L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

30.8.10

Paris, I promise


Cette année, Rock En Seine a coïncidé peu ou prou avec la découverte pour nous de l'existence de l'alphabet arménien. On aurait donc aimé vous faire une review des concerts dans cet ordre. Malheureusement, nous n'avons pas vraiment compris comment marchait la chose, alors on vous la fait en version latine, c'est toujours ça hein, et à l‘envers, pour faire plus original. Retour donc sur notre dernier festival de l'été, aux portes de Paris, le festival qui nous a fait verser des larmes, oui oui.

Les années 90 ne sont pas encore redevenues très cools, et c’est bien dommage pour Underworld. Si vous êtes de jeunes gens innocents, vous n’avez jamais écouté ce groupe et ignorez donc que cela ressemble à de la vieille musique qu’on passerait dans une boîte ringarde à Berlin remplie de gays à moustache. Leur concert appuie nos dires avec des vidéos cheloues et fluos, et surtout, surtout, les danses du chanteur, balançant entre le ridicule et le fascinant. En gros, c’est chouette pour s’amuser à essayer de copier les pas de danses, pour se moquer du style des nineties, et au bout d’un moment ça donne aussi envie de partir, de prendre le métro et de rentrer chez soi.

Cet été, il fallait être vachement fort pour rater les Two Door Cinema Club qui, tels les Néerlandais sur la côte Atlantique, ont envahi nos contrées tout l’été (les Eurockéennes, Paléo, Pantiero, la Route Du Rock, Pukkelpop et Rock En Seine.) Notre avis face au trio Irlandais reste le même : des chansons fraîches et entrainantes, de l’énergie sur scène, mais un on-ne-sait-quoi qui manque, une prise de risque, quelque chose qui changerait et rendrait le concert mémorable. Peut être qu’à force de tourner aussi intensivement, ils trouveront.

29.8.10

cartes postales de Paris

ROCK EN SEINE 2010
en images
et pour les mots, c'est ici

27.8.10

[GUEST 9] Les sachets de thé peureux n’ont qu’à rester dans leur placard.

[guest : Eloïse]

Passant outre les concerts, les homards et les diverses interviews, remontons le temps jusqu'à début juillet. Alors que la TEAm s'enthousiasmait sur les plaines de Belfort, un groupe de petits suisses en chaussettes de montagne (cliché ♥) décortiquait pour vous tous les détails d’un pop corn au rendez vous annuel du cinéma neuchâtelois: le NIFFF. Veillez tout d'abords à avoir bien éteint vos natels.




Qu’est-ce que le genre du fantastique au juste ? Un mariage entre le monde réel et un événement surnaturel qui intervient soudainement et qui laisse (souvent) au spectateur le choix de décider si le héros est fou ou non. On parle aussi de film psychologique brodé autour d’une hypothèse. Le fantastique englobe également les histoires dont le cadre ne possède que peu ou aucun repère « réél », par exemple un conte de fées, des petits poussins sortant d'une soupe volante, etc. Vous comprenez alors pourquoi l’absurde a fait ami-ami avec le NIFFF. Cependant, le genre n'est que rarement tout gentil. En effet les loulous : le violent et le gore, on les classe aussi dans le genre fantastique.

Partis pour une semaine complète de 3-6 films par jour, de quoi avoir de la corne aux yeux, on prend vicieusement goût à la chose. Notons aussi le programme usé par le frottement du sac et des taches de mojito - tout à fait adorables.


Au NIFFF, tu n’as pas le choix ; tu connais tout le monde. Même les réalisateurs se frottent contre tes côtes. Cette année, les organisateurs nous lâchent des beaux spécimens : Sebastien Tellier éveille notre curiosité, il s’est sûrement invité lui-même (ou pas), on remarque sa tignasse au rabais 100% dorée qui vient sans doute d’une plage de gonzesses toutes nues. On fait connaissance avec son sosie, un réalisateur de Zürich très charmant et on croise l’invité d’honneur, Sogo Ishii, un réalisateur japonais qui se fait volontiers interviewer dans un canapé à longueur de journée. Ce fou du fantastique réalise The Codename is Asia Strikes Back qui passe à minuit trente, un film glauque et très rock’n’roll dont la musique est mixée en live par Sogo Ishii lui-même, une performance inquiétante. Dans les salles, on suit parfois Nancy Allen, la méchante dans le film Carrie de Stephen King qui versa du sang de bœuf sur l’héroïne (rappelez-vous…), ayant joué dans Robocop avec John Travolta. Elle fait d’ailleurs scandale avec sa coiffeuse et sa nourriture personnelle ; faut dire qu’on n’a pas l’habitude des stars capricieuses à Neuchâtel. Parmi le jury international se glisse solennellement Douglas Trumbull qui est à la base des effets spéciaux de 2001 : l’Odyssée de l’Espace et de Silent Running. La cérémonie de fermeture nous confirme qu’il a la tête d’un mythique président américain et qu’il connaît la science-fiction sur le bout de sa barbe. Ce n'est après coup que l’on réalise que le NIFFF est bourré d’invités géniaux : un gars qui s’est occupé de King Kong, plein de réalisateurs présentant chacun leur tour leur film ou encore tous les intervenants des séances "Imaging The Future" qui parlent d’effets spéciaux, de jeux vidéos et d’autres trucs de geeks.

