L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S

14.6.11

"Il a bouté le feu à son zizi"

On a souvent dit/vu/entendu que les Black Lips n’étaient qu’une bande de jeunes voyous intenables et scandaleux. C’est faux. Déjà, ils ne sont plus si jeunes. Ensuite, il arrive aussi qu’ils soient très gentils et même qu’ils disent des trucs sensés. Enfin, "ils" c’est surtout Jared, avec lequel j’ai passé une petite heure avant leur concert au Rocking-Chair, le temps de discuter de tout et de rien, tranquillement posés entre les loges, le van et la salle de concert.
Pendant ce temps là, les autres dormaient, complètement anéhantis par la longue nuit qu’ils venaient de passer à Zürich. C’était un mercredi après-midi d’Ascension tout gris, le nouvel album Arabia Moutain  n’était pas encore sorti et le manager était tout aigri (mais il s’est adouci quand il a mangé du gâteau).
Bref, même si j'étais très stressée (comme elles hihi), tout s’est bien passé. Jared fumait clope sur clope et buvait du vin dans un gobelet à grosse bière (« J’utilise toujours qu’un seul verre par soirée. Le même pour tout. ») tout en me racontant que le jour d’avant, il croyait déjà être a Vevey et qu’il avait saoulé tout le monde en demandant où était le lac. Oui, il aime bien nager. Mais c’est aussi et surtout parce qu’il a entendu dire que Charlie Chaplin était enterré dans les environs. Et puis s’il était le seul prêt à me répondre cet après-midi là c’est que lui, il a dormi la nuit précédente. Pas comme Ian que nous avons délogé deux fois de suite ou Cole qui, assoupi dans le van n’a même pas remarqué notre présence.


INTERVIEW THE BLACK LIPS

TEA : Une des premières chansons d'Arabia Mountain que j’ai entendue est "New Direction". Est-ce que le  titre est une sorte de métaphore par rapport à votre nouvelle façon de faire des disques ? (pour la première fois, les Black Lips on fait appel à un producteur, Mark Ronson, ndlr)
The Black Lips - "New Direction"
Jared : Non. Enfin, si, tu peux voir ça comme ça. On aime bien écrire des morceaux qui ont plusieurs sens. Mais le vrai sujet, c’est le père d’un de nos potes. Dans les années 60, il a bu sans le savoir un verre dans lequel il y avait beaucoup d'acide. Alors dans la chanson on parle du fait de prendre une grosse dose de drogues et de ne plus jamais être le même par la suite. Partir dans un délire et ne jamais revenir.
Ca t’es déjà arrivé ?
Non, non, non. Je fais très attention à ce genre de trucs. Mais on m’a raconté des histoires. Par exemple, si tu te balades à San Francisco, tu peux tomber sur d'anciens hippies qui ont pris trop d’acide et sont restés perchés. Ils sont vieux maintenant et ne comprennent rien à ce qui se passe autour d’eux.
Ils font des trucs ?
Je ne sais pas. Ce sont principalement des SDF. Mais dans cet état, je pense qu’ils doivent être assez bons en peinture ou en musique. Ils sont sûrement bons dans n'importe quel truc un peu créatif.


L’autre chanson que j’ai c’est "Raw Meat". Vous vous considérez comme des espèces d’hommes préhistoriques ?
The Black Lips - "Raw Meat"
En fait, c’est à propos de la nourriture qu’on apprécie. On adore le tartare, le carpaccio, les moules, ce genre de trucs. La plupart des américains n’aiment pas trop la viande crue mais nous, oui.
Vous aimez les crudités aussi ? Les concombres par exemple.
Ah oui, j’ai entendu parler d’eceh. Il paraît que ça vient d’Espagne. Non, on n’en a pas mangé. Par contre, quand on était au studio, on voulait se mettre dans l’ambiance alors on a emmené Mark Ronson dans un restaurant japonais. Après ça, on a tous été très malades et on a dû aller à l’hopital.


