L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

27.7.11

[GUEST 5] "C'est pas moi, c'est Shawn"

[Guest 5: Mélanie (Automatic Druggie)]

Il est 1h27 et j'ai décidé de m'atteler à mon article guest, j'ai tendance à être plus inspirée la nuit. Magie de l'article posté, on ne verra pas que j'ai ouvert une bonne dizaine de fois mon ficher "Caméo de l'été chez Tea Zine" en deux semaines et que j'hésite toujours entre trois idées d'article. Je suis donc in da place pour te noyer de mes paroles chatoyantes et je me suis finalement dit que quitte à hésiter entre 3 sujets d'articles autant faire un mix des trois. Comme le disait Chagrin D'amour "chacun fait fait fait c'qui lui plait plait plait" et c'est l'été et l'été on aime bien l'excès.


On va commencer par dire que j'ai trois passions dans la vie (avec encore plein d'autres trucs mais ça marche moins bien si je te dis que j'en ai 7 ou 21 de passions dans la vie): les reality shows, le vocoder et les Jonas Brothers (whaat wouai j'ai dit les JoBro, je sens que tu vas décrocher de mon article mais non reviens par là). Et comme c'est antenne libre je vais me la jouer Romano (j'écoutais Skyrock dans ma jeunesse) et te faire un cocktail express à emporter dans ta valise.

*Les reality shows*
C'est l'été, de toi à moi ça fait 100 fois que je le dis dans l'article mais on en est là. On rempli les valises et cette étape de l'article, tiens toi bien à ta chaise, je te l'offre pour quand tu t'ennuies, quand tu ne sais pas quoi regarder le soir dans ta maison de campagne, pendant les longues heures de voyage ou pendant que tes dumass d'amis font la sieste. Une boite à idée 2.0 qu'on appelle ça.

1. Survivor
Le même principe que Koh Lanta mais en vraiment badass donc tu ne seras pas perdu. La saison 19 est la meilleure que j'ai pu voir. Aux Etats Unis on joue pas pour rigoler, il y a 1 million de dollz à la clé alors les stratégies se donnent, les épreuves envoient très fort et la saison 19 est tout en rebondissement. Je te la recommande très très fort. 

2. Work of Art: The Next Great Artist
Je ne regarde pas que de la merde, Work of Art est un des meilleurs reality show qu'il m'ait été donné de regarder et sûrement le plus intéressant. Pas pour le côté sensationnel, mais pour le coté artistique. 12 artistes de différents horizons (peintre, sculpteur, photographe) doivent s'atteler à un sujet donné et produire une œuvre, chaque semaine l'artiste qui aura le moins convaincu sera éliminé. 

3. The Simple Life / Braxton Family Values
J'ai pensé aux filles (et aux garçons je suis pas sectaire) qui aiment bien lire Public et Oops sur leur transat. Exaequo: The Simple life avec Paris Hilton et Nicole Richie qui vont s'ambiancer du coté de la plèbe. Tous les jours elles doivent aller travailler pour gagner leur vie et même si parfois ça te laisse perplexe, de manière générale ça te fera surtout rire. 
Braxton Family Values avec Toni Braxton et ses quatre sœurs qui sont tout bonnement parfaites (surtout Tamar Braxton crois moi), entre clash, cours de chants et punchlines, j'étais à deux doigts d'accoler Braxton à mon nom de famille. 

J'ai décidé, consciemment, de ne pas mettre de reality show français dans ma liste parce qu'on ne peut pas les revoir et que j'aurai franchement eu du mal à choisir entre Pékin Express, Secret Story, L’île de la Tentation et Qui veux épouser mon fils.

*Le vocoder*
Si tu détestes le vocoder tu peux tout bonnement passer ton chemin... mais sois sympa et continue ce long fleuve d'article avec moi. Je t'offre ici mes 5 morceaux vocodés préférés que tu pourras écouter en passant ou mettre dans ton mp3 pour faire jouer ton swag de robot près de la piscine:

24.7.11

[GUEST 4] FELT : A DECLARATION

[Guest 4: Christophe Basterra]
Oui. J’ai été flatté quand le tandem de Tea Zine m’a proposé “d’écrire un article” – ne nous y trompons pas : il est toujours agréable de savoir qu’on pense à vous. Et comme dans la foulée, le duo m’a promis “une reconnaissance éternelle”, il devenait impossible de décliner l’invitation. Il restait donc le plus difficile : trouver le sujet. Entendons-nous bien : pas un sujet. LE sujet. Je me suis pris un moment à vouloir délirer sur le Long Hot Summer du Style Council – une ballade électrérotique qui berce avec brio depuis 1983 et un mois d’août passé à Altea les heures les plus chaudes de l’été. J’ai bien pensé concocter une “mixtape” virtuelle – mais entre nous, “l’objet” est presque trop galvaudé ces derniers temps. N’empêche : j’aurais sans doute mis The Beloved et The Barracudas, Gamine et Family. Pour hier. Holy Shit et Minks, St Augustine et Motorama, Still Corners et Memoryhouse. Pour aujourd’hui. Et puis, après avoir retourné le problème dans tous les sens, j’ai tranché : j’ai écarté New Order pour évoquer, sans garde-fou ou ligne directrice (après tout, c’est une “carte blanche”), Felt.

F.E.L.T. Les lettres majuscules ont toujours accompagné ce nom à la perfection. Je ne sais pas pourquoi. Une question graphique, je suppose. Vous pouvez bien sourire, vous aurez beau protester (même pour la forme), il ne s’agit pas d’un groupe comme les autres. Non : pas à cause de la légende que son fantasque despote s’est amusé à bâtir – même si, pour les béotiens, elle ajoute forcément à la dimension fascinante de l’histoire – autour de cette fameuse règle de trois : dix années (la décennie quatre-vingt), dix singles, dix albums (les compilations ne sont pas comptabilisées). Ni à cause des lubies et autres habitudes invraisemblables que l’on prête à ce Lawrence de Birmingham, qui a longtemps tenté de dissimuler son nom de famille pour ajouter encore à la magie. C’était bien sûr avant l’ère wikipediesque, lorsqu’un artiste pouvait encore espérer garder un soupçon de mystère et où les seules sources d’informations se trouvaient dans les notes de pochette – et les articles de la presse spécialisée et autres fanzines.

1984, chez New Rose, à Paris. C’est en cette année et en ce lieu regretté que j’ai acheté mon premier disque de Felt, l’album Strange Idols Patterns And Other Short Stories – ou était-ce ce fameux 25 centimètres exclusivement sorti en France, j’hésite maintenant ? J’ai découvert ce nom quelque temps auparavant, comme tant d’autres à l’époque, par le biais d’une compilation étourdissante réalisée par Cherry Red (alors label de la formation) : My Face Is On Fire (deuxième chanson de la face B) conjuguait avec un tel brio fragilité et assurance le temps de trois minutes donnant rendez-vous avec l’éternité que j’en suis tombé immédiatement amoureux. J’ai dû la réécouter en boucles plusieurs jours durant, me moquant bien des autres formations présentes sur le vinyle – et pourtant : Monochrome Set, EBTG, Eyeless In Gaza, Thomas Leer, The Passage, Joe Crow, Marine Girls … Pour résumer, je ne m’en suis jamais remis.

21.7.11

[GUEST 3] Markusevangeliet, puss och kram

[Guest 3: Chloé (Heil Teen Age)]

C'est depuis une chaise longue sous les palmiers, engourdie par trop de soleil ou par les nombreux mojitos, que je sors ma plus belle plume virtuelle pour écrire cet arTEAcle. Dans ce décor de carte postale où je me prends à rêver d’être une de ces jolies filles du clip de Metronomy The Bay, j’ai le cœur qui bat pour une summer playlist à base de musique suédoise. La Suède est le troisième exportateur de musique au niveau mondial après les USA et l’Angleterre. On connaît tous les plus grands tubes d’Abba, d’Ace Of Base, des Cardigans mais aussi d’artistes un peu plus cools tels que The Hives, Mando Diao, The Knife, Lykke Li et de beaucoup d’autres encore… (FYI La Suède a aussi vu naître Crazy Frog) … Mais si je suis là aujourd’hui, c’est pour tirer le portrait d’un mec qui s’intitule Markus Krunegård. (Roulez les R et dites le Å comme un O et vous saurez prononcer son nom.)

(source : unknown)

Comme un Jean Jacques Goldman des temps modernes version viking, Markus Krunegård, 32 ans, est le grand manitou de la variété suédoise. Chanteur, guitariste, auteur, compositeur, producteur, Markus touche à tout et à tout le monde.