A la fin de la semaine, on se décide enfin à parler de quelques films.
Ca commence par une publicité mythique pour la télévision locale et ensuite…

23.8.10

Le plus petit des grands festivals.

Ete 2010, les festivals sont monnaie courante au quatre coins du globe et nombreux sont ceux qui s'en sont allés user leurs baskets pas une, pas deux, mais bien sept fois devant diverses scènes et sur diverses pelouses; de quoi allonger la liste des "vus" et rayer joyeusement quelques noms de celle des "concerts fantasmes". Cela dit, si l'on regarde les moultes programmations d'un oeil critique de mélomane hypster au jugement facile, beaucoup d'affiches étaient estampillées de têtes d'affiches à gros cachet qui, non contentes de se faire payer un bras rapportent aussi gros (va pas me faire croire que les soudaines re-formations de grands dinosaures sont là rien que pour la musique). Alors, les festivals, tous victimes du système? Non! Un irréductible résiste encore contre l'envahisseur! Campé dans une petite cuvette à Pully, près de Lausanne, le petit suisse For Noise ose encore l'audace et la découverte pourtant si difficile à inculquer aux helvètes! Achevant ici toute prétention réac' de cette introduction (je ne suis pas là pour chercher des noises aha), laissez-moi vous énumérer les multiples raisons qui font du délicieux For Noise de Pully le plus petit des grands festivals ou tout simplement le meilleur.

- Coincée dans une dépression du paysage lémanique, la "grande" scène du festival avoisine le stade pour schtroumpf. Même la "Logia" des Eurockéennes ou le "Club Tent" du Paléo semblent grands à ses cotés. "C'est probablement le plus mainstage du monde" s'étonne le batteur de Jonsi "mais cela a son avantage: on acquiert une plus grande proximité avec le public". Pari gagné pour la plupart des groupes.

- Petit par ses dimensions, le For Noise l'est aussi par le nombre d'entrées. Cette année, 7000 personnes ont participé à la manifestation qui clôt cette 14è édition avec un bilan positif et la soirée du vendredi Sold Out. Une si petite affluence démarque le For Noise des grands raouts et s'avère agréable, surtout lorsque l'on arrive un peu juste pour un concert et qu'on parvient tout de même à se frayer un chemin à travers le public. Pourvu que ça dure.


- La programmation moins fournie qu'ailleurs parie plutôt sur la qualité que sur la quantité. Les prestations se chevauchent rarement et l'on a loisir de tout voir, sans trop se stresser. Elle comporte en outre de nombreux noms plutôt obscurs pour ton frère de 14 ans fan d'AC/DC, mais pointus pour d'autres. On y aura entre autre découvert un Jonsi pas tout à fait défait de la froideur islandaise mais tout de même touchant, Caribou grandis par la force de la batterie, The National énormes et sans surprise quant à la qualité du show, une Peaches en chaise roulante mais toujours indécente, Get Well Soon et The Fall un peu décevants puis Moderat, véritables dieux du clavier. Sans oublier le très sympathique Boogers et les chouettes Suisses Your Fault, Buvette et Mmmh!

20.8.10

[GUEST 8] Il vous reste une brique Martine

[Guest : Ronnie Orphan]

Ouais bon ben on se refait pas. Quand on m'a dit de faire un article pour TEA, je me suis d'abord dit " Wololo les inconscientes elles n'auront jamais leur article " avant de penser " peut être leur faut-il l'article pour Décembre 2012, dans ce cas, c'est bon " puis de retourner à la réalité et s'interroger d'un " Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir leur raconter". Depuis, Laure Manaudou a accouché, on a résorbé la pénurie de thon rouge et le trou de la Sécu et c'est avec presque une semaine de retard et moultes enjambées de deadline que je suis là à keyboarder du feu de dieu dans l'espoir de trouver quelque chose à dire. Car ouais je sais pas si t'as remarqué mais ça fait déjà 138 mots que je te meuble l'espace tel un jeune disciple de Valérie Damidot.

Cinq jours se sont écoulés entre le premier paragraphe et celui-ci , magie de l'URL tu n'y vois que du feu, j'ai donc gambergé et gambergé afin de trouver une idée de topic. Et alors attention je vais te sortir THE trending topic qui dépote du boudin : La playlist de mon été 2010. Et oui je suis comme ça moi, je brise les conventions, j'érige l'iconoclasme au rang de lifestyle, tel un Lady Gaga de l'URL je te balance mon Top-Top-Top-Top-Topic Face, Top-Topic Face. ( Y'a un fail dans le nombre de top, oui je sais). Bon une chose est sûre Lady Gaga ne fait pas partie de ma playlist car je ne peux pas me l'infuser, ne vas pas t'imaginer des choses. Et alors qu'on se mette d'accord, quand je te dis playlist, je vais pas juste te balancer une liste de titres sortie de derrière les fagots sans aucune explication.

