L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

26.12.10

deux mille dix

Vous pensiez sincèrement qu'on allait vous faire un top 50 des albums qu'on a aimé cette année ? Mais vous vous fourriez le doigt dans l'oeil mes petits !
L'année dernière nous avions magistralement réussi à passer outre l'article bilan 2009, mais on n'a pas trouvé d'autre excuse cette fois-ci. Alors oui, nous allons faire un retour sur 2010, mais pour ne pas faire comme tout le monde, chacune a choisi cinq catégories qu'elle voulait, et cinq lauréats, sans ordre. Au final ça résume plutôt bien l'année de la TEAm. Et rien ne vous empêche de faire votre top en commentaire les loulous, ça nous intéresse même.

A N N E

Les trucs so 2010 mais que t'as le droit d'aimer en 2011, en cachette :
- Les chats
∆∆ Les triangles ∆∆
- La moustache
- La famille maman biche, papa cerf, bambi-chou
- Les tatouages ancre, infini, love will tear us appart et autres oiseaux en plein envol

Meilleurs concerts de 2010 :
- The Tallest Man on Earth
- Devendra Banhart
- LCD Soundsystem
- Arcade Fire
- First Aid Kit

Spring Semester Songs :
-"Icarus" -White Hinterland
-"Living In America" - Dom
-"Crazy For You" - Best Coast
-"Tighten Up" - Black Keys
-"Buffalo" - Coolrunnings

Fall Semester Songs :
-"Booba" - Soirée Chasse
-"Your Pet (Glad To Be)" - Sutja
-"Held Up" - BAnanas Symphony
-"Memo To The Man" - Zach Hill
-"Radiowave" - Germany Germany

Valeur ajoutée des festivals 2010 :
- Stand tartiflette
- Licornes en carton, Karaoké et Human Jukebox
- Happy Hours Jack Daniels
- Gâteau chocolat blanc-safran et thé Tchaï
- Boîte à loup et Frankie le dinosaure en plastique


M A R I E

Les chansons de 2010 que je réécouterai volontiers en 2011 :
-"Odessa" - Caribou
-"Stick To My Side" - Pantha Du Prince
-"You" - Goldpanda
-"Too Afraid To Love You" - The Black Keys
-"Marathon" - Tennis ou "Chinatown" - Wild Nothing ou "All Around And Away We Go" - Twin Sister

Les groupes dont on n'a pas vraiment parlé sur TEA mais que j'ai quand même beaucoup aimé en 2010 :
- Anika
- The National
- Best Coast
- Ariel Pink's Haunted Graffiti
- Deerhunter

Les interviews où il a été très difficile de garder son calme :
Naive New Beaters (parce qu'ils sont beaucoup trop drôles)
Noah And The Whale (parce qu'ils sont beaucoup trop mignons)
Foals (parce que je les ai beaucoup trop écoutés)
- Casiokids (parce qu'ils sont beaucoup trop gentils et choupis, tenez, reprenez du fromage)
Born Ruffians (parce qu'ils rient tout le temps)

Les mots ou phrases de 2010 :
- #campminou ∆∆∆
- tambourin
- hipster
- stalk
-"C'est pas parce que c'est vintage que c'est beau."

Les espoirs découverts en 2010 que je suivrai de près en 2011 :
- The Fruhstucks
- Quadricolor ∆∆∆
- La Femme
- Yellow Ostrich ∆∆∆
- les Bordelais comme Strange Hands ou Alba Lua et plein d'autres ⟁⟁⟁

▲▲▲

Tout ça pour vous dire que nous sommes dans les starting blocks pour 2011. 
+ le magnifique montage de la TEAm a été réalisé par Lauriane.

23.12.10

Dinde aux marrons

Demain c'est le réveillon. Épatez vos gourmets convives en leur préparant une succulente dinde aux marrons. Trop compliqué ? Que nenni. TEA vous donne pas à pas les clefs d'une dinde fourrée réussie.

LA DINDE AU MARRONS  


Pour faire une bonne dinde aux marrons, il faut acheter beaucoup de choses. Allez guilleret au supermarché acheter vos ingrédients dont vous trouverez la liste ci-dessous tout en pensant à la chouette fête de ce soir et au sourire qui sera sur tous le visages quand vous amènerez la viande sur la table.
"Jingle Bell Rock" - Bobby Helms


- 1 dinde de 3 kg
- 300 g de marrons au naturel
- 300 g de chair à saucisses
- 225 g de pain de mie
- 15 cl de lait
- 20 cl de crème fraîche
- 125 g de beurre
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 4 échalotes
- 2 branches de thym frais
- 1 feuille de laurier
- 5 cl de cognac
- sel et poivre
- 1.5 kg de petites pommes de terre

Le souci c'est qu'il y a plein de monde à Super U, surtout au rayon volaille, c'est très désagréable, et tout à coup, vous sentez un gros chagrin vous envahir.
"I Do Not Care For The Winter Sun" - Beach House


20.12.10

Deutsch ist cool cool.

