Douglas Cavanna d'I Am Un Chien. Mais attention, You! ne ressemble pas du tout à ces deux groupes : plus calme que les I Am Un Chien, plus sombre que les Stuck, et davantage mélancolique. Un concert de You!, c'est passer trente-cinq minutes dans une ambiance plutôt froide, avec comme repère la seule voix aigüe de José, véritable instrument principal des chansons. Ils jouent quasiment tous les morceaux de leur (réussi) LP. Parfois, David a des relents de son groupe et balance des "Faites du putain de bruit" au public assez calme (les chansons s'y prêtent aussi il faut dire). A notre avis, le concert est une réussite, avec de beaux moments. Mais les points de vue sont plutôt mitigés dans la salle. On entend par-ci par-là des "C'est mieux les Stuck", ou encore que le concert manque de piquant. Réponse des intéressés : You! n'est pas un projet live à la base. Dommage, parce que nous on a aimé le set.

9.10.10

"I shouldn't be so sweet"

Chez TEA, on adore les trucs tout mignons. Cela faisait donc un moment que nous voulions vous parler de Clémentine Pop Music, et dernièrement elle a répondu à quelques-unes de nos questions, histoire que nous en sachions un peu plus sur elle.

Clémentine fait de la musique pop, comme son nom l'indique, et poste ses petites chansons toutes gentilles sur son Myspace. Cette Toulousaine de 20 ans (mais elle sait qu'elle ne les fait pas) a commencé très tôt à jouer avec les guitares et harmonicas de son papa qui essayait en vain de l'initier au blues. Ensuite elle s'est mise au piano, à la guitare, à la basse, et tout ceci lui a permis de composer ses premières chansonnettes.

En plus de faire de la musique trop choupi et jolie, Clémentine (pour ce qu'on sait d'elle) on en ferait bien notre super amie. Elle aime énormément Syd Matters, Lonely Drifter Karen, Adam Green, les Mystery Jets, les Beatles, the Smiths, les girls bands des années 60 et puis "les Dodoz, groupe toulousain dont fait partie mon amoureux". Et sinon, quand elle ne fait pas de la musique, elle est en deuxième année d'université, se balade dans Toulouse, voit plein de films, lit, et s'achète des robes, son "petit vice".

Les morceaux, où Clémentine chante de sa voix aiguë, parlent surtout d'amour, bien sûr. Nos préférées sont "Ja Te Volim", "A.D.R.I.E.N." "When My Heart Breaks", et "Cross My Heart". On vous laisse écouter tout ça sur son Myspace.



Photos et vidéo par Sophie Takes Pictures.
Un grand merci à Clémentine pour avoir répondu à nos questions.

7.10.10

Could you please do something wild?

Jack Tatum est roux et mignon. Cette affirmation le rend d'office intéressant. Mais avant tout, Jacky fait de la musique avec son groupe Wild Nothing dont le très bel album - Gemini - est sorti en mai dernier. Pas très grand et pas sauvage pour un sou, le bonhomme passerait presque inaperçu dans son pull gris à rayures. Il a répondu à quelques unes de nos questions après son concert à La Tour de Peilz et on peut vous dire que ces "graou graou" n'ont été obtenus qu'à force de supplications. En effet, grand timide dans l'âme, il préfère de loin parler musique (tiens donc) et cinéma. Ca tombe bien, nous aussi.

INTERVIEW
WILD NOTHING


Pourquoi tu t’appelles Wild Nothing ? Tu n’as pas l’air vraiment sauvage.
Jack : Ouais, c’est ce que tout le monde dit. En fait, j’ai juste pris deux mots qui sonnaient bien ensemble. Du coup, pour moi, ça n’a pas de signification particulière.
Tu as donc choisi « Wild » et « Nothing » parce que c’est joli.
Jack : Oui, j’aime la sonorité de ces mots. Je cherchais juste un nom de groupe donc j’ai essayé plusieurs combinaisons et au final, c’est celle-ci qui je préférais. Le nom plaisait aussi à mes amis.
« Wild Nothing » n’a donc rien à voir avec le type de musique que tu fais.
Jack : Non. D’ailleurs c’est intéressant parce que beaucoup de gens m’ont posé cette question. Comme si le nom d’un groupe était choisi en fonction de la musique qu’il fait. Dans mon cas, c’est assez paradoxal.

