L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

28.1.10

Twilight, la bande son

VAMPIRE WEEKEND
CONTRA

C'était en décembre dernier, on ne buvait pas d'"Horchata" mais du thé (ça vous étonne?) et on l'attendait patiemment. Tous les moyens étaient mis en oeuvre pour nous faire baver: 2 singles des plus sympathiques et des affiches sur tous les murs de Londres, parfois même en grand format: Ezra Koening et les acolytes se laissaient désirer. Enfin, ce début janvier, 2 ans après le premier opus, les Vampires ont CONTRAttaqué. On a aimé.

Finit la CONTRAception. Après avoir ému la presse internationale avec leur (génial) premier album, les 4 jeunes américains saisis de CONTRActions ont enfin accouché d'un second. Sympa. Bon, en ce qui nous concerne et CONTRAirement à une foule de CONTRAriés, on ne s'attendait pas à une révolution. En effet, les moyens plutôt énormes mis en oeuvre pour la promotion, ça bousille pas mal le charme du débutant... et Contra nous a finit par nous donner raison. Car les Vampire Weekend, contents de servir un style indéfinissable et mélange de genres (souvent comparés à Paul Simon, ils conjuguent des sonorités indie/afro/ska/indie/pop/carillonnantes/ouh-ouh-ouaaah-antes/vampiriques/...) se complaisent dans leur style sans l'approfondir des masses.

Qu'importe, ce qu'on appréciait chez eux - ces mélodies sautillantes, ce chant un brin naïf, cette énergie entêtante - tout est là. Un peu retouillé, remanié, tortillé dans tous les sens. Juste de quoi élargir leur répertoire. Au fond, il faut être clair: Vampire Weekend, ça a un goût de Vampire Weekend. Un peu toujours le même, furieusement reconnaissable mais souvent appréciable. (D'ailleurs, leur positivité explose aussi sous forme de confettis dans leurs clips - ici notre chéri "A Punk" et ci-après, le lovely "Cousins" - un petit air de famille?)

26.1.10

"Envie de bastonner"


ITW THE DODOZ
Nous avons profité de la venue des sympathiques Dodoz à Angers pour leur poser quelques questions. Au passage, sachez que c'est vachement dur de distinguer des voix de jumeaux, quand on veut retranscrire l'interview.

TEA : Vous commencez une grosse tournée, comment l’appréhendez-vous ?
Géraldine (chant, basse) : Là en fait ça fait deux ans qu’on tourne vraiment très régulièrement. On s’est pas vraiment arrêtés depuis deux ans. Donc là on est super heureux, on adore tourner, c’est ce qu’on préfère faire. On est très contents mais ça ne fait pas une nouveauté.


Votre album est sorti il y a quelques mois, vous êtes contents des réactions ?
Jules (guitare) : Ouais, on est super contents. On est content qu’il soit sorti et puis on a eu des super bonnes critiques dans les Inrocks tout ça...



En commençant le groupe, vous imaginiez signer pour une maison de disques aussi tôt ?
Géraldine : En fait on était juste amis au collège et on jouait chacun de la musique. On s'est pas vraiment dit qu'on allait faire un groupe. Les garçons après leur journée de skate se retrouvaient chez les jumeaux et ils jouaient ensemble du blues. Et moi comme j’étais copine avec eux et que je faisais de la musique, on allait chez eux jouer. On s’est pas dit : "On va créer un groupe pour faire un album" ou quoi. C’était vraiment naturel et au fur et à mesure on a fait des concerts, on nous a proposé de faire un album... On était contents.



Les Misty Socks, nous ont dit en interview que vous aviez eu pas mal de propositions très intéressantes de la part de maisons de disques mais à condition que vous chantiez en français, alors vous aviez décliné, c’est vrai ?
Géraldine : Ouais. En fait, au début on a envoyé des démos à plein de maisons de disques. Et il y en avait plein qui nous répondaient oui mais seulement si vous chantez en français... Et on a refusé jusqu’au moment où on a rencontré Peter Murray notre producteur, qui lui nous a accepté comme on était et donc au final on est vraiment contents parce qu’on fait ce qu’on voulait.