Jeune, il traîne les sentiers battus de la Laponie finlandaise et décide de monter un groupe avec son pote de fac David Nygård qui vient de l'autre côté de la frontière, côté suédois. Laakso nait quand Lars Skoglund et Mikael Fritz les rejoignent. Markus chante en anglais, parfois en finnois mais qu'importe la langue, le leitmotiv du groupe est clair: retranscrire toute la gravité et la mélancolie des paysages lapons dont ils se sont échappés pour vivre leur vies de musiciens dans le monde civilisé. Ils sortiront en tout 4 albums, dont presque tous les titres passent sur la radio populaire P3. A coups de levers de sourcils, de belle mèche et de regards coquinous, Markus commence à se prendre pour un mec de l'eurovision avec ses sourires forcés et finit par lâcher ses copains pour se lancer dans une carrière de rockeur.

18.7.11

[GUEST 2] Le Southside Festival - le grand périple

[Guest 2: Clémentine (The Dancers)]

Tout d'abord, il faut savoir que le Southside festival se situe en Allemagne (au sud j'imagine ?), dans une ville dont je ne prononcerai pas le nom (vu que je n'ai jamais fait d'allemand).
Ce festival est GROS, avec une capacité d'environ 50 000 personnes et 4 scènes, ouah.


Si le festival est en Allemagne, ça signifie qu'il faut se taper 8h de bagnole depuis Angers - eh oui ce sont nos racines, cette douceur du terroir qui nous lient Marie et moi. C'est donc parti pour traverser la France en Berlingo. D'ailleurs, je me permets un gros big up à mes potes des Dancers et tous les autres avec qui je suis partie. Ça paraît assez réjouissant comme épopée comme ça, mais en fait ça a été la LOSE totale.
Tout a commencé le matin à la maison quand la tondeuse a bourré et qu'on a prit 45 minutes de retard. Bon, je vais vous passer les détails, mais ce qui est sûr, c'est qu'au moment d'embarquer un cinquième petit pote dans la voiture, je me suis aperçue que la ceinture du milieu était coincée. COINCÉE alors que 800 bornes de route nous attendaient. Youpi matin. Pour finir, j'ai pris le train jusqu'à Nancy, où on faisait étape, après avoir versé quelques larmes en introduisant ma carte bancaire dans la borne SNCF. Mais finalement, niveau confort c'était pas mal, j'ai pu bouquiner Hight Fidelity (Nick Hornby) tranquille dans le train à grande vitesse, sans avoir trop mal aux fesses.

Une fois arrivés - oui oui j'en viens aux faits ! - avec tout notre bordel (on venait d'acheter de la bouffe pour tout un régiment) la lose a continué = impossible de trouver un endroit où mettre notre campement. Finalement, on s'est serrés au bord d'une allée. On voyait déjà notre tente piétinée par une horde de mecs bourrés et inondée de bière allemande.

Les festivités ont continué lorsque, après Warpaint (très chouette malgré une ambiance un peu gueule de bois sur scène !), il a commencé à pleuvoir assez méchamment. Le site s'est transformé au bout de cinq minutes en une sorte de piscine boueuse. J'étais en short (tenue de rigueur pour n'importe quel festival, hein Marie) mais là, franchement, j'aurais mieux fait de m'abstenir. En plus, il n'a pas vraiment arrêté de pleuvoir pendant les trois jours, il s'est mit à faire un froid de fou avec du vent, j'ai failli échouer à l'épreuve "rentrer-à-la-tente-sans-rester-coincée-dans-la-boue"…
Là je viens d'expliquer pourquoi on se sentait un peu comme des LOSERS pendant cet énorme festival plein de boue collante. C'était mon petit moment "une connasse au Southside" aha.

Maintenant, je vais essayer d'expliquer pourquoi, malgré tout, j'ai trouvé ce festival vraiment BIEN.

D'abord, la programmation était dingue, enfin concernant mes goûts, j'en suis venue à me demander quel groupe manquait !
Donc, un line-up de fou : Arcade Fire, Arctic Monkeys, Kaiser Chiefs, The Wombats, The Subways, Bright Eyes, The Kills, Friendly Fires, Two Door Cinema Club, Kasabian, The Hives, Elbow, Lykke, Li, I Am Kloot, Klaxons, Blood Red Shoes, Warpaint…

Le Top 3 des concerts que j'ai préféré :


Je pense qu'Arcade Fire, même sous la pluie battante, occupe la première place. Ce groupe est mon grand amour depuis le premier album. L'énergie qui se dégage d’eux sur scène est magique, c'est une sorte d'euphorie de groupe contagieuse. Je ne vais pas arrêter de le répéter, mais c'est très important pour moi de voir qu'un groupe est heureux sur scène.