Alors cessons toute logorrhée verbale et entrons dans le vif du sujet, à savoir quels sont les sons qui font vibrer mes cages à miel cet été. ( l'expression me fait tirer au coeur autant que vous, mais j'aime le goût du cérumen de l'aventure) .
- Si Patrice Laffont et Pépita étaient là avec nous, si on jouait à Pyramides, si je répondais " Chillwave " lorsque Pépita m'interpellerait d'un " été 2010 ? ", et ben je repartirais chez moi avec toute la Bibliothèque de la Pléiade et une bien belle encylopédie Universalis. Car oui, mon petit Darjeeling des bois, j'écoute presque plus que ça depuis que j'ai balancé ma carte d'étudiant 2009-2010 à la poubelle. Sauf qu'après Patrice Laffont me dirait " Oh le looser c'est so summer 2009 la chillwave ! Rentre chez toi tarba' ! " et il me reprendrait l'encyclopédie des mains, l'encufoiré . J'essaierais alors de la reprendre, Pépita s'interposerait, je riposterais d'un low-kick lui brisant la mâchoire, Patrice m'enfonçerait le coin de l'encylopédie dans le coeur et je mourrais, jonché sur la moquette jaunie d'un studio de télévision situé dans le nord de Paris, une matinée de Novembre...(la zone quoi). Mais sinon je m'en tamponne le coquillard du So 2009, et je me laisse transporter par les pionniers du genre, aka Washed Out, Toro y Moi ou encore Blackbird Blackbird, découverts récemment. Groupes à privilégier dans le cadre de déplacements-voyages en transports en commun de type train, avion et bus, pour le côté planant . Ces groupes sont tolérés lors de voyages en voiture mais ATTENTION : Uniquement depuis un siège passager. Car oui moi j'ai essayé depuis un siège conducteur, et c'est assez dangereux. Tu roules tu roules, tu te laisses emporter par les sonorités, tu rêvasses...et vazy que tu te crois dans un clip de Sophia Coppola et tout et tout ET que tu manques in extremis de dégommer une biche qui broutait de la fougère en bordure de route.

19.8.10

I Want The Sun

La Tour-de-Peilz (prononcez "tour de pet") est un joli petit bourg au bord du Léman, dont les principales attractions sont, comme le nom l'indique, une petite tour médiévale et un château qui donnent à ce coin de Riviera vaudoise un charme tout particulier. A priori, seule une balade dominicale en famille nous y aurait fait mettre les pieds. Mais le destin en a voulu autrement et le Rocking Chair, instigateur d'expériences oniriques, y a érigé la petite scène de son festival estival hors-murs sur un beau carré de pelouse verte du parc Roussy, plantant ainsi, entre de fines barrières blanches, le décors idyllique d'une des meilleures affiches de l'été 2010.



NOX ORAE
18/08/10
La Tour-de-Peilz

Uberreel, Wild Nothing (remplaçant The Ganglians au pied levé), The Ruby Suns et Yeasayer à prix mini (25CHF) - à l'aube du 18 août, Nox Orae avait déjà tout pour plaire. Dans les faits, la soirée fut, conformément aux attentes, une réussite. Cela même si la météo n'était pas vraiment au rendez-vous. Malgré tout, le plafond de nuages gris et les quelques moments de fines pluie conféraient à la soirée une ambiance fraiche et sympathique. D'ailleurs, selon Graham Panther, "On voit les rayons de lumière sur le lac, c'est encore plus magique qu'un après midi ensoleillé". Le ton est donné. Ici, le public n'est pas venu pour bronzer sur des transats mais pour la rencontre, sociale et musicale. Des découvertes et des plaisirs arrosés d'alcool. Si bien qu'on regrette un peu la faune trop veveysanne et le petit nombre de cabinets. Mais cela reste de l'ordre du détail, tellement le reste charme et ravi.

Voilà pour l'ambiance. Passons à la musique: premièrement, le concert de Uberreel - la bonne surprise locale - est une bonne découverte pour les incultes et confirme notre engouement. Accompagnés de Buvette pour quelques morceaux, les fines branches donnent dans le synthé et les sample à la post-MGMT, en parfois plus rock, parfois plus pop - la palette sonore de ces gus est large. On aime beaucoup et on ne peut s'empêcher de rire un peu jaune lorsqu'ils entament le génial "I Want The Sun", tellement il est de rigueur. Pour la suite on ne saurait dire puisqu'on conversait avec les Ruby Suns. Mais on vous empresse de checker ces quelques vidéos ("Glittering Stars" le grave et scintillant, "Salvation" qui emporte loin, idéal pour les voyages en train, suivis d'un featuring avec Luca de SLF digne de Suicide et d'un dernier non moins chouette sans titre) pour voir ce qu'on a manqué.