Jamais en français ?
Jules : Non !
Géraldine : C’est vraiment un choix de ne pas faire de concession.

24.1.10

"I hate boys"

THE DODOZ @ LE CHABADA
16/01/10

Dernièrement j'écoutais, selon ma vilaine curiosité habituelle, deux vielles dames dans le bus qui discutaient. Elles disaient que les jeunes aujourd'hui c'est vraiment honteux, qu'ils ne font rien de bien, que ce sont de sales petits voyous, qu'ils n'arriveront jamais à rien dans la vie, etc etc.
Si elles ne m'avaient pas été aussi antipathiques, j'aurais amené ces vieilles dames au concert des Dodoz au Chabada à Angers. Ça leur aurait cloué le bec, de voir des jeunes qui font des choses bien.


Les Dodoz sont jeunes. Mais ce n'est pas parce qu'ils ont le même âge qu'il faut les confondre avec les feu (ou presque) baby rockers parisiens : les Dodoz sont Toulousains, ils chantent exclusivement en anglais, et sont franchement moins portés sur les Libertines et autres Strokes. Et puis ils sont encore là, aujourd'hui, en 2010. Avec un premier album sorti depuis quelques mois, et un deuxième déjà en préparation (Vous en saurez plus dans l'interview qui paraîtra prochainement).

Panique à Gatwick


LE TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT D'UNE JEUNE SUISSESSE PRISE DANS LA NEIGE À LONDRES PENDANT PLUS DE 24 HEURES

Il faisait très froid lorsque, ce jour là, je quittais à contre-coeur mon hôtel londonien. La ville se réveillait doucement sous son manteau blanc et les trottoirs couverts de glace m’étaient plus hostiles que jamais. Cependant, il en eut fallu bien plus pour décourager une suissesse habituée aux intempéries et je parcourus donc courageusement les rues, même chargée comme un mulet. En effet, force d’acquisitions diverses, ma valise et mon énorme bagage à main ne boxaient pas dans la catégorie poids plume. Mais peu importe, je suis une femme forte.

Après quelques fastidieux changements de métro, un dernier usage de mon Oyster (on sent l’émotion), un train qui n’entra jamais en gare (allez savoir pourquoi) puis un autre qui, lui, m’emmena à travers la campagne anglaise, j’arrivai (enfin) à l'aéroport espérant y trouver un avion qui me rapatrierait à Genève. Seulement, ce n'était pas un jour ordinaire pour Gatwick: en raison des fortes chutes de neige (laissez moi rire) à peu près tous les vols avaient été annulés. Pas de chance, le mien en faisait partie.

Que fait on dans ces cas là ? On attend, tout simplement. On fait la queue pour rien. On prévient ses proches. On attend. On change de place. On remarque que son natel est mourru sans batterie. On attend. On observe les gens qui attendent. On s’endort et puis les nerfs lâchent et on se met à pleurer comme une merde. Super forte.

Mais les larmes s'avèrent efficaces pour s'attirer la sympathie de certains employés. Ainsi, Easy Jet s'est occupé de tout: Hotel, repas et douche pour bibi. Redoutant une nouvelle annulation qui planait telle l'épée de Damoclès au dessus de ma tête, j'ai même entrepris des préparatifs dignes d'un départ en mission - recharge de portable, habits chauds et confortables, restructuration de bagages, vol de petit pains au repas, ... - on n'est jamais trop prudent. La nuit fut courte mais heureusement pour moi, tout se passa bien (comprendre ici: j'ai entendu mon réveil et ai pu prendre la navette à temps).