16.7.11

[GUEST 1] Vitesse

[Guest 1: Vadim P]

Là, personnellement, je suis saoul. Je fume des Dunhill light en maillot de bain Façonnable, payé avec mon premier vrai salaire d’ouvrier spécialisé. La bouteille de vin rouge achetée au Carrefour Market, repérée à l’étiquette qui signale la sélection des experts du magasin est vide. Ca pourrait être déprimant. Ouais mon pote, ça pourrait être déprimant, mais d’abord, Marvin Martin a marqué deux pions ce soir contre l’Ukraine (ouais j’écris en avance), et je viens de l’acheter sur Football Manager, et je viens de me faire du Earl Grey. C’est pas du Twinings mais du Carrefour mais rien à foutre, il y a des fois où ça va bien et des fois où ça va pas, et là, ça va.

Je suppose que c’est un souci de t’appeler « mon pote » vu que t’es peut-être une meuf et que même si t’es un mec, tu me connais pas. Bref, on m’a dit de me présenter et j’aime pas ça du tout donc on va abréger. Je m’appelle Vadim, j’ai 21 ans, j’ai fondé la frange avec un pote et j’écris pour plein d’autres trucs. Voilà, on se connaît, si ça t’intéresses t’as qu’à stalker mon flavors, parce que je vais pas répéter tout ce qui est déjà sur l’internet.


Je me suis engagé un peu vite, j’ai dit que j’allais parler de Vitesse. J’ai un peu de réticence à le faire maintenant que je suis devant le truc. Je suis dans la position du mec qui parle d’un truc pas trop connu, d’un groupe dont les deux membres ne jouent plus ensemble et qui était le meilleur du monde. Tellement le meilleur groupe du monde que je les ai trouvés sur facebook mais que j’ai pas osé écrire de mail pour dire à quel point ce qu’ils ont fait m’avait un peu bouleversé. Mais à la limite c’est pas la question. Je donnerai pas les noms ni rien, au fait, ni des albums ni des chansons je crois. Parce que si ça t’intéresse tu bougeras ton cul sur google pour naviguer entre les milliards d’homonymes (ce sera plus simple sur lastfm btw), et tu mériteras d’écouter Vitesse. C’est pas une chasse au trésor mais presque, rapport que filer de la confiture aux cochons ça m’ennuie. Bon et si tu connais déjà, viens pas me casser les couilles, je considère que Vitesse est mon secret, et quand bien même ça le serait pas, je vais continuer d’y croire. 

14.7.11

12.7.11

11.7.11

"On fait l'bilan calmement en s'remémorant chaque instant"

EUROCKEENNES 2011 : LE BILAN

Autant être honnêtes d'emblée : cette année, on a un peu moins aimé les Eurockéennes. C'est peut être dû au fait que nous devenons plus exigeantes, plus blasées, ou encore que nous sommes malgré nous de grosses connasses d'hipster. Mais on n'y croit pas trop, ou alors, si c'est vrai, ce ne sont pas les seuls facteurs qui ont fait que ce weekend à Belfort était un peu moins formidable que les trois précédents. Oui, "trois", car c'étaient nos quatrièmes Eurockéennes, alors nous pouvons nous permettre un peu de dire que "c'était mieux les autres années", même si quatre ans ce n'est pas forcément grand chose comparé à certains habitués du festival.

Première - et plus importante - fautive : la programmation. Cette année, c'était vraiment vaches maigres pour nous. Quand on a fait cette remarque en interview à Christian Allex, le directeur artistique des Eurockéennes, il nous a simplement demandé si on habitait Paris - lol. D'après lui, "la prog a été plutôt appréciée de tous les festivaliers. C'est unanimement reconnu qu'il y a eu plein de super moments [...], tout le monde a été super convaincu." Mouais, ben pas nous, ni la totalité de nos amis eux aussi présents à cette vingt-troisième édition. Certes il y a eu de bons concerts, mais en comparaison aux autres années, il y en a eu moins et on n'a pas forcément gagné en qualité non plus. C'était à nos yeux beaucoup mieux en 2010. Mais là encore on ne semble pas de l'avis de tout le monde. Christian Allex : " On s'est fait fracasser l'année dernière sur la prog alors que cette année on a eu un entrain incroyable. Moi j'aimais beaucoup la prog de l'année dernière, peut être plus pointue et plus exigeante."  Les adjectifs sont lâchés. Les Eurockéennes ont-elles laissé tomber la qualité, quitte à perdre leur clientèle plus érudite mais pour toucher davantage le grand public ? Le directeur artistique, tel un communiqué de presse vivant, explique juste que "la programmation de cette année est plus large et fait aussi la part belle à des artistes déjà connus comme Boys Noize ou Birdy Nam Nam. Il y a peut être un peu plus de points de repères qu'il y avait l'année dernière." Et effectivement, au final le festival y trouve son compte puisque l'affiche aura attiré près de 95 000 personnes (soit 15 000 de plus que l'an passé, quand même) faisant ainsi carton plein ou presque. Tant mieux pour eux après tout. La loi des grosses têtes d'affiche l'a emporté sur les middle names plus confidentiels. 