Vous regrettez pas trop de compromettre votre carrière à Bollywood ?
Où ça ?
On dirait que vous tournez un mélange de western et de comédie kitsch sur la pochette du nouvel album.
Aaaah. Non, pas du tout. Le titre de l’album c’est une référence à l’endroit où on a prit les photos pour la pochette. Ca sonne juste bien. On n’a pas essayé d’y mettre une signification particulière. Bon, après, les gens peuvent interpréter ça comme ils veulent.
Donc c’était pas non plus un hommage à Oussama Ben Laden.
Haha. Non. On avait la pochette avant qu’il ne soit tué. A part ça, on connaît une de ses nièces, Wafa Ben Laden. Elle habite à New York et elle a essayé de se lancer dans une carrière musicale mais c’est un peu dur avec un patronyme pareil.
Elle avait des contacts avec son oncle ?
Non, je ne pense pas. Peut-être quand elle était petite. C’est une grande famille dont la plupart des membres sont des riches qui font du business avec le gouvernement américain entre autres.

Revenons à l'album, vous allez reprendre un producteur pour la suite ?
On y a pas trop réfléchi pour l’instant. Mais moi j’aimerais bien. J’espère qu’on aura de nouveau Mark.
Ca s’est si bien passé ?
Oui, absolument, on s’entend super bien.
Vous n’êtes plus intéressés par Amy Whinehouse ?
Je ne sais pas si elle serait capable de produire quoi que ce soit. Je crois que c’est assez dur pour elle en ce moment.
Peut être qu’elle pourrait juste chanter pour vous.
Oh…ouais j’aimerais bien ! J’ai toujours voulu qu’elle fasse un nouvel album après Back To Black mais apparement, elle a un peu de peine à se recentrer. 
En effet. Elle fait quoi en ce moment d'ailleurs, elle est toujours en prison ?
Elle est en cure de désintox. Ca doit être la dixième fois.

Sinon, vous en avez pas marre d’être tout le temps ensemble ?
Non. On se connaît depuis l’école.
Et donc ?
C’est une relation humaine tout à fait normale. On sait comment ne pas trop s’énerver l’un l’autre.
Et Mark a réussi à s’intégrer malgré tout ?
Oui. Je pense qu’il était un peu intimidé au début parce qu’on est un peu comme un gang. Mais il est tellement gentil. Et puis j’aime beaucoup ses idées. Mais bon, je suis tellement habitué à bosser avec Cole, Ian et Joe. Aucun d’entre nous n’a un trop gros égo. Je pense que c'est pour ça qu'on tient le coup alors que d'autres groupes explosent.
Il y a aussi des groupes dont on connaît surtout une personne emblématique.
Exactement. Mais nous on est un collectif qui écrit des chansons et fait des concerts, voilà.
Tu n’as jamais été tenté de te lancer dans une carrière solo ?
On a un peu tous des projets parallèles. J’ai un autre album qui sort ce mois-ci par exemple. Cole aussi joue dans un autre groupe.
Ah bon ?
Oui, c’est très underground. Mon groupe s’appelle les Gaye Blades.
Qu’est-ce que ce genre de projet vous apporte ?
C’est surtout du plaisir. Mais c’est aussi parce que quand on n’est pas en tournée, on n'a rien à faire. Je n'ai pas de job tu vois, alors il faut que je m’occupe.
Tu ne peins pas ?
Si, parfois.
Quand tu prends de l’acide.
(rires) Non, je ne prends pas d’acide quand je suis chez moi. En fait, je n’aime plus du tout prendre de l’acide. J'aimais bien ça quand j'étais jeune et peut être que je recommencerai quand je serai vieux.
Tu seras donc un « Bad Kid » toute ta vie.
(rires) Je ne veux pas être un enfant toute ma vie ! Mais je ne veux pas non plus me retrouver à bosser dans un bureau.
Donc tu vas faire de la musique jusqu’à ta mort.
Oui. Ou autre chose. Tant que c’est artistique.