Sous l'effet du stress j'étais donc bien trop tôt à l'aéroport. J'ai toutefois pu m'enregistrer. La valise pesait 19kg. Premier soulagement. Attente (encore!), contrôle de douane, attente, terminal, attente, embarquement, attente, décollage avec 45min de retard... jusqu'à la dernière minute j'ai cru qu'on n'y arriverait jamais. Arrivée à Genève, encore plus en retard car en Suisse on déblayait la piste d'aterrissage, j'ai fini pas me retrouver à la maison. Après avoir beaucoup attendu sans rien faire, j'étais épuisée mais ai finalement réussi à me remettre de ce traumatisme, merci bien.

Sur ces belles paroles s'achève donc notre dossier spécial Londres. Pleurez de chaudes larmes les enfants, car Londres ne se quitte pas facilement. Et on espère que vous avez trouvé ce dossier incomplet : on sera obligées d'y retourner.

23.1.10

Pas de quartiers!

LONDRES : MARCHÉS

Londres est une ville aux multiples visages et une bonne façon de les découvrir est d'arpenter ses marchés. Que ce soit à Camden, du côté de Brick Lane, de Portobello ou de Brixton, tout est londonien mais rien ne se ressemble. Comme nous y avons beaucoup marché (haha), vous livrons nos quelques impressions :
CAMDEN
Camden, c'est Disneyland pour adultes. Les façades sont décorées par d'immenses "sculptures" dont un chat et des doc martens et même un avion (ici un aperçu sur street-view pour vos beaux yeux). Des gens bizarres s'y promènent à longueur de journée (bizarres genre couverts de pics ou vêtus d'immondes tshirts animés). Vous y trouverez de tout - T-shirt des Clash, boutique YEL, l'incroyable magasin techno-fluo-alien et autres fringues chinoises à dentelles - par contre, on essaiera vraiment de vous arnaquer. Normal en même temps, car le quartier regorge de touristes.
Autres détails intéressants:
A Camden on a vu: des charity shops avec des vendeurs qui font peur, des coins qui feraient un décor idéal pour une scène de poursuite dans un film hollywoodien, une vendeuse de nourriture chinoise qui agresse les passants et le menu Chicken Burger/Frites le moins cher de notre séjour.
A noter également:
Si trop de shopping vous a épuisé, n'hésitez pas à vous promener le long des canaux so cute avant de prendre une tasse de thé dans un mignon petit salon.
Enfin, contraste étrange avec la journée fourmillante, Camden la nuit, c'est mort. Ne tentez pas d'y passer une soirée mortellement déjantée ou on essayera de vous empoisonner avec des cupcakes doucereux et de la musique insipide.


22.1.10

"Alors, t'as shoppé ?"


Faire du shopping à Londres,
capitale du bon goût
(sans rentrer avec un découvert)
L'habit ne fait pas le moine, mais il peut faire une quantité d'autres personnes. Et comme Londres est une ville de mode, on ne pouvait pas vous laisser un dossier sur la capitale britannique sans parler chiffons.

OXFORD STREET
Imaginez une rue où toutes les chaînes de magasins de vêtements que vous aimez seraient : voilà Oxford St. Une rue trèèèèèès longue, très encombrée, et où la tentation règne.
Vous trouverez ainsi les traditionnels H&M, Zara, Mango, mais aussi de quoi vous habiller comme les pouffes anglaises avec Miss Selfridge, Dorothy Perkins, ou même New Look. Bien mieux, vous irez baver devant les fringues d'Urban Outfitters et d'American Apparel. Et comme les prix de ce dernier sont bien trop élevés, vous achèterez vos basiques chez Uniqlo. Mais surtout, il faut aller à Oxford Street pour deux magasins. Le premier, parlera à n'importe qu'elle fille un tant soit peu soucieuse de son look : Topshop. La chaîne dont on ne trouve à ce jour aucune filière en France ou en Suisse. Les collections font rêver. Les prix moins. Si vous voulez vous faire du mal, allez voir leur boutique en ligne. Le deuxième magasin, Primark, c'est un peu l'inverse. Les vêtements ne sont pas toujours bien taillés, mais les prix sont imbattables. Huit livres la chemise en jean, dix livres le pantalon, deux livres le lot de cinq collants, deux livres les baskets en toile et huit les derbies. Pour tous ceux qui préfèrent la quantité à la qualité.