Concernant le budget, puisqu'il a son rôle aussi, il est resté quasi le même ces dernières années : 5,4 millions d'euros en 2011. Le festival français qui se rapproche le plus en taille et en budget est Rock En Seine, avec 5,2 millions et plus de 100 000 entrées. Et dans le match, c'est bien la prog de Rock En Seine qui gagne, comme quoi ce n'est pas juste une question d'argent. 


Chistian Allex est directeur artistique des Eurockéennes depuis onze ans déjà. 

9.7.11

"Ne t'asseois pas, j'ai bougé la chaise"

EUROCKEENES 2011 : JOUR 3

Sans qu'on s'en aperçoive, le dernier jour des Eurocks arrive et on y trouve notre compte, puisqu'on y vivra le meilleur concert de cette édition, et de loin.

Non, notre set préféré n'est pas celui de Katerine, même s'il est foutrement divertissant. On a loupé "La Banane" et consorts mais "Excuse Moi" et "20-04-2005", la fameuse chanson sur Marine Le Pen, ont encore mieux fait l'affaire. Katerine a l'air d'un gros beauf avec sa jupe, son collant bicolore rose/violet, son sweat trop petit et sa fleur dans les cheveux, mais peut être que nous aussi sommes un peu beauf puisqu'on reste de notre plein gré à son concert. Au moins on se marre bien, et puis qu'un artiste aussi populaire se permette une telle liberté, c'est respectable. 

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Le concert suivant, encore et toujours sur la plage, aurait pu être notre favori si nous étions mortes pendant, écrasées par l'un des très nombreux slams. Heureusement, non, on est encore là pour vous dire que Odd Future en live, ça tue. Le début était un peu bizarre. Syd Tha Kid aka la/le DJ androgyne était tout seul sur scène à passer du OFWGKTA alors que bon, on voyait un peu les autres sur le côté. Cela faisait l'impression d'une arnaque mais au bout de deux/trois morceaux, le set a démarré pour de bon et Tyler s'est pointé en chaise roulante, plein d'énergie malgré tout. On n'a pas tout compris à leur baragouin mais on a quand même reconnu "Yonkers", "French" et surtout "Radicals" en clôture. "Kill People, Burn Shit, Fuck School" scandé par le gang et le public a résonné dans nos têtes encore bien après le concert. Sinon, on a été surprises car ils sont moins arrogants que ce que l'on croyait. Au contraire, on a plutôt l'impression d'être en face d'une bande de potes qui se fait plaisir. Ils disent d'ailleurs ne pas avoir de setlist. Au fait, notre poteau Anh Phi a fait de supers photos, allez checker ça.
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6.7.11

"Tête de moteur, verrry good forr you"

EUROCKEENNES 2011 : JOUR 2

Samedi c'est stoner et c'est complet, une journée pas pour les tapettes.

Le camping c'est bien sympa, mais on y traîne pas trop aujourd'hui, puisqu'il y a Mars Red Sky programmés tôt. Le groupe de stoner de Julien Pras ne fait plus seulement du bruit en terres bordelaises depuis la récente sortie de leur premier album qui semble mettre toute la presse d'accord. Plus habitués aux sombres caves, c'est assez incroyable de les voir sur une si grande et jolie scène, devant un public assez nombreux en plus. Nous sommes même contentes pour eux, comme si c'étaient de vieux amis. Ils ont l'air un peu timides mais leur prestation reste convaincante, leur son est puissant sans pour autant nous filer des acouphènes comme d'habitude. Pour l'anecdote un peu drôle, plus tard dans la journée, un certain Mamadou aurait gagné une rencontre avec eux en jouant au stand Direct Star. Mamadou se demandait bien ce qu'était Mars Red Sky. Un groupe à suivre, mec.