Alors que beaucoup de groupes semblent pris d'une étrange passion pour la faune, rappelons nous qu'avant, la grande mode c'était les mots répétés. Il y a aussi cette discrète constante d'artistes qui depuis un moment utilisent des noms de lieux (I'm From Barcelona, Jamaica, Yoyoyo Acapulco). 
Le garçon dont TEA va vous parler a carrément fait les deux, autant dire qu'il peut s'assurer un avenir rien que pour ça. Mais plutôt que de choisir une destination ensoleillée, il prend l'Allemagne. Ich weiss nicht warum. Quoi qu'il en soit, en voici un qui n'a jamais mis les pieds en Europe et qui est quand même wunderbar :

Radiowave by Germany Germany

Germany Germany c'est de l'electro-pop sautillante juste comme il faut.  Mon crush a débuté cet été avec "Radiowave", soit un des morceau les plus motivants, catchy et frais de l'année, rien que ça. Mais cantonner Drew Harris (c'est le bonhomme derrière le projet) aux platines de DJ de plage serait trop simple et réducteur. Car le monsieur est plus intéressant que ça et ses multiples productions le prouvent. En seulement un an d'activité, Drew Harris a déjà 3 EPs et un album à son actif.  Avec un tel rythme de sorties, on pourrait craindre la redondance. Mais Germany Germany est capable de se réinventer à chaque fois, explorant les multiples possibilités du synthé et des rythmiques variées, slalomant entre le joyeux, le calme pas plat pour autant ("Inspired") et les martèlements rythmiques plus techno ("I Can't Be"). Bien sûr, tous les morceaux ne sont pas aussi réussis, mais on s'en fiche puisque le but c'est de se faire plaisir sans se prendre la tête. D'ailleurs il le dit lui même : "Ma musique n'est pas un produit à vendre, je m'en fiche de percer, je veux que les gens aient du plaisir en écoutant et qu'ils n'aient pas à ouvrir leurs portes-monnaie pour cela.". Merci mec.

17.12.10

De la bonne idée d'avoir déménagé


Je n'ai pas attendu les Inrocks pour déménager à Bordeaux, et cela s'est révélé plus qu'une très bonne idée. 
Ce n'est pas qu'à Angers c'est tout pourri, mais il n'y a pas foule de concerts non plus. Ici, oui. Et c'est même mieux que ça : il y a une scène bordelaise super intéressante. On prend vite l'habitude de passer ses soirées dans des caves sentant le moisi, et en l'espace de deux gros mois, j'ai déjà pu voir à l'oeuvre des musiciens franchement doués. Petite liste pire que non exhaustive des groupes qui m'ont sciée. J'ai hâte de rajouter des noms, à suivre. 

Strange Hands
Ces trois ont avalé toute la discographie garage et psyche de tonton Roger pour refaire ça avec toute l'innocence de leur jeunesse. C'est lo-fi, foutraque et tout simplement irrésistible. Et en plus leur clip a trop la classe. Leur vinyle peut s'acheter chez Rough Trade, rien que ça, alors non, on ne s'inquiète pas trop quant à l'avenir de Strange Hands. 


Alba Lua
Quand on demande à des artistes en interview s'ils n'auraient pas des groupes à nous conseiller, on tombe parfois sur de très bonnes surprises. C'est la cas d'Alba Lua dont Adam Kesher nous vantait les mérites. Un concert plus tard et on comprend pourquoi. On pourrait appeler ça de la folk, mais c'est plus original que ça. Le chanteur a une voix de gosse très spéciale et des fois on croirait qu'ils ont ajouté des cris de dauphins en fond sonore. Leur EP The Balld Of Joseph Merrick est plus que recommandable.

14.12.10

"J'ai tué un homme"

A la Maroquinerie de Paris, j'ai pu interviewer Born Ruffians. J'ai été enfermée pendant trente minutes avec quatre ou cinq Canadiens qui faisaient des vannes pour un oui ou pour un non. Ça riait tellement dans les loges que j'ai décidé de mettre un "" à chaque fois, au lieu de m'embêter à écrire "rires" et à mettre ça en italique. Du coup ça donne un truc très kikoolol, alors j'ai rajouté des couleurs en plus. 

