L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

30.4.11

"Ouh elle sera ingrate plus tard celle-là"


Coucou. Alors hier c'était le mariage du prince William et de Kate Middleton, ça vous le savez. Et malgré tout l'amour qu'on porte à la famille royale, la retranscription de l'événement était assez chiante. Heureusement, il y a l'internet qui nous a régalé de nouveaux memes et screencaps pour rajouter du fun à l'histoire.
LOLZ


Kate était radieuse, ok. En même temps vu le prix qu'a coûté sa robe, il valait mieux. 

 Par contre, grosse déception quant à la tenue de Babeth. 

Harry a encore fait fondre les minettes, même s'il est quand même bien roux. 

28.4.11

playlist : les beaux jours sous la couette


Tandis que mon acolyte fait des feux de camp autour de ses lacs et montagnes, je ne demande qu'à me prélasser toute la journée sous la couette, la fenêtre ouverte, une tasse de thé à côté de moi. C'est ma façon de profiter des beaux jours. Je ne prétends pas avoir trouvé la bande son idéale pour ça, seulement celle qui me plaît. Comme je suis bien gentille des fois, je vous en ai fait une playlist Youtube, et c'est ICI que ça se passe. 

20.4.11

"Ca c'est une voiture Bratz, James Dean il roulait en Bratz"


GAROROCK 2011 : LES CONCERTS

Après avoir été un peu vilaine en énonçant ce qui ne me plaisait pas à Garorock, un vague sentiment de culpabilité s'est emparé de moi et j'ai décidé de me racheter en faisant un article sur les concerts que j'ai pu voir le weekend dernier. Sauf que j'en ai pas vu beaucoup en fait, puisque je n'aime pas le reggae, vous vous souvenez.

VENDREDI 
Les concerts qui donnaient envie se passant trop tôt (Mars Red Sky et Quadricolor, tous les deux à 17h), on loupe lamentablement ceux-ci. Dommage, ce sont deux groupes vraiment bons sur scène. Du coup, y a plus rien à se mettre sous la langue d'ici les Bewitched Hands, à 22h. C'est sympa, surtout quand les Rémois chantent tous ensemble dans les micros comme sur "Work". Oui, c'est mignon, mais en même temps ça me fait penser à du Arcade Fire en moins bien. Dommage.

Du coup après on a décidé d'aller voir Apocalyptica dans le but de faire une étude ethnologique sur les amateurs du métal à violoncelles, mais le spectacle sur la grande scène m'a laissée tellement bouche bée que je n'ai pas vraiment regardé le public, plus occupée à me demander comment diantre ces molosses des pays froids pouvaient faire de tels headbangs sans s'arracher le cou. Bref, Apocalyptica en live, c'est super rigolo, visez un peu. 

Mais parce que je suis aussi un peu venue pour voir de la musique susceptible de me plaire, j'étais bien contente que Bonaparte arrive enfin, sur le tard, à la scène Woodbrass. Ma collègue suisse a déjà vanté maintes et maintes fois ici les mérites de la troupe basée à Berlin. Ce groupe est énorme dans les contrées alémaniques. J'ai vite compris pourquoi. Ce n'est pas un concert là, c'est un spectacle de cirque. Il y a des costumes improbables à la pelle et des personnages qui font les zouaves un peu partout. Difficile de dresser une liste exhaustive, mais il y avait au moins un cheval, un lapin, un roi, deux filles pas du tout habillées mais avec un écran sur la tête, un truc bleu, un bébé géant mangeur de bananes...  Le vigile regardait plus souvent la scène que la foule. Même qu'il rigolait, et on en voit pas souvent des vigiles qui sourient. Par contre, il a moyennement aimé quand le grand mec en slip léopard s'est assis sur lui. Musicalement parlant -parce qu'on aurait tendance à oublier le son à force d'avoir tant à regarder devant soi- c'est comme sur CD, les titres extraits de Too Much sont bien meilleurs que ceux du dernier album, My Horse Likes You, qui auront tout de même le mérite de mieux passer en live. 