17.8.10

[GUEST 7] CECIDOMYIIDAE

[Guest: Lorenzo Papace]

CECIDOMYIIDAE

Nous mangeons notre mère, creusons son abdomen.
Femelles nous naissons, nos enfants nous remplacent
Femelles elles donneront, piétinant nos carcasses.
En trois générations, nous voici des centaines.

L'excès de nourriture nous lance dans le futur.
Moisissures, champignons, au temps de l'épiaison,
Cécidies, maladies, sont nos occupations.
Dévorer à tout prix et mourir immature.

Quand on a tout bouffé et qu'il faut s'échapper,
La parthénogenèse cesse alors d'exister.
De jeunes mâles apparaissent pour sauver notre espèce.

Volez Diptères, fuyez vers un nouvel Eden.
Vos paires d'ailes membraneuses emmènent loin nos gènes.
Abandonnez vos mères pour sauver notre espèce.


Lorenzo Papace est né en 1986 à Lyon. Il est auteur et compositeur de musique, photographe et réalisateur. Il a étudié la Mécanique et l’Électricité, puis les Arts Appliqués, le Design, le Graphisme et enfin l’Architecture d’Intérieure à l’école La Martinière Diderot de Lyon. Il a commencé l’étude du piano classique à l’âge de 4 ans.

En 2008, il décide de se consacrer à la Musique et créé le groupe de musique Ödland, dans lequel il est pianiste. Avec son premier album Ottocento, il affirme son amour pour le XIXe siècle, la poésie et la fragilité. Il est passionné de musique acoustique, inspiré par le Romanstime. Il compose une musique vivante, spontanée, qui intègre des références claires au siècle passé, mais empreinte d’un esprit moderne. Ses recherches photographiques et vidéo suivent la même direction.

16.8.10

[GUEST 6] Brick Lane – le guide touristique d'un Londres sans touristes

[Guest: Guerolito]

Les touristes adorent Londres. Cela a toujours été ainsi et perdurera sûrement encore longtemps. London Bridge, Big Ben, Westminster Abbey ou Buckingham Palace – tout le monde les aime. Et même si je dois admettre que ces édifices ne sont pas juste de simples attrape-touristes mais d’importants monuments architecturaux ou historiques, je pense qu’il y a un problème venant des personnes qui visitent ces attractions ; par masses, les gens se baladent d’un endroit à l’autre, juste parce qu’il faut avoir vu, bloquant les couloirs du Tube et polluant l’air de leur langue natale. Pour ma part, je ne suis pas allé dans cette magnifique ville anglaise avec ses superbes parcs juste pour entendre toutes les langues sauf l’anglais - et je parle ici de l’anglais « british », pas la copie bon marché à l’américaine. Bien au contraire, je suis venu pour voir le véritable Londres, celui qui n’est pas envahi de touristes.

Il y a environ 30 ans, c’était Camden qui était l‘“autre“ Londres, point central du mouvement punk et de la culture alternative. Aujourd’hui, Camden n’a pas perdu tout son charme et demeure un endroit spécial truffé de pubs cools et de friperies à découvrir. Cependant, il est difficile de se frayer un chemin parmi les nuées de touristes. Pour les gens qui veulent échapper aux masses et rencontrer de véritables londoniens, il faut aller dans la partie est de la ville, près de la station Liverpool Street. Là, on trouve un restaurant exotique après l’autre, de super pubs, des friperies pas chères à côté de magasins de jeunes designers, coiffeurs et bien sur, le Rough Trade, unique en son genre avec sa vaste collection de CDs, vinyles et même de cassette et son flair qui lui valent d’être un des meilleurs magasins de musique au monde. De plus, de nombreux concerts gratuits le rendent encore plus attractif. Pour ma part, j’ai eut la chance de voir les américains indie rockers Sleigh Bells.


Si vous avez l’occasion d’y aller – ce que vous n’oseriez décemment manquer – essayez d’aller un dimanche. Parce que le dimanche, il y a toujours un grand marché dans un ancien entrepôt juste à côté du Rough Trade. Je parie que vous allez adorer !

Ici, vous trouverez quelques photos du concert auquel j’ai assisté et , une playlist composée de chansons qui sont probablement les plus appréciées en ce moment à Rough Trade et dans les pubs alentours de Brick Lane. Enjoy !

14.8.10

[GUEST 5] L'auteur n'a pas trouvé de titre à cet article

[Guest : Lytune]

Commençons par cette magnifique soirée de juillet durant laquelle cette merveilleuse opportunité s’offrit à moi : écrire un article sur un blog trop bien où plein de gens sympas pourraient lire mes complaintes. Seulement voilà… j’ai accepté car le rhum coulait à flot et du coup, j’avais plein d’idées cools.