Jouer dans les Black Lips c'est une chose. Tu penses que vous allez continuer à tourner à ce rythme pendant toute votre carrière ?
J’aime beaucoup voyager. Si je reste trop longtemps au même endroit, je m’ennuie.
Il y a un endroit où tu n’as pas encore été mais que tu aimerais bien visiter ?
J’ai toujours voulu qu’on fasse des dates en Afrique. Mais j’aimerais aussi visiter les autres parties du globe où on n’a pas encore mit les pieds. La Chine par exemple. D’ailleurs, on était censés jouer en Syrie, en Irak et au Liban en septembre mais je ne crois plus que ce soit possible…Surtout en Syrie où c’est vraiment le bordel maintenant. Ils ne laissent aucun média étranger entrer alors qu'on aurait bien aimé filmer le concert. Et puis ça créerait un rassemblement de jeunes et je crois que le gouvernement préfère éviter. C'est vraiment horrible ce qui se passe en ce moment. Genre j’ai lu ce matin qu’il y a un jeune de treize ans qui s’était fait torturer et castrer… En même temps, c’est marrant parce qu’on a pas le droit de jouer en Syrie mais par contre, on nous a invité à jouer à Bagdad. Mais on ira pas si on a juste une date dans la région.
Une préférence parmi tous les endroits que tu as visités ?
Oui. New Orleans. Louisiana est une de mes villes préférées. Sinon j’aime beaucoup la Sardaigne et l’Australie. En fait, j’aime la plupart des endroits où nous allons. A part quand il fait mauvais temps.
Comme aujourd’hui ?
Non non ça va. Mais on a eu quatre jours horribles en Irlande. Il pleuvait tout le temps, c’était super triste.
Donc malgré le ciel gris vous aimez la Suisse.
Oui, c’est très joli. Et puis on aime bien aller nager dans vos lacs. Les gens sont gentils aussi. Mais on n'est pas les seuls à aimer la suisse. Y a eu Charlie Chaplin aussi.



Tu dis vouloir continuer à faire de la musique toute ta vie. Le "Flower Punk", c'est comme une mission ?
(rires) Non. Mais on est toujours forcés de décrire le genre de musique qu'on joue alors on a inventé ça. C’était juste une blague au début. C'est marrant parce qu'entre temps, il y a de nouveaux groupes qui ont commencé à dire qu'ils faisaient du "Flower Punk". Il y a par exemple les Jacuzzi Boys. Ces groupes ne sont pas du tout connus mais j’aime la plupart d’entre eux.