Un saut à l'esplanade Greenroom (l'ancien chapiteau) révèle qu'Anna Calvi a une bien jolie voix, mais que son concert est joliment ennuyeux aussi. 

Après avoir croisé des fake Lemmy tout l'après-midi, l'original se pointe enfin sur la grande scène,  pas en short malheureusement. On venait pour se gausser, mais au final, Motörhead en live c'est vraiment bien. Du rock classique certes, autant dans la musique que dans l'attitude scénique, mais ils font authentique. Ok, on connait très mal, mais nous avons tout de même reconnu "The Ace Of Spades", le gros tube. Et le batteur s'est lancé dans un solo impressionnant, qui a bien dû faire cinq  minutes pendant lesquelles le public est resté bouche bée. Pas sûr qu'à leur âge on ait encore une telle forme. Sinon, on ne comprend rien de ce que Lemmy dit, on dirait qu'il vomit. Et vous ne trouvez pas qu'il ressemble étrangement à l'oncle Pecos dans Tom & Jerry ?

On a volé l'idée des Do's & Don'ts à Vice

EUROCKEENNES 2011 : DO'S & DON'TS

C'est fou les énergumènes qu'on peut croiser dans un festival. 
DO La casquette DIY spéciale Eurockéennes, qui prouve une grande créativité, même si c'est pas idéal pour pécho. En même temps c'était perdu d'avance : il est Morlaisien

DON'T Autant les petites bites de la casquette précédente passaient, autant là c'est carton rouge. Paraît que c'était pour un enterrement de vie de garçon, ben si j'étais la future mariée, j'aurais reconsidéré ma décision.

DON'T Non, danser avec ta copine pas terrible dans ton haut jaune dégueu ne nous fera pas oublier ta tête. Bisou.

DO Bravo mec, tu as compris que le sac à dos pingouin était un putain de piège à meuf. Enfin, si tu aimes les meufs.

5.7.11

"Ouais mais nous on a fait 200 km pour voir Tryo quoi !"

EUROCKÉENNES  2011 : JOUR 1

En 2010, le vendredi des Eurockéennes proposait une concentration impressionnante de bons artistes. Cette année c'était beaucoup plus light mais nous avons tout de même trouvé de quoi nous occuper. 
 La faute au camping qui n'ouvrait que le jour même au lieu du jeudi les années précédentes nous arrivons dans l'enceinte du festival vers 20h seulement et allons à la plage voir les Savy Fav en guise d'échauffement musclé. Voir un chanteur à grosse bedaine et avec pour seul vêtement un caleçon douteux est un peu traumatisant mais quand même sacrément rock'n'roll. Le barbu déborde d'imagination quand il s'agit d'utiliser des accessoires pour égayer le set. Voir dessin ci-dessous :
Sinon niveau musique on ne se rappelle pas trop mais on pense que c'était bien.

Juste après, direction la Loggia, qui a drôlement rétréci, au point d'être si difficile d'accès que l'on baisse les bras. And So I Watch You From Afar avait l'air sympa, mais ce sera pour une autre fois. 

Pendant ce temps là, la scène de la plage (on vous dira plus tard à quel point on aime sa nouvelle disposition, carrément posée sur l'eau) s'est bien remplie pour accueillir Battles qui ont gagné en popularité depuis "Ice Cream" et son clip. La faute aux longues intro, il est difficile de se mettre dans l'ambiance au début. Par la suite, on pige le truc et on danse beaucoup plus qu'au Kilbi (par exemple) et ce malgré les rythmes tellement particuliers que cela peut vite devenir un casse-tête de trouver les mouvements adéquats pour shaker son booty. Niveau scénographie, deux petits écrans diffusent des vidéos des personnes ayant prêté leurs voix sur le nouvel album. Kazu Makino (sur "Sweetie And Shag"), de Blonde Redhead, y est particulièrement effrayante. Gary Numan ("My Machines") aussi, en fait seul Matias Agayo ("Ice Cream") s'en sort dans l'histoire. Les amateurs du second LP apprécient le concert sans pour autant être transcendés, tandis que les gens qui en étaient restés à l'inaugural Mirrored (2007) s'ennuient assez. Ah ! si Tyondai Braxton était encore dans le groupe, on aurait  au moins eu droit au tube "Atlas". Au final, la meilleure chanson sous cette nouvelle configuration est "Futura", tant mieux, ils ont l'ont faite à la fin.