Ça allait du système scolaire de merde où si t’as de la facilité ben on te fous au lycée et si c’est moins/pas le cas on te dit que tu dois faire un apprentissage ou aller dans une école ou on t’apprend à être mignon/mignonne et faire de la comptabilité et du secrétariat à vous faire découvrir des tonnes de chansons trop bien (genre ça qualité de merde, album en téléchargement libre après frappe de S.Maharba sur Google) en passant par la joies et les soucis d’une année sabbatique.

Seulement voilà… je ne suis plus ivre et toutes mes idées me semblent beaucoup moins cool. Néanmoins la seule chose cool qui l’est constamment c’est la découverte (c’est d’ailleurs pour ça que mon article est constellé de liens et de références à la con). Donc, un seul conseil : ouvrez vos petits yeux !

Loin de moi l’envie de vous laisser souffler après ce paragraphe mais je crois juste de commencer mon article avec quelques photos.

[GUEST 4] A la mémoire de Johnny Borrell, quelqu'un qui a quitté le bateau du coeur de la blogo ces dernières années

[Guest : Juliet TheQueenIsDead]

C'est avec un plaisir non dissimulé que je réponds aujourd'hui à l'invitation de mes camarades Marie et Anne Valérie, qui dans un moment d'inconscience semblent avoir trouvé judicieux de me confier cet été un article sur le TEAzine. Le fait est qu'en vrai j'aime beaucoup ce qu'elles font donc je vais tenter de ne pas leur faire trop honte, et à la rigueur si ce qui suit ne vous plaît pas, relativisez! Vous avez quand même échappé à "pourquoi le Hard Rock c'est la vie" et "qu'est-ce que ça fait d'avoir malgré ça dédié sa vie aux Strokes".

J'ai donc décidé de répondre à la question suivante:
"Toi qui est une vieille de la blogo, c'était mieux avant?"

Je sévis officiellement dans le monde des blogs musicaux depuis début 2007 et je suis tout ça assidûment depuis presque 5 ans, ce qui en années-internet représente une quasi éternité. 5 ans, ce sont des douzaines de blogs lus, des centaines d'albums téléchargés/écoutés/achetés, des carrières qui se font et se défont par poignées. On ne compte plus le nombre de groupes sur lesquels on a pu s'enthousiasmer en 2006/2007 qui ont depuis disparu de la surface de la terre ou on simplement sombré dans les abysses de la ringardise précoce. Et maintenant, comment se porte le monde du blabla musical virtuel?

La nostalgie semble être l'option la plus évidente, parce que mine de rien on ne va pas se mentir: Skyblog nous manque cruellement. Lui, ses listes de favoris, celles d'amis, ses commentaires et visites par centaines. Le premier élément à prendre en considération, c'est la fraîcheur (ou naïveté, question de point de vue) dont nous faisions alors preuve. 5 minutes passées sur nos anciens blogs suffisent bien souvent à nous couvrir de honte. Par exemple, il m'a plusieurs fois été difficile de trouver le sommeil après m'être rappelé avoir un jour posté une chanson de The Twang sur mon Skyblog. Leur nom ne vous dit rien? Voir deuxième paragraphe, mention ringardise précoce. Globalement, nous avions tendance à beaucoup plus poster, commenter, et tout du moins dans mon cas, lire. C'était plus court, plus maladroit et souvent on s'extasiait sur un rien, mais ça avait le mérite de faire de notre petite blogosphère une vraie petite usine à nouveautés un peu trop rapidement périssables.
Proposition numéro 1: on avait vraiment que ça à faire de nos vies, parce que le quotidien dans un lycée de ville de province, c'est rarement bien fascinant et un blog, ça occupe.
Proposition numéro 2: on avait des choses à prouver, une indie credibility à entretenir pour se faire une place/ des amis chez les bloggeurs.
Donc par exemple pas question d'avouer un penchant pour un groupe semi-douteux demi-mainstream, on était entre gens de bon goût, liés par de nobles passions communes (généralement les Libertines et les Strokes, les gens edgy se réclamaient alors du Velvet parce que c’est plus vintage). Et pour faire nos preuves, on grattait l'internet avec application dans une quête permanente de la next big thing, pour pouvoir dire 6 mois après qu'on avait été parmi les premiers à en parler. Poster avant tout le monde le dernier single des Hives m'avait par exemple donné l'impression d'être quelques heures durant la reine du monde. Oui, j'avais peut être le triomphe facile et le plaisir simple.

13.8.10

[GUEST 3] Field Day Festival



[Guest : Sophie Takes Pictures]

Pour être honnête,je n'avais jamais entendu parler du Field Day de toute ma sainte vie jusqu'à ce que je tombe sur le flyer joliment rangé dans une enveloppe chez Rough Trade. Pour moi les grands britons n'avaient que Glastonburry, Reading, Leeds, l'Isle de Wight et T in the park, et c'était déjà trop pour un seul pays…Royaume…Bref, pour le Royaume Uni quoi. Et puis pour moi un festival c'est un truc de trois jours comprenant un camping démesuré, de la sueur, des gens bourrés et des cheveux sales. Mais finalement, y'a d'autres trucs l'été, dans Londres même. Le Lovebox le plus célèbre, le 1234 Shoreditch le plus bruyant,le Underage le plus …ben underage, et le Field Day, le plus beau,celui qui aura retenu mon attention.
PHOENIX , CARIBOU, TORO Y MOI, LIGHTSPEED CHAMPION, SIMIAN MOBILE DISCO, MEMORY TAPES, EGYPTIAN HIP HOP, ATLAS SOUND, NO AGE , THE FALL, MOUSE ON MARS, MODERAT, PANTHA DU PRINCE… Voilà de quoi passer un beau samedi ensoleillé (ou presque).Résumé des festivités.

