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9.7.11

"Ne t'asseois pas, j'ai bougé la chaise"

EUROCKEENES 2011 : JOUR 3

Sans qu'on s'en aperçoive, le dernier jour des Eurocks arrive et on y trouve notre compte, puisqu'on y vivra le meilleur concert de cette édition, et de loin.

Non, notre set préféré n'est pas celui de Katerine, même s'il est foutrement divertissant. On a loupé "La Banane" et consorts mais "Excuse Moi" et "20-04-2005", la fameuse chanson sur Marine Le Pen, ont encore mieux fait l'affaire. Katerine a l'air d'un gros beauf avec sa jupe, son collant bicolore rose/violet, son sweat trop petit et sa fleur dans les cheveux, mais peut être que nous aussi sommes un peu beauf puisqu'on reste de notre plein gré à son concert. Au moins on se marre bien, et puis qu'un artiste aussi populaire se permette une telle liberté, c'est respectable. 

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Le concert suivant, encore et toujours sur la plage, aurait pu être notre favori si nous étions mortes pendant, écrasées par l'un des très nombreux slams. Heureusement, non, on est encore là pour vous dire que Odd Future en live, ça tue. Le début était un peu bizarre. Syd Tha Kid aka la/le DJ androgyne était tout seul sur scène à passer du OFWGKTA alors que bon, on voyait un peu les autres sur le côté. Cela faisait l'impression d'une arnaque mais au bout de deux/trois morceaux, le set a démarré pour de bon et Tyler s'est pointé en chaise roulante, plein d'énergie malgré tout. On n'a pas tout compris à leur baragouin mais on a quand même reconnu "Yonkers", "French" et surtout "Radicals" en clôture. "Kill People, Burn Shit, Fuck School" scandé par le gang et le public a résonné dans nos têtes encore bien après le concert. Sinon, on a été surprises car ils sont moins arrogants que ce que l'on croyait. Au contraire, on a plutôt l'impression d'être en face d'une bande de potes qui se fait plaisir. Ils disent d'ailleurs ne pas avoir de setlist. Au fait, notre poteau Anh Phi a fait de supers photos, allez checker ça.
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30.8.10

Paris, I promise


Cette année, Rock En Seine a coïncidé peu ou prou avec la découverte pour nous de l'existence de l'alphabet arménien. On aurait donc aimé vous faire une review des concerts dans cet ordre. Malheureusement, nous n'avons pas vraiment compris comment marchait la chose, alors on vous la fait en version latine, c'est toujours ça hein, et à l‘envers, pour faire plus original. Retour donc sur notre dernier festival de l'été, aux portes de Paris, le festival qui nous a fait verser des larmes, oui oui.

Les années 90 ne sont pas encore redevenues très cools, et c’est bien dommage pour Underworld. Si vous êtes de jeunes gens innocents, vous n’avez jamais écouté ce groupe et ignorez donc que cela ressemble à de la vieille musique qu’on passerait dans une boîte ringarde à Berlin remplie de gays à moustache. Leur concert appuie nos dires avec des vidéos cheloues et fluos, et surtout, surtout, les danses du chanteur, balançant entre le ridicule et le fascinant. En gros, c’est chouette pour s’amuser à essayer de copier les pas de danses, pour se moquer du style des nineties, et au bout d’un moment ça donne aussi envie de partir, de prendre le métro et de rentrer chez soi.

Cet été, il fallait être vachement fort pour rater les Two Door Cinema Club qui, tels les Néerlandais sur la côte Atlantique, ont envahi nos contrées tout l’été (les Eurockéennes, Paléo, Pantiero, la Route Du Rock, Pukkelpop et Rock En Seine.) Notre avis face au trio Irlandais reste le même : des chansons fraîches et entrainantes, de l’énergie sur scène, mais un on-ne-sait-quoi qui manque, une prise de risque, quelque chose qui changerait et rendrait le concert mémorable. Peut être qu’à force de tourner aussi intensivement, ils trouveront.