21.1.10

J'espère qu'Elizabeth sera là et nous invitera à prendre le thé

LONDRES : TOURISTE
Salut, moi c'est Mie. J'adore le thé, mais j'aime aussi voyager. En fait, j'aurais voulu être guide touristique parce que mon livre spirituel s'appelle Routard. Je voue un culte aux lieux célèbres. Rien ne m'émeut autant qu'un Big Ben sonnant les 18h tapantes ou qu'un garde se dégourdissant sagement les jambes. Suivez-moi en images à travers Londres et pour des renseignements plus détaillés, référez vous à ma Bible sacrée! Amen.


Commençons par le plus évident: Buckingham Palace. Malheureusement cependant, la reine n'y séjournait pas en ce début d'année.



La méchante avait même emporté ses gardes à toques de fourrure. Les bonshommes gris faisaient de piètres lots de consolation.

20.1.10

Tes yeux mentent


Pélerinage à Londres : il nous fallait absolument aller dans la boutique de notre marque de T-shirts préférée, Your Eyes Lie. Pour faire simple, YEL (pour les intimes), c'est un peu les T-shirts les plus cools du monde (au moins). Et leur philosophie achève de nous conquérir : "Bad Taste Is Better Than No Taste". Thomas de l'équipe YEL a gentiment répondu à nos questions.



Quand est né Your Eyes Lie ?
YEL est né vers 2005, mais a mis un petit moment avant de démarrer. Nous avons ouvert notre première boutique à Camden en août 2008 et maintenant nous avons un plus grand magasin près de Carnaby Street (ouvert en novembre 2009) et un rayon femme au Topshop d'Oxford Circus. En plus du magasin en ligne qui livre vers dix pays.

Qui est l'heureux parent de YEL ?
Ben Yarwood a fondé YEL et il en est encore le dirigeant. Nous avons des designers, des artistes et des feignants qui boivent du thé qui tous contribuent (certains plus que d'autres) à la marque.

Quand va sortir la nouvelle collection ?
La nouvelle collection sortira en février.

18.1.10

"This is the London scene, but we're still proud"

S.C.U.M par Matthew Stone

Faire un article à propos de tous les groupes intéressants de la scène londonienne actuelle prendrait beaucoup beaucoup de temps, et serait même impossible, tant de nouveaux groupes se créent chaque semaine dans la capitale britanique.
Par contre, écrire sur les groupes dont on a pas mal entendu parlé durant notre séjour, voire qu'on a croisés c'est bien plus faisable.

S.C.U.M
C'est peut être le groupe le plus prometteur de Londres. S.C.U.M pour Society for Cutting Up Men, un manifeste féministe ultra violent écrit par Valerie Solanas, qui voulait supprimer les hommes et qui tenta d'assassiner Andy Warhol. Le ton est mis : sortez vos vêtement sombres. Le quintet est placé sous la bonne étoile Horrors : ils vont faire leurs premières parties en Belgique et aux Pays Bas, leur single a été produit par Tomethy Furse, et, oh tiens, mais il y a Huw Webb, le petit frère de Rhys 'Spider' Webb, qui joue dans ce groupe ! Encore plus fort : le single, évoqué plus haut et s'intitulant "Visions Arise" est certes une petite merveille, mais il semble sorti tout droit du dernier album des Horrors justement. C'est surtout la voix du chanteur Thomas Cohen, très grave, qui rappelle celle de Faris Badwan. Pourtant, le single de S.C.U.M. date de 2008, tandis que Primary Colours est sorti l'année dernière. Alors, qui copie qui ? Hormis cette ressemblance dérangeante, le groupe a certes peu de chansons à son actif, mais elles sont toutes bigrement bien faites. On attend la suite.