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12.8.10

[GUEST 2] Fokken Cap Town

[Guest : digitalpetra]

Avant que les Vuvuzelas ne fassent la loi sous nos latitudes, un super-reporter (digitalpetra) a foulé le sol sud-africain. Récit en trois parties d'un voyage de l'autre côté de la terre.


Le Cap – oasis de culture

Ville hôte de la Coupe du Monde de football 2010, le Cap est également un lieu d'histoire et de découverte en Afrique du Sud. Ce nouveau Berlin pour son état d'esprit et/ou new New York pour son mélange de cultures, impressionne par sa diversité et son style de vie.
L'unique désavantage du Cap : on en devient très vite dépendant.


1. L'océan. Une véritable destination.

Cape Town ne fait pas exception dans le panorama des lieux touristiques balnéaires. Avec ses couchers de soleil romantiques et ses plages de sable fin, le Cap est ce qu'on appelle dans le jargon touristique « une destination ». Mais votre visite au Cap devient vite une expédition qu'aucune agence de voyage ne pourrait cerner. Pour s'y rendre, le goût de l'aventure est imposé; le principal imprévu que l'on y rencontre se résume à chaque fois en une phrase: « Welcome to South Africa », parce que cette agglomération de 3,5 mio d'habitants est un exemple d'accueil. Partout où l'on se trouve, de la ville aux townships, il y a de quoi discuter, de quoi échanger, de quoi rencontrer. Outre les beaux paysages toute l'année, les activités touristiques ne manquent pas en quantité: tours en bateau à l'ancienne île-prison de Nelson Mandela (Robben Island: aujourd'hui transformée en musée), initiation à la plongée avec visite du grand requin blanc et plus encore. L'étendue d'eau infinie est le trésor de cette ville portuaire. Et chaque côte est tournée vers le gigantesque stade de foot.

La témérité météorologique.
L'océan amène aussi son odeur particulière, mélangeant la lourdeur de son étendue et la fraîcheur de ses vagues. Très souvent, Cape Town est victime de montées impétueuses de vents du Sud. Ces flux plaisantins font le tour des baies et se faufilent dans la ville pour semer les tempêtes ou juste renverser quelques stands de marchés pour touristes; nous voilà en plein centre-ville.




City Hall, ancien bâtiment administratif réaménagé en espace polyvalent.


2. La ville. Une perle pour artistes expatriés.
Cape Town regorge d'histoire et d'actualité. À juste titre, beaucoup de gens comparent le régime de l'apartheid à un mur. Par conséquent, son abolition est comme la chute d'une ère qui aurait séparé la ville en deux. Les plus avertis verront bien ce que je veux dire. À l'image des transformations de Berlin dans les années 90, le Cap constitue en lui un exemple de ville en chantier. On y retrouve tous les mouvements de quartiers, l'exode artistique, le chic et le second hand. Le quartier de Woodstock notamment est une perle pour tous les amateurs de design, de musique, d'art et de photographie : plein à craquer de créatifs très tendance. L'ensemble est présenté dans un style colonial qui met en avant quelques points-clefs d'une époque oubliée: trophées de chasse empaillés, motifs floraux super-kitsch et hommes à grandes moustaches (non sans rappeler nos références hipsteriques européennes). Sans aucun doute! Car ils sont beaucoup d'européens exilés et à la recherche d'une nouvelle inspiration. Personne n'est déçu au Cap. Et lorsqu'il s'agit de parler de la Coupe du Monde, un débat s'ouvre: est-ce que la ville est prête au grand saut dans l'international?

11.8.10

[GUEST 1] "Riffs That Make You Wanna Have Sex"

[Guest : Maya Rrose]

On se méfie beaucoup (et on a généralement raison) des Parisiens aux cheveux (un peu) longs et (franchement) gras qui prennent une guitare. On se souvient tous du fou-rire inextinguible qui nous a saisi à la découverte des Shades ou, pire, des Naast, qui humilieront rétro-activement leur descendance sur plusieurs générations le jour où ce petit monde tombera sur les clips de papa. Mais ceci est un autre débat, et même si Dieu sait combien j'aime tirer sur les ambulances j'ai préféré utiliser cette tribune gracieusement offerte par les filles de TEA pour pointer du doigt un groupe qui fera mentir mon affirmation première.