Un peu plus tôt dans la soirée, j'avais croisé Bonaparte himself qui m'avait dit qu'ils essaieraient de jouer plus souvent en France à l'avenir, on n'attend que ça.

17.4.11

Summer Wurst

Ca y est, c’est (presque) l’été. La preuve : les vaches sont de retour dans le pré à côté de chez moi. J’avais fini par croire qu’on allait y construire un immeuble, mais apparement ça attendra. Alors quand j’ai percuté l’enclos fraichement planté en voulant couper à travers champ comme d’hab, ça m’a réchauffé le cœur d’un coup. Perdre un raccourci pour un concert de cloches, c’est un peu comme si je découvrais que la vaisselle se faisait toute seule si on la laissait trainer vraiment longtemps à côté de l’évier. Un petit mal pour un GRAND BIEN. Bon après, y a les shorts que j’ai ressorti de l’armoire aussi, et puis la crème à épiler qui creuse un grand trou dans le budget ainsi que les coups de soleil que j’attrape systématiquement. Se poser à l’ombre n’y changeant absolument rien. Donc voilà, n’en déplaise à la petite dépression atmosphérique que s’offre le ciel en ce moment, les signes sont plus que clairs : l’été est de retour ! TEA vous propose de l’accueillir à bras ouverts et gorge déployée avec une playlist spéciale « noce au bordu ».


"In the Summertime" - Mungo Jerry
(à moins que vous de préfériez la version Shaggy)

Que je m’explique : le « bordu » c’est le petit nom qu’on donne au bord du lac chez nous. C’est un peu comme si on disait « la plage » tu vois, sauf que « bordu » c’est plus général et qu’après, on se donne rendez-vous plus précisément à la plage de Serrières, de St Blaise ou encore à la Pointe du Grain. Vous situez ? Bon. Après, ça vous étonne peut-être que je saute des vaches au truites, alors je vous éclaire : grandir aux abords d’un lac, ça te forge un amour sans limite pour ladite étendue d’eau. Alors, la lacustre en moi a beau avoir déménagé au pays des vacherins, l’appel du lac sera toujours plus fort. Surtout que qui dit que beau temps dit forcément soirée, bières et saucisses – en bref, tout l’attirail digne d’une « noce » au « bordu ». Vla pour le contexte.

"King of the Beach" – Wavves

Un autre truc qu’est cool avec le lac, c’est que ça rend tout meilleur. Franchement, vous mangeriez du cervelas s’il vous l’aviez pas grillé avec amour au bout d’une pauvre brindille taillée en pointe ? Et quand vous vous baignez, ça vous pose un vrai problème de savoir que y a des poux de canard (sisi ça existe) et que ça risque de vous irriter à mort une fois de retour au bercail ? Non vraiment, au bordu, the living's easy. Une sorte de rythme tranquille à la "Sea Sex and Sun". En un mot : la vie. Et la vie, c’est encore mieux avec de la musique. Et la musique, c’est encore mieux en vrai. Alors pour autant que vous ayez des potes un brin musicos, la noce peut aussi se transformer en jam session, un pot pourri de chansons bonnes et moins bonnes (oui parce ça nous arrive aussi de laisser nos goûts de connasses au placard) tant que tout le monde participe, que ce soit à la vieille guitare pourrie ou aux claves improvisées avec deux cadavres de bière.

13.4.11

Comment j'en suis arrivée à être en manque de hipsters

GAROROCK 2011 

Que les choses soient bien claires avant que je me fasse virtuellement lyncher par une horde de roots et un gang de teenagers : 
1. Non je ne suis pas une grande chochotte, j'ai déjà fait pas mal de festivals et donc de campings, je suis habituée à dormir par terre, à mal manger, à attendre des heures pour pouvoir prendre une douche dans une cabine qui ne ferme pas, etc. Et généralement, je le vis plutôt bien. 
2. Non je ne suis pas une connasse intolérante, par exemple, j'aime bien Sean Paul en soirée. C'est dire mon ouverture d'esprit. 
3. Non je ne suis pas une vieille aigrie de 30 ans qui ne sait pas s'amuser. Et je n'ai même pas envie de justifier cette déclaration tiens. 