HAPPY BUNNY
Puisqu'on a parlé du petit Huw Webb, passons à son grand frère, Rhys. Le jeune homme est très très occupé. En plus des Horrors, il a monté très récement avec Coffin Joe et Tommi Tokyo, une amie japonaise, un projet baptisé "Happy Bunny". Le nom est beaucoup moins dark que S.C.U.M. Aucun son du lapin n'est disponible sur internet, si ce n'est des vidéos live d'une qualité affligeante sur Youtube. Mais nous avons eu la chance de les voir lors de l'une de leurs rares prestations scèniques, et en savons beaucoup plus sur le genre de musique qu'ils font : du punk ! Du punk sans fioritures, juste beaucoup d'énergie (Tommi Tokyo en a dans le gosier). Et le mieux dans tout ça, c'est que ça fonctionne parfaitement. Vivement qu'ils enregistrent quelque chose. Pour ce qui est du nom, on soupçonne Rhys d'être le fameux petit lapin joyeux : non mais regardez-le sautiller en souriant quand il joue de la basse !

16.1.10

Bouillon de culture


TEA EN VOYAGE
LONDRES : MUSEOLOGIE

A Londres, les musées sont gratuits.
Cette affirmation à elle seule justifierais une escapade dans la capitale. En tout cas, l'argument nous a convaincues: un petit bain de culture ne fait de mal à personne. Tate Modern, Tate Britain, Wallace Collection et ICA - la TEAm s'est plongée dans des expositions permanentes pas toujours à la hauteur de ses attentes. Qu'importe, à défaut, on peut toujours mater la belle faune qui s'y promène.

A Londres, certain musées ferment tôt. D'autres prétendent le contraire. On y trouve cependant toujours une boutique avec des magazines soldés ou des fanzines gratuits. Etant donné que la nuit tombe vite en hiver (16h), les nombreux lieux d'exposition offrent également une alternative de choix au monuments que nous préférions découvrir de jour. Cependant peu chauffés (pas au moins -50°C à l'extérieur, je vous demande un peu), ils ne nous permirent pas toujours de décongeler tout à fait. On y frissonna donc quelque peu, et ce n'est pas forcément en raison de la qualité des oeuvres exposées.


On a aimé entre autres:
-Le Tate Modern et son impressionante architecture
-La frise chronologique où sont énumérés tous les artistes et mouvements du siècle passé
-De l'autre côté de la Tamise: Gilbert et Georges au Tate Britain
-L'aile toute spéciale réservée à William Turner. Même si on s'en lasse assez vite finalement
-La Wallace Collection, peu connue mais qui vaut indéniablement le détour

14.1.10

Eastenders

TEA EN VOYAGE
SORTIR DANS L'EST LONDONIEN

Les soirées londoniennes font rêver. Surtout celles à l'est.
Parce qu'on nous en parle souvent, si ce n'est tout le temps, de l'East End. A juste titre : c'est d'abord là-bas que ça bouge la nuit, en Albion. Les hypsters ? A l'East End ! Les musicos ? A l'East End ! Les artistes ? A l'East End ! Jack The Ripper (l'éventreur) ? A l'East End !
Alors la TEAm, de passage à Londres, elle sort où ? A l'East End !
Mais comme ce n'est pas en quelques soirées que l'on devient un vrai eastender, nous nous permettons de dresser un portrait simpliste des nuits orientales (ben oui, on dit "oriental" pour l'est non ?).
Quelques règles à respecter d'abord :
-A l'Est, on ne sort pas trop tôt. En fait ça commence à être intéressant à partir de dix heures. On préfère te prévenir toi lecteur qui, par un excès d'enthousiasme, irait à Shoreditch (C'est le nom du quartier, l'employer souvent pour faire croire que tu maîtrises le sujet sur le bout des doigts) dès sept heures et demi et t'etonnerais de n'y trouver personne. Arriver en avance, c'est has been. Donc trouve de quoi t'occuper avant.
-A l'Est, on sort habillé. Bien sûr tu n'allais pas sortir nu (surtout l'hiver, malheureux) Mais tu dois vraiment avoir une allure irréprochable. En gros, il faut être habillé comme pour le nouvel an, mais tous les soirs. Et si tu es une fille, c'est encore pire, car tu dois te maquiller, et mettre des talons. Enfin, les garçons aussi peuvent le faire, nous sommes à Londres.