Quand on écoute ta musique, on pense à des groupes comme The Pains Of Being Pure At Heart ou Memory Tapes. Est-ce qu’ils t’inspirent ou bien ça t’énerve d’être comparé à eux ?
Jack : La comparaison a du sens. En particulier POBPAH. Bon, eux, ils font pas mal de trucs avec des guitares et mon album est plein de synthé mais en live, je pense que Wild Nothing est plutôt un groupe à guitares et batterie. On se rapproche alors plus de ce que les POBPAH font. Donc non, ça ne m’énerve pas d’être comparé à eux. Je comprends que les gens puissent penser cela.
As-tu déjà rencontré des membres de ces groupes ? (Kikou Kip Berman)
Jack : Oui. En fait, on a fait une petite tournée avec Depreciation Guild qui est le groupe de Kurt Feldman, le batteur de POBPAH. J’ai aussi rencontré Kip une fois.
Il faut dire que les POBPAH sont un des groupes les plus mignons que nous ayons vu sur scène.
Jack : (rires) Oui, ils sont drôles. Vraiment gentils. Peut être que vous les interviewerez aussi un jour…


Ta musique fait aussi penser au Shoegaze.
Jack : Oui. C’est vrai. Je prends toujours ce genre de comparaison comme un compliment. Par contre, je ne sais pas si Wild Nothing est vraiment 100% inscrit dans une lignée « shoegaze inspired ». Bien sûr, j’aime des groupes comme My Bloody Valentine ou les Cocteau Twins mais je ne pense pas que ma musique est exactement pareille. Par exemple, eux, ils utilisent beaucoup la distorsion alors que moi, pas tellement. Quoi qu'il en soit, je comprends que les gens fassent des comparaisons de ce genre et je pense qu’elles ont du sens. Mais je ne me sens pas comme correspondant complètement à un genre défini.

5.10.10

"Bruno Vandelli ? On l'a buté."


INTERVIEW QUADRICOLOR 

On a rencontré les Quadricolor le dernier samedi de septembre juste avant leur réussi concert au Chabada. Ce sont de sympathiques garçons qui aiment les choses simples de la vie, comme faire des lapins avec du pain ou s'essayer à la télépathie. Accessoirement, ils ont aussi répondu à nos questions. 

TEA : Là c’est vraiment votre première tournée en France ailleurs que dans le sud ou à Paris, ça vous fait quoi ? 
Guillaume (chant) : Ben c’est vraiment cool. C’est vrai que ça fait un moment qu’on attendait de jouer ailleurs que dans notre région parce qu’on avait fait un peu toutes les salles possibles on va dire... quinze fois. Donc c’est vrai que depuis quelques mois, on va dire depuis le début de l’été, on tourne dans plein d’endroits différents et ça fait du bien de découvrir les salles, de rencontrer du nouveau public et ça nous fait du bien. 
Billy (guitare) : C’est vrai ce que dit Guillaume. 
David (claviers, basse) : C’est vrai ce que dit Guillaume. 
Romain (batterie) : C’est vrai ce que dit Guillaume.

Vous n’avez pas peur que Bruno Vandelli vous demande des droits d’auteur pour le nom ? 
David : On l’a buté. 
(rires)
Guillaume : Non on n’y pense pas vraiment en fait. Si un jour ça arrive je pense qu’on sera obligés de changer mais...
Billy : Ben il l’a pas déposé. 
David : J’pense que c’était une idée comme ça et ben vu qu’il s’est pris un fish il a dû plus y penser quoi. 
Vous suiviez Popstar ? 
David : Un fan ! Ouais à cette époque là je regardais la télé et y avait les Whatfor. 
Billy : Moi je regardais le zapping. 
Guillaume : « Plus hauuut » 
David : Ouais moi j’aimais bien. 
Guillaume : « Que tous les soleils... »

C’était cool Rock En Seine
Tous : Ouais c’était super. 
Guillaume : C’était la plus grosse scène qu’on ai faite depuis notre petite carrière. Ouais c’était impressionnant, c’était génial. 
Romain : C’était super, un rêve qui devient réalité. 