INTERVIEW BORN RUFFIANS



TEA : Salut, c'est cool d'être canadien et de faire de la musique ?
Born Ruffians : Ouais 
Steve (batterie) : Bien sûr que ça l'est ! Il y a beaucoup de groupes canadiens.
Luke (chant, guitare) : Ouais c'est marrant parce que beaucoup de journalistes nous disent ça, mais il y a beaucoup de groupes qui existent et percent. Si tu compares à, je ne sais pas, l'Australie, qui est est plus ou moins similaire niveau population et localisation un peu étrange, il y a clairement plus de groupes canadiens qu'australiens. Peut être que ça a quelque chose à voir avec le fait d'être juste à côté des États-Unis mais, ouais, y en a beaucoup.

Luke : Et c'est super cool d'être ici.

TEA : Êtes-vous satisfaits des réactions autour de votre second album ? Parce que les magazines, surtout en France, ont préféré le premier disque généralement...
Luke : On savait pas ça.

Mitch (basse) : Oh mon Dieeeeeeeeu !

TEA : Je suis navrée.
Steve : J'ai entendu l'inverse, en fait. Quelqu'un nous a dit que beaucoup de magazines préfèrent le nouveau disque.
Luke : Non, il a dit « amis ».

Steve : Magazines, amis...
Luke : Il a dit que Magic l'aimait beaucoup. Tu peux pas dire que si tu lis une chronique négative, ça ne t'affecte pas, parce que tu prends ça personnellement en quelque sorte, tu ne peux pas t'en empêcher. Mais ce qui compte le plus, c'est si toi tu es satisfait, plus que ce que les personnes pensent. C'est la seule façon pour réellement faire face. Comme si tu vas à une fête et que tu t'inquiètes de l'air que tu as et tout, tu ne t'amuses pas. C'est pareil pour la musique. Si tu fais quelque chose que tu aimes, mais que les gens n'aiment pas, et que cela ne te fait plus aimer ta musique, c'est un peu malheureux, tu vois. Donc non, ça ne compte pas vraiment. Et je ne pense pas que c'était aussi extrême, il y a peut être quelques préférences pour le premier, mais...
Mitch : Nous étions heureux de notre premier album, et de notre second, mais pas satisfaits.
Luke : On a enregistré en septembre 2009, donc ça fait plus d'un an. On a eu beaucoup de temps pour y penser et commencer de nouvelles choses. Mais je ne vis pas dans la même ville que les gars, donc je bosse tout seul pour le moment, nous n'avons pas eu la chance de travailler ensemble, donc ça sonne juste comme mes propres démos.

10.12.10

"Hello, John"

En janvier dernier, les murs du métro londonien étaient couverts d'affiches pour un film, Nowhere Boy, biopic sur John Lennon. Il aura fallu attendre jusqu'à ce mercredi pour que le long-métrage soit enfin distribué en France. Cela valait-il le coup ? 

NOWHERE BOY
de Sam Taylor-Wood

Histoire que vous soyez tout de suite prévenus, sachez que Nowhere Boy ne parle pas des Beatles. Mais de quoi alors ? De l'adolescence de Lennon, et seulement de celle-ci.
Pour ceux qui ne sont pas de grands connaisseurs, rapide topo : John est un ado chahuteur qui vit chez sa tante pas très marrante Mimi (Kristin Scott Thomas), et son oncle George, qu'il aime beaucoup mais qui meurt aux premières minutes du film. Cela décide Lennon à aller revoir sa mère, Julia (Anne-Marie Duff), qui s'éclate avec lui et lui fait découvrir le rock'n'roll. Là, révélation, le petiot se met à la guitare, puis monte un groupe, The Quarrymen, rencontre Paul puis George, et c'est parti. A la fin, tata et maman se réconcilient (parce qu'elles étaient brouillées), mais maman est renversée par une voiture, John est triste, et enfin il annonce à Mimi qu'il part pour Hambourg.

Les points forts du film sont d'abord ses acteurs, le joli Aaron Johnson (qu'on a pu voir dans Kick-Ass et Chatroom) et surtout les actrices Kristin Scott Thomas et Anne-Marie Duff, particulièrement brillantes et émouvantes. Il y a aussi de très belles images (la réalisatrice anglaise Sam Taylor-Wood est d'abord photographe), qui retranscrivent bien le Liverpool des années 50. Sans compter que le fait de ne jamais mentionner le nom Beatles (magnifique feinte à la fin soit dit en passant) est un choix louable. Et celui qui ne connaissait pas spécialement la vie de Lennon aura appris des choses, puisque le film est assez fidèle à la réalité.