La première fois que j'ai entendu 6noir, je les ai vu avant de les écouter. Erreur n°1. Il faut les écouter avant de les voir. Oui, ces garçons sont beaux. Oui, ils seront très énervants pour ceux qui le sont moins qu'eux. Je suis une connasse, une pas vraiment impressionnée qui ricanera en haussant les épaules parce que les groupes de mecs aux cheveux dans les yeux, hein...
Erreur n°2. Les 6noir ne sont pas QUE beaux. C'est approximativement au troisième accord, à la cinquième seconde de concert, dans une salle qui pourtant en a vue d'autres qu'ils m'ont fait ravaler mes sarcasmes et fermer ma gueule. Tout ça n'a pas franchement quitté Paris et pourtant on pense Easy Rider, on pense Monte Hellman, on pense What the hell, allons traverser le désert, du rock à fond dans la Buick.

Bien sûr, il faut jouer le jeu. Bien sûr, il faut accepter la nostalgie d'un Ouest américain d'Epinal qu'on ne connait pas parce que trop jeunes et pas à proprement parler du bon côté de l'Atlantique. Mais il suffit de se plonger dans un de ces morceaux de 6min30 dont on n'enlèverait ni une note ni un mot tellement on aime l'équilibre précaire entre guitares crades et paroles classieuses qu'on finit par admettre (à reculons, ici on n'aime pas trop avoir tort) qu'on n'a absolument pas besoin de maîtriser son sujet pour en parler joliment, et puis quoi encore?
Vous me direz, c'est bien gentil tout ça mais concrètement on écoute quoi ? Eh bien malheureusement concrètement pas grand-chose pour le moment. Il faut vivre à Paris pour suivre 6noir de concert en concert. Il faut, peut-être, leur envoyer des petits coeurs sur facebook pour pouvoir les entendre en dehors d'ici, histoire de se prendre Salvation en pleine gueule et de comprendre de quoi je parle. Il faut, peut-être, innonder myspace pour savoir quand sort cet EP, parce que c'est pas qu'on attend mais j'aimerais bien prouver que j'ai raison. On peut, en attendant, se rabattre sur le clip de The West (l'Amérique, le désert, Epinal, tout ça tout ça) qui commence à tourner sur internet. Mais les yeux fermés. J'ai dit qu'on écoutait avant de regarder.

9.8.10

Guestlist

La TEAm est très heureuse de pouvoir enfin vous présenter ses summer guests. Et oui, pour cet été, nous avons demandé à des gens intéressants d’écrire un article sur TEA en leur donnant carte blanche. Cela vous reposera de nous et nous espérons sincèrement que vous prendrez plaisir à lire ces personnes de talent qui ont eu la gentillesse de se prêter au jeu. Nous vous laissons la surprise quant à la liste de nos chers invithés, vous les découvrirez au fur et à mesure ici. Et pour frapper un grand coup, nous vous proposons pendant une semaine un article par jour. Vous retrouverez ensuite un nouveau guest tous les deux jours environ. N’hésitez pas à commenter leurs articles pour leur donner votre avis.

Quant à nous, vous nous verrez brièvement courant août pour les live reports de Nox Orae et du Pully For Noise (préparés avec amour par la Suissesse, cela va de soi) et ensuite, il faudra attendre la rentrée pour le retour en grande pompe (on ne vous en dit pas plus) de la TEAm. Bon été, prenez soin de vous, nous vous laissons en très agréable compagnie, c’est promis. Bisous bisous.

(Et écoutez donc Wild Nothing en patientant jusqu’à notre premier invithé mercredi)

6.8.10

Maracas Ananas


Dingue ce qu'il se passe en Suisse cet été, des trucs à Neuchâtel, Montreux, Vevey, Pully... Et Lausanne. Tu sais, une petite ville au bord du lac Léman, où dans ton imaginaire de Français il y a plein de banques, où des gens avec des salopettes mangent du chocolat en déformant ta langue avec un accent étrange et où il n'y a que des chalets. Ayant été en reconnaissance là-bas, je peux te dire que non, Lausanne n'est pas comme ça (oui je sais, c'est décevant, moi aussi je voulais voir des salopettes), qu'au mieux tu ne trouveras que des accents pas si chelous et des rues qui montent et qui descendent tout le temps, montagnes oblige. Mais ce n'est pas bien grave, puisque la Suissesse et moi nous n'étions pas à Lausanne ce vendredi 9 juillet dernier pour visiter. Il y avait mieux, oh oui bien mieux à faire : le Festival de la Cité.

Au départ, on ne penserait pas à aller à ce festival gratuit et familial qui privilégie arts de la rue, théâtre, danse et spectacles pour enfants. Mais voilà, il y avait quelque chose, au milieu de cette programmation, qui irrésistiblement nous a attirées. Quoi ? Qui ? Nos chouchous scandinaves, les Norvégiens qui squattent notre iPod depuis un moment, le groupe qui nous donne envie d'apprendre une langue bizarre : Casiokids.

