1. Non je ne suis pas une grande chochotte, j'ai déjà fait pas mal de festivals et donc de campings, je suis habituée à dormir par terre, à mal manger, à attendre des heures pour pouvoir prendre une douche dans une cabine qui ne ferme pas, etc. Et généralement, je le vis plutôt bien.
2. Non je ne suis pas une connasse intolérante, par exemple, j'aime bien Sean Paul en soirée. C'est dire mon ouverture d'esprit.
3. Non je ne suis pas une vieille aigrie de 30 ans qui ne sait pas s'amuser. Et je n'ai même pas envie de justifier cette déclaration tiens.
Voilà, ces petites précisions faites, nous pouvons commencer. Ce weekend, je suis allée à
Garorock, un festival à Marmande, à une heure de Bordeaux, dans ce bled paumé (20 000 habitants, ok) du
Lot-et-Garonne, qui est un peu la Mayenne du sud ouest. J'étais plutôt contente parce que je n'avais pas fait de festival depuis fin août, et puis j'étais accréditée, et la programmation, quoique pas sensationnelle, avait quand même quelques noms sympas. On m'avait bien dit quand même qu'il y avait plein de dreadeux là-bas, que c'était une ambiance assez malsaine (attention je n'ai pas dit que c'était de la faute des dreadeux susmentionnés, ils se retrouvent juste dans la même phrase), et que tous les ans, des gens se faisaient voler des affaires, mais que cette année le camping était payant et plus surveillé normalement. Mais moi j'y allais pleine de bonne volonté. Bon, un peu en touriste étant donné que j'avais à peine potassé la programmation, néanmoins, je n'allais pas à reculons à Marmande, non non.
En sortant de l'autoroute, nous nous sommes faits contrôler par la
police.
Mit Alcotest et surtout
Hund qui te renifle pour voir si tu n'es pas un camé. Ca annonçait la couleur. Lecteur, comme tu peux le voir, je suis une fille sage, je ne me suis pas fait arrêtée. Bref, on s'installe au camping, il fait
gavé chaud, tous les spots avec des arbres sont pris... un festival comme j'ai pu en voir ailleurs. Personne ou presque ne se lève le derrière pour aller au festival vers 17h, tout le monde préfère prendre l'apéro, ça aussi ce n'est pas exceptionnel. Il y a un stand sauvage qui s'appelle "prévention drogues" mais
la nappe est en poils jaunes, les flyers ont une écriture trop psyché et il y a deux petites filles à côté. Ca c'est moins normal. En quelques heures, j'ai pu découvrir
la faune de Garorock, que j'ai décidé de partager en trois catégories :
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Les roots
Population majoritaire du festival, ils sont super équipés niveau campement. Les plus forts ont un hamac. Ils commencent à fumer de l'illicite dès le petit déjeuner et on se demande comment ils arrivent à trouver la navette pour aller voir des concerts. C'est à cause d'eux que
tu ne peux pas faire vingt pas tranquilou sans sentir une vague odeur de Marie Jeanne. Le bon côté de la chose, c'est que ça les rend super accueillants. Le mauvais côté, c'est qu'ils peuvent aussi être super teubés. Mais le pire dans les roots, c'est qu'ils arrivent, par la force de je ne sais quel esprit, à être encore en forme en rentrant à quatre heures du mat pour continuer la fête et passer du vieux reggae. Je déteste le reggae. Je n'aurais jamais dû aller à Garorock. Ce sont aussi les roots qui te réveillent à 9h, toujours en musique.