Seulement voilà, Nowhere Boy a aussi ses défauts. Le plus évident est qu'on sombre facilement dans le pathos par moments, alors ok, le John n'a pas eu une adolescence très jouasse, mais il y a des limites. Ensuite, la musique est moins présente que ce que l'on attend d'un biopic sur, quand même, le membre d'un des groupes les plus cultes de l'histoire. Ici encore, on peut excuser la réalisatrice en arguant que c'est normal, que Lennon ne s'est mis à la musique qu'après avoir renoué le contact avec sa mère, certes. Enfin, il faut reconnaître que le film manque d'une touche de folie ou d'originalité qui ferait qu'on ressortirait du cinéma en se disant qu'on a vu quelque chose de vraiment spécial, et pas un drame un brin mou qui aurait tout aussi bien pu avoir pour personnage principal un illustre inconnu. 

A bien y réfléchir, la plupart des éléments négatifs du film s'excusent directement par l'adolescence même de Lennon, d'où cette question : était-ce vraiment pertinent de réaliser un biopic uniquement sur une période si peu intéressante de sa vie ?

Donc ça vaut le coup d'aller au cinéma pour Nowhere Boy ou non ? Comme je ne t'ai pas donné de réponse claire, cher lecteur qui t'es fadé toute cette chronique pour pas grand chose, tu te sens un peu bête. Bisous. 

7.12.10

Du pareil au même

Des fois, j'en ai marre d'être comme tous les autres, d'aimer les biches, les triangles, les chats, les tatouages et autres trucs cools que je reblogue en masse sur mon tumblr. J'aimerais bien enfin faire quelque chose d'original, que t'aies jamais vu avant. Mais c'est pas gagné. Heureusement, y a un truc qui me console : je ne suis apparemment pas la seule en manque d'inspiration. En effet, il semblerait que, souvent, les clips musicaux laissent un certain goût de déjà vu. Ce qui nous plaisait tant en 2009 (ah, les clips délicieusement retro des Golden Silvers, ah les jolies images de "Lust For Life" de Girls !) est devenu monnaie courante pour illustrer les morceaux désormais, au point de perdre cruellement de son charme. Alors t'as beau sortir la mamie, le chat, le monstre ou les lumières flashy c'est raté parce quelqu'un l'a déjà fait avant toi. Check. 

Le monde fascinant de papi et mamie :


Scénario déchirant à base de monstre chelou qui meurt à la fin :

5.12.10

En fait c'est pas si naze que ça la musique en Suisse

Bon, à la base, je n'étais même pas censée aller à la Superette le week-end passé. Et puis finalement, j'ai craqué. Grand bien m'en a pris, parce que, comme chaque année, c'était super. D'autant plus que j'y ai découvert un groupe suisse vraiment bien. Et que c'est pas tous les jours qu'on tombe sur des helvètes amoureux de Joy Division et des Foals.


We Loyal's Interlude for their gig at Kulturfloss-Im Fluss (July 31, 2010)

En live, les trois bâlois m'ont impressionnée. Dès les premiers riffs on entrait dans l'espèce de mélancolie de leurs chansons. Ils dégageaient une ambiance un peu sombre, un spleen adolescent qui te tord de l'intérieur avec tout de même une note un peu plus joyeuse, dans la lignée électro-pop actuelle. En gros, t'étais pris dans une spirale avec un sourire évanescent sur les lèvres. C'était beau, vraiment plaisant et surtout, ça différait de tout ce qui avait été au programme de la soirée jusque là (électro-rap pour Bass Vandalism Crew et Djing fifties de Lady Black Sally). Gros coup de coeur donc, pour ce jeune trio tombé d'on ne sait où avec un solide bagage cold wave.