-A l'Est, on est blasé. Du moins on fait semblant de l'être. Tu vois le grand garçon là-bas au fond de la salle ? Ben c'est Faris des Horrors. Oui, il est tout seul. Non, tu ne vas pas traverser le bar pour le rejoindre, lui sauter au cou et pleurer à ses pieds. C'est juste Faris, fait semblant de le considèrer comme une personne normale, même si tu connais ses chansons par coeur et que tiens, c'est marrant, tu as justement une photo de lui en guise de fond d'écran pour ton portable. De toute façon la plupart des gens dans ce club sont des musiciens/mannequins/acteurs/artistes/ou people. Et tout le monde se connait, fais gaffe à ce que tu dis. Même en français : ici on te comprend, les Français sont partout, c'est terrible.

I Love London

TEA EN VOYAGE
LONDRES
Le dossier spécial Londres arrive incessamment sous peu.
Et pour vous donner envie de le lire, voici déjà quelques photos.

11.1.10

We Want War!


THESE NEW PURITANS

HIDDEN

"L'année 2010 commence bien". Bouuuuh la vilaine phrase convenue que voilà. Pourtant je m'en servirais bien : nous sommes seulement le lundi 11 janvier et déjà nous avons un très bel album pour commencer l'année. Les auteurs ? These New Puritans.

Si vous ne les connaissez qu'un peu ou même pas du tout, une petite remise à niveau s'impose. (Et pour les autres, vous pouvez sauter un paragraphe.)

----------------------LE TNPS EXPRESS----------------------
Cette fois-ci, ne ratez pas le train, et lisez ce qui suit :
-Ces Nouveaux Puritains viennent de Southend On Sea (comme les Horrors), une ville balnéaire au nord de l'estuaire de la Tamise.
-Ils ont monté leur groupe en 2006.
-Le quatuor est centré sur les deux jumeaux Jack et George Barnett, mais ce n'est pas drôle, on les différencie facilement l'un de l'autre.
-Hedi Slimane les a choisi pour composer la musique d'un défilé.
-Ils ont sorti leur premier album, Beat Pyramid, en 2008, et devinez quoi ? Il est très bon.
-On peut considèrer leur musique comme du "Math Rock", car leurs chansons sont très réfléchies et construites. Un peu comme les Foals, en moins flagrant et avec un son beaucoup plus sombre. Amateurs du easy-listening tout gentil, vous allez trouver les morceaux peut être éprouvants. Sinon, dites "post punk", ça passe crème.
-Ils ont donné un concert exceptionnel au musée de l'Ermitage à Saint Petersbourg en novembre dernier, quand même.
-Pour conclure cette brève leçon, on (ré)écoute les titres du premier album : "Elvis" bien sûr, "Swords Of Truth", "Numerology (Numbers)" et même "Infinity Ytinifni".
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3.1.10

Down In Albion

Une petite playlist spéciale Londres, pour vous faire patienter jusqu'à notre retour :

"LONDON CALLING" - THE CLASH
La première chanson à laquelle on peut penser. L'hymne ultime de Londres. Oh, j'aurais bien vécu à Londres au temps du punk moi. Il y a aussi évidement "London's Burning", mais c'est moins culte.


"LONDON SCENE ?" - TWISTED CHARM
Twisted Charm est/était un groupe génial : des textes, du saxo, un peu de punk, un peu de psyche, et beaucoup de charisme. On vous conseille vivement leur premier et unique album : "Real Fictional"

"LONDON HATES YOU" - THE KILLS
La B-side du single "Tape Song" est franchement magnifique. Tant pis si Londres te déteste.