Quelle est la différence entre mes potes bourrés en jam session et l'un de vos concert ?
Aucune. Vraiment aucune. Même si on joue dans des grandes salles maintenant, ça ressemble toujours encore à ce que l’on faisait quand on était tout jeunes. J’essaie de garder cet esprit.
Tu penses que vous arriverez à le maintenir jusqu’à la fin ?
Ca fait douze ans qu’on tourne et ça marche encore donc oui. Je ne vois pas trop pourquoi on changerait maintenant.
Vous avez quand même pris un producteur pour votre dernier album.
(rires) Oui. Mais sur scène on n'a pas changé. On reste humble. On vient d’un endroit humble. On est…on vient d'Atlanta. Y a rien d'incroyable qui vient d'Atlanta. A part peut-être quelques musiciens. Et le Coca-Cola.
Qu’est-ce qui fait que vous allez vomir à un concert et montrer votre zizi à un autre ?
On fait toujours exactement ce dont on a envie sur le moment. Le vomi, on essaie d’arrêter parce que ça vient d’un problème de santé de Cole. Lorsqu’il mange trop ou se force à chanter, ça le fait vomir mais c’est très mauvais pour la gorge alors il prend des médicaments. Les gens ont cru que ça faisait partie du spectacle mais en fait, ça pourrait arriver n’importe quand. Bien sûr, on a employé ça à notre avantage mais ça reste très mauvais pour Cole.
C’est la même chose pour le fait de jouer à poil. On n’a pas fait ça depuis des années. En plus, on l’a jamais vraiment fait. Personne n’a vraiment vu tout ça. C’est plutôt un mythe qui nous entoure. On était super jeunes quand on a commencé la scène et c’est là qu’on a fait les pires trucs mais personne ne venait nous voir en ce temps là. Après, y a des gens qui ont commencé à écrire des trucs sur nous, c’est devenu des rumeurs qui se sont propagées et maintenant tout le monde pense qu’on va mettre le feu à la scène alors que non.
Ce mythe qui vous entoure, est-ce qu’il influence votre manière d’agir ?
Non, notre but premier c’est de faire un bon concert chaque soir que l’on joue. Qu’importe si je suis fatigué, je veux juste bien jouer parce que c’est pour cela que je suis là. Les gens paient pour nous voir, la moindre des choses c’est de leur en donner pour leur argent. On vient de la même ville que James Brown ou Little Richard, ces mecs faisaient de bons concerts et c’est ça qu'on aime. Je n’aurais pas envie d’aller voir un concert ennuyeux servi par des mecs mous qui feraient mieux d’aller se coucher. Je veux juste passer du bon temps. Sinon, autant écouter un CD à la maison.
C’est quoi le truc le plus fou qui vous soit arrivé pendant un concert ?
Une fois, à Alabama, y a un mec qui est monté sur scène et qui a mit le feu à son zizi.
QUOI ?
C’était dégueulasse.
Il a fait quoi après ?
Je sais pas, on l’a viré de la scène.
Il a pas dû être très bien en tout cas. Sinon, vous avez déjà eu des filles avec du rouge à lèvre noir qui ont essayé de vous embrasser?
Ouais. Hier y en a une qui a essayé. Mais quand une fille essaie de m’embrasser sur scène, j’évite. D’une part, c’est ridicule mais y a aussi et surtout le risque qu’elle soit mineure.
Elle avait du rouge à lèvre noir ?
Je ne sais plus. Mais justement, hier, c’était la première fois que quelqu’un venait sur scène avec un tube de rouge à lèvre. Il a essayé de m’en mettre mais bon, je ne suis pas un clown.
Ca m’amène à une question un peu nulle : d’où vient votre nom en fait ?
C’est une bonne question mais je n’ai pas de réponse. Quand on a commencé je devais avoir quatorze ans et je ne me souviens pas d’où c’est venu. Je ne sais pas qui ni quand ni comment a trouvé ce nom. Je sais juste que maintenant, on s’appelle les Black Lips. D’ailleurs il y a quelques années, on n’aimait plus trop parce qu’on a réalisé qu’il y avait des tonnes d’autres groupes avec "black" dedans. Mais c’était un peu trop tard pour changer.
Vous auriez pu opter pour "Swag".
(rires) Ah oui, comme Puff Daddy ! Au fait, tu sais ce que ça veut dire, Swag ? C’est l’acronyme de Stupid Word Almost Gone. Ca craint. Il est vraiment con P. Diddy.
En Suisse les gens sont plutôt calmes. Comment vous allez faire pour que le public ne soit pas trop mou ?
Ben hier soir c’était super, sold out, et les gens étaient dingues.
C’est parce que c'était des suisses-allemands.
Ah. On est dans la partie romande là ?
Oui.
Ah. Mais c'est drôle que tu dises ça parce qu'en fait, un des pays où les gens deviennent le plus fous à nos concerts c’est la France.
Ah oui ?
Ouais, le Québec et la France sont très bien pour nous. Je crois que ces gens s’identifient à nous mais j’ignore pourquoi. Mis à part ça, j’aime bien la façon d’être des français. J’aime bien leur attitude. Ils ne sont pas comme les américains conservateurs. Ils sont plus relax, plus cool. Ian, notre guitariste, il est de New Orleans et il a des origines françaises.
C’est ce qui le rend cool ?
(rires) Oui peut être. Mais bon, ses ancêtres sont venus en Amérique il y a fort longtemps.
Au fond, pour nous, c'est plus ou moins partout pareil de toute façon. Bien sûr, quelques villes sont plus folles que d’autres. Par exemple, un des endroits où c’est le plus dingue, c’est Toronto. C'est assez étonnant. A l'inverse, il y a le Japon où les gens sont vraiment calmes. Ils attendent que t’aies fini pour applaudir. Mais c’est aussi une culture totalement différente. Au fait, tu sais où était notre pire concert ? C’était en Irlande. Je croyais qu’ils buvaient des tonnes de Whisky et qu’il seraient fous mais trop pas en fait. Ils étaient juste là à nous dévisager.
Ils ne faisaient rien ?
Ils buvaient beaucoup de Whisky. L’Irlande c’est vraiment le pays le plus ennuyeux dans lequel on ait jamais été. Mais bon, je ne devrais pas dire du mal de l’Irlande. Je culpabilise de critiquer un pays comme ça.
C’est parce que le jour où tu y étais il pleuvait. Ca altère ton jugement.
On y a été quatre jours et on s’est emmerdé tout du long.
C’était vraiment les pire concerts de votre carrière ?
Pas de toute notre carrière. Quoi que. Mais lors de notre première tournée