Ces caractéristiques se retrouvent aussi sur leur EP "Obstacles", sorti en février dernier. En 5 chansons, enregistrées entre Liverpool et Bâle, We Loyal se dévoile dans un genre ambigu, oscillant entre post-punk sombre et arrangements plus lumineux. Un joli mélange pour ceux qui se disent influencés par Joy Division et TV On the Radio (pour l'exemple, dans "Distant Hearth", on commence sur une voix à la Ian Curtis voir Matt Berninger et puis t'as ce synthé entêtant qui s'incruste, comme dans un tube disco des années 80). A la première écoute, on pense donc aussi à "High Violet", une autre influence que le chanteur Sandro Simon confirme: "Oui, The National sonnent très détachés, naturels et simples mais en fait, leur musique est très élaborée. Ce côté très contrôlé mais pas sans coeur pour autant nous impressionne. D'ailleurs, on a regardé un film sur eux le soir avant notre entrée en studio. Ca ne nous a pas donné de réponse mais ça nous a mit de bonne humeur; on ne savait pas quand l'enregistrement allait se terminer mais on n'avait pas besoin de se fixer de limite. C'est exactement ce qui est arrivé.".

En gros, "Obstacle" est une jolie surprise dans la boîte aux lettre. Le genre de CDs que je mettrai quand j'aurai finis d'écrire mon long dossier à rendre avant les exas, soulagée mais un peu tendue. Sans oublier la belle voix grave comme dans les groupes qui ont bercé mon adolescence. Moi fidèle.

+ A l'écoute, des remix par We Loyal de chansons des groupes suisses Greis, My Heart Belongs To Cecilia Winter, Alt F4 et Must Have Been Tokyo.

1.12.10

私はバナナが好き

Les bananes, c'est trop cool, c'est trop bon, c'est trop beau. Y en a même dans la musique (Velvet et euh Katerine pour ne citer qu'eux) et comme quand on aime, on ne compte pas, on se permet d'ajouter un nouveau nom sur la liste:



Yohsuke Araki de son vrai nom déteste les bananes, fait de la musique seul ou avec ses pote et idolâtre Françoise Hardy. S'inscrivant dans la veine post-animal collective avec talent, il a accompagné mon été et a inauguré la fin de l'automne avec son super nouveau titre"Held Up". Un type à suivre on vous dit. Question/réponse en direct de Philly:

Tu viens d'une famille japonaise mais tu as grandis à Philadelphie. De quelle culture te sens-tu le plus proche?
Je suis plutôt américain mais je prends des cours de japonais. J'ai grandis dans la banlieue de Philadelphie avec ma mère pendant que mon père vivait à Tokyo. J'ai un peu perdu mon côté japonais en trainant ma bande de potes. En même temps, je comprends assez bien la culture japonaise, elle ne m'est pas étrangère. Bien sûr, aussi bien ma vie japonaise que ma vie américaine m'influencent dans ma production artistique. Je ne vois pas vraiment comment elles pourraient ne pas avoir d'influence. Cela dit, d'autres cultures me marquent aussi.

Qu'est ce qui t'influence sinon?

Je suis un peu skyzo quand je compose. Mon humeur est à chaque fois différente. Souvent, je commence une nouvelle chanson quand je viens d'en découvrir un truc qui me plait vachement. Ensuite, je laisse tomber pendant un moment et si plus tard, ça me plait toujours, ça devient la base d'une nouvelle production. Par exemple, j'ai commencé Held Up après avoir entendu Sealand de The Orchestral Manouvres In the Dark.
Comme je suis assez soupe au lait, mes productions changent au fil du temps. Je peux très bien changer du tout au tout une chanson dont la base est plutôt triste et déprimante juste parce que je suis d'humeur.
Au final, c'est tout un tas d'émotions qui traversent mes chansons et je les termine souvent avec une note d'espoir. Ce dernier point est assez important pour moi.

Mais tu ne composes pas que pour BAnanas Symphony.
En effet. En ce moment, en parallèle de ce projet solo, je joue dans un second groupe qui s'appelle Blackhawks. On a commencé en mars. J'allais souvent chez mon pote Adam qui vivait avec son pote Dan. Ce dernier m'a proposer de collaborer, il m'a envoyé un sample de guitare, j'ai rajouté des trucs et je lui ai renvoyé, Adam a fait les percus et au fil des mails, on avait notre première chanson (Rainbow). On était assez étonné d'avoir fait ça aussi facilement.
Maintenant, Adam a déménagé à Pittsburgh qui est a l'autre bout de la Pennsylvanie. Du coup en live, on a deux autres potes qui jouent à sa place.
Sinon, j'essaie de convaincre mon amie Becca de chanter pour moi pour un projet qui s'appellerait Sesame. J'adore les chanteuses des sixties/seventies et j'aimerais faire un truc dans cette voie là. Peut-être que de nouvelles chansons vont sortir bientôt. Mais Becca doit sortir de sa coquille avant.