Et sinon c’est comment la scène musicale à Nice ? 
Guillaume : Ben c’est en expansion j’ai envie de dire. Il s’est créé des collectifs un peu, des gens qui ont envie de faire des concerts, plein de trucs. Et il y a pas mal de groupes qui viennent de se créer récemment...
Billy : Tu peux citer Wegotalent
Guillaume : Ouais voilà on peut citer Wegotalent qui font des soirées sympa à Nice, qui font jouer des groupes comme Little d Big B qu’on aime beaucoup. Y a aussi Hannah dans le sud, y a des trucs un peu electro... 
Romain : C’est sympa. 
Guillaume : C’est vrai qu’on n’avait pas une super réputation mais je pense qu’on va rattraper rapidement. 
Il y a des salles ou des labels ?
David : Là par contre non. 
Guillaume : Non mais c’est vrai que c’est aussi une motivation. On se dit que si notre groupe, on arrive à en faire quelque chose, vu que ça commence à marcher, on va peut être exercer une petite pression sur la ville de Nice qui peut être un jour ouvrira une salle digne de ce nom.  

1.10.10

"Et ça, il n'y a que le rock 'n' roll qui le peuvent"

QUADRICOLOR + MISTY SOCKS + WANKIN NOODLES 
@ LE CHABADA, ANGERS
 25/09/10
POP RENDEZ VOUS FACE A

La  programmation d'un salle de concert de musiques actuelles devrait, surtout en province, rassembler en gros trois types de groupes. Les middle names, comme on les appelle, soit de bons groupes, bien connus de ceux qui s'intéressent vraiment à la musique, mais au nom plutôt vague pour le grand public. Cela représenterait la majorité de la programmation. Ensuite, viendraient de gros machins, des têtes d'affiches quoi,  avec leur lot de fans et leur lot de détracteurs, mais qui au moins pourraient faire rentrer les sous dans les caisses de la salle. Et puis il y aurait le plus intéressant : les découvertes. L'intérêt des salles, c'est aussi de défricher pour le public et de proposer des groupes frais et prometteurs. Mais il y a un souci : c'est que le public n'a pas forcément envie de se bouger pour aller voir des inconnus, surtout depuis la crise.
Pour la rentrée, le Chabada à Angers avait eu l'idée d'organiser deux soirées découvertes, mettant la jeune pop française à l'honneur. Une entreprise ô combien louable, mais qui n'a pas rameuté des foules, malheureusement. C'est bien dommage, parce que le premier Pop Rendez-Vous (nom donné à ces deux soirées) samedi 25 septembre, avait quand même une bonne affiche, et les gens présents ont passé une très bonne soirée. Nous comprises. 

MISTY SOCKS
Le tout dernier concert des Misty Socks, on y était. Ce samedi, c'est fini, ils ne rejoueront plus. Mais ne sortez pas vos paquets de mouchoirs Marque Repère, le trio angevin va très bien. Il va seulement changer de nom (vous en saurez plus dans une interview publiée ici très bientôt). Les petiots se sont bien améliorés en l'espace d'un an, ils ont pas mal de nouvelles compos, toujours dans la même veine d'un rock dansant. On retiendra "Open Your Arms", "I'm Not A Wanker", et la toute douce "Train Emotion". Les Misty sont "contents de jouer et heureux d'être contents", il n'y avait même pas besoin de le préciser : ça se voit. Il y a trois énormes sourires sur scène, et ça fait plaisir, malgré quelques longueurs (on ne parle plus des sourires là hein) parfois. 


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