Pour ceux qui viennent de nous rejoindre à bord (coucou) et pour ceux qui n'ont pas de mémoire, petite piqûre de rappel :
1. Nous tombons amoureuses de la chanson et du clip "En Vill Hest"
2. Un des membres du groupe répond à nos questions par mail et multiplie ainsi notre passion par dix

Voici donc une chronique béate d'un concert qu'on attendait depuis des mois. Avec Efterklang en première partie de soirée en plus. Joli combiné.

FESTIVAL DE LA CITE LAUSANNE

CASIOKIDS + EFTERKLANG
09/07/10
Les Efterklang sont des Danois jolis qui portent bien la moustache et qui se donnent de petites tapes sur les fesses pendant leur set sans jamais arrêter de sourire. A partir de là, si on a un faible pour les groupes trop mignons, on ne peut qu'être bien disposé à les écouter. Surtout que leur musique convient aussi bien à leur attitude calme et gentille qu'à l'ambiance globale autour de la place du château : il fait nuit maintenant, et tout le public écoute religieusement le quatuor, dispersé sur la scène circulaire afin de faire face à toute l'assistance. Efterklang joue surtout des morceaux de son troisième et lumineux album Magic Chairs, sorti au début de l'année sur 4AD. Des chansons pop majestueuses donc, mais pas lourdes, avec de beaux arrangements à la Get Well Soon ou Grizzly Bear. Le son est proche de celui du CD, la joie affichée d'être sur scène du groupe en plus. Un très joli moment donc, qui ravit tout le monde et donne envie de se pencher encore davantage sur le cas des moustachus.

1.8.10

La fête

2/2

Avec beaucoup, beaucoup de retard, on vous lègue la seconde partie de cette super interview qui s'est déroulée en avril dernier, au m4music. Entre temps, Solange la Frange n'a pas chômé : ils ont sorti un EP avec Make The Girl Dance et Toxic Avengers, Julie Hugo sera sur scène au For Noise avec Your Fault et Luca le bassiste travaille en parallèle pour le groupe Rectangle.

Alors qu'il venaient de nous dire que leur groupe est "FAT!"
TEA : "Do you think sometimes" ?
Julie : Oui, pas souvent.
Tristan : Pas tellement, non.
Julie : On est tout le temps dans des fêtes… Mais en fait dans le morceau ça parle d’un couple qu’on connait et qui va finir par s’entretuer je pense, tellement c’est passionnel. Je dis genre « tu parles tu parles toute la journée, tu dis que l’autre c’est un connard mais la nuit tu fais des trucs et l’autre il peut toucher à rien ». Donc, ouais, j’pense qu’ils vont vraiment se flinguer un jour quoi.
Joyeux.
Julie : Mais c’est la passion, c’est comme ça.
Si jamais ils s’entretuent y a un truc en leur hommage.
Tristan : Oui
Julie : Voilà, ça fera vendre le morceau, c’est bien ! Non je rigole. Mais c’est vraiment tellement violent que voilà.

Est-ce que l’hiver a été assez froid ?
Julie : Pas assez. Nous on adore les pays froids.
Tristan : Non mais ça va.
Julie : Ouais, ça va, je trouve qu’en Suisse ça le fait bien. Mais dans ce texte là c’était juste parce qu’on aime les villes comme Reykjavik, les pays du nord et tout ça. Je crois que si on doit faire une tournée au Mexique ou au Brésil on va crever !
Tristan : Non mais on va aller en Islande
Vous allez tourner en Islande ?
Tristan : Non, mais on aimerait bien. Plus qu’au Brésil.
C’est le prochain pays à conquérir ?
Julie : C’est le but.
Après la France?
Julie : Ouais, l’album sort en France le 23 août et après en Allemagne.
En Suisse on a l’exclusivité (il est sorti chez nous vers avril, ndrl) ?
Julie : Ouais, c’est cool. Mais en même temps, c’est dommage que ça prenne autant de temps parce qu’on y a fait tellement de concerts et les gens doivent attendre… On aurait plutôt envie que ça suive. Surtout que maintenant qu’il est sorti en Suisse il doit déjà être sur mille sites gratuits. Bon après, c’est égal. On commence comme ça. France, Allemagne, et après le projet c’est d’arriver ailleurs aussi.
Une nouvelle emblême après Heidi.
(rires) Julie : Bon, c’est vrai qu’on comprend pas trop ce qui arrive, mais on apprécie. C’est trop bien.
On est contents pour vous.


Ce soir, vous nous réservez une surprise à base de plumes ?

Julie : Pas tout à fait, mais y aura des costumes quoi.
Cool.
Julie : Tu veux les voir ? Ou tu veux la surprise ?
J’aurai la surprise après.
Julie : Je les ai cousus hier, hier soir ! Comme une malade. Je voulais absolument faire un truc. Parce que je vois des trucs dans ma tête que je veux sur scène et en fait, je sais pas du tout coudre. Donc hier je me suis dit « ah je vais faire ça » et en fait j’ai réussi !
Ok. On réservera à ton costume une ovation digne de ce nom.
Julie : Cool, merci !