Voilà, ces petites précisions faites, nous pouvons commencer. Ce weekend, je suis allée à Garorock, un festival à Marmande, à une heure de Bordeaux, dans ce bled paumé (20 000 habitants, ok) du Lot-et-Garonne, qui est un peu la Mayenne du sud ouest. J'étais plutôt contente parce que je n'avais pas fait de festival depuis fin août, et puis j'étais accréditée, et la programmation, quoique pas sensationnelle, avait quand même quelques noms sympas. On m'avait bien dit quand même qu'il y avait plein de dreadeux là-bas, que c'était une ambiance assez malsaine (attention je n'ai pas dit que c'était de la faute des dreadeux susmentionnés, ils se retrouvent juste dans la même phrase), et que tous les ans, des gens se faisaient voler des affaires, mais que cette année le camping était payant et plus surveillé normalement. Mais moi j'y allais pleine de bonne volonté. Bon, un peu en touriste étant donné que j'avais à peine potassé la programmation, néanmoins, je n'allais pas à reculons à Marmande, non non.

En sortant de l'autoroute, nous nous sommes faits contrôler par la police. Mit Alcotest et surtout Hund qui te renifle pour voir si tu n'es pas un camé. Ca annonçait la couleur. Lecteur, comme tu peux le voir, je suis une fille sage, je ne me suis pas fait arrêtée. Bref, on s'installe au camping, il fait gavé chaud, tous les spots avec des arbres sont pris... un festival comme j'ai pu en voir ailleurs. Personne ou presque ne se lève le derrière pour aller au festival vers 17h, tout le monde préfère prendre l'apéro, ça aussi ce n'est pas exceptionnel. Il y a un stand sauvage qui s'appelle "prévention drogues" mais la nappe est en poils jaunes, les flyers ont une écriture trop psyché et il y a deux petites filles à côté. Ca c'est moins normal. En quelques heures, j'ai pu découvrir la faune de Garorock, que j'ai décidé de partager en trois catégories :
-Les roots
Population majoritaire du festival, ils sont super équipés niveau campement. Les plus forts ont un hamac. Ils commencent à fumer de l'illicite dès le petit déjeuner et on se demande comment ils arrivent à trouver la navette pour aller voir des concerts. C'est à cause d'eux que tu ne peux pas faire vingt pas tranquilou sans sentir une vague odeur de Marie Jeanne. Le bon côté de la chose, c'est que ça les rend super accueillants. Le mauvais côté, c'est qu'ils peuvent aussi être super teubés. Mais le pire dans les roots, c'est qu'ils arrivent, par la force de je ne sais quel esprit, à être encore en forme en rentrant à quatre heures du mat pour continuer la fête et passer du vieux reggae. Je déteste le reggae. Je n'aurais jamais dû aller à Garorock. Ce sont aussi les roots qui te réveillent à 9h, toujours en musique.

10.4.11

Crystal Noir


Crystal Stilts
In Love With Oblivion 

Fin 2008, un groupe de Brooklyn répondant au doux nom de Crystal Stilts nous pondait un premier album (Alight Of Night) de noise-pop-psyche-etc aussi crépusculaire que réussi. Et si la bande se révélait décevante en concert (ou du moins à celui de La Route Du Rock), des morceaux comme "The Dazzled" ou "Crystal Stilts" continuaient d'occuper une place de choix dans les bibliothèques numériques.  

Les Américains à l'allure de membres du Velvet sortent enfin leur deuxième LP qui, comme son prédécesseur, semble tout droit venu d'une cave. Il a une belle pochette et un joli nom qui annonce la couleur à lui seul : In Love With Oblivion

Pas besoin d'avoir fait des études poussées de musicologie pour comprendre dès la première écoute que Les Echelles De Crystal n'ont rien changé ou presque : des claviers 60s comme on en voit à foison dans les caves bordelaises en ce moment, une voix caverneuse au possible qui nous fait penser malgré nous à Joy Division, une rythmique répétitive, des guitares menaçantes, et un tambourin quasi-omniprésent et qui sonne comme des clochettes.  

Ecouter In Love With Oblivion, c'est passer quarante-cinq minutes dans les ténèbres, sans sourire une seconde, en se sentant oppressé parfois. Le genre de musique à proscrire en cas de dépression. La grande majorité du disque est réussie, en particulier les morceaux "Sycamore Tree", parfait en introduction, l'abyssal "Alien Rivers", le presque joyeux "Half A Moon", "Recarious Stair" et "Prometheus At Large". Dommage, l'ensemble est assez répétitif et devient lassant si on l'écoute plus d'une fois dans son intégralité. Manque de luminosité et d'oxygène peut être, et des morceaux moins évidents que sur le premier album. A trop vouloir bien faire, les Crystal Stilts livrent un album difficile à digérer, mais qu'on écoutera par bribes avec un grand plaisir, à défaut de joie. 

"Sycamore Tree"

"Alien Rivers"


6.4.11

"It feels so good to have you back"

METRONOMY
THE ENGLISH RIVIERA

Joseph Mount a dû faire dans son slip rien qu'à l'idée de donner naissance au troisième bébé de Metronomy. En tout cas, il y avait de quoi avoir les foies. D'une, le deuxième album des Anglais, Nights Out, avait franchement eu son petit succès. De deux, le bassiste Gabriel Stebbing avait quitté le bateau en 2009 et été remplacé par une batteuse et un autre bassiste. Faire aussi bien qu'en 2008 et donner sa légitimité à une toute nouvelle formation, bonjour le boulot. 

Mais Jojo, comme un grand garçon, a vaillamment continué, et l'album The English Riviera sort ces jours-ci. Vous vous doutez bien qu'il a déjà fuité et que la très grande majorité de la blogosphère s'est jetée dessus. Alors, le nouveau Metronomy, il est comment ?

Très bien, dit-on après quelques écoutes. La première moitié est vraiment chouette. Ca commence avec des bruits de mouettes et des violons (pour justifier le titre de l'album sûrement) puis il y a un gros bijou qui s'appelle "Everything Goes My Way", une chanson avec une voix féminine et des paroles trop mignonnes sur un couple qui s'est retrouvé et pour qui tout va bien. Ensuite on peut se dandiner légèrement sur "The Look" avec son refrain archi entêtant, et apprécier la classe de "She Wants" et "Trouble", deux morceaux tout en retenue, bien loin des titres catchy à la "My Heart Rate Rapid" ou "Holiday" du précédent opus. Par contre, juste après, il y a "The Bay", avec ses claviers qui auraient très bien pu retentir sur Nights Out, les fans seront contents. Voilà, six très bons morceaux, super. Si ça avait pu continuer ainsi, The English Riviera aurait été album du mois.

Sauf que Jojo après, il foire un peu la fin. Les quatre derniers titres ne sont pas mauvais, ils sont juste ennuyants. A croire que le groupe en aurait eu marre et aurait préféré tout bâcler pour pouvoir enfin se prendre des petites vacances à Torquay, sous le palmier de la pochette (qui soit dit en passant a été pompée à une publicité). En plus, les deux chansons de clôture durent à elles deux douze minutes, ça n'arrange pas la chose.

Nous allons donc faire un truc les gars, on va supprimer l'air de rien les quatre dernières pistes et faire comme si c'était comme ça quand on avait téléchargé l'album. Le nouveau Metronomy ne dure donc plus qu'une demie heure, mais qu'est ce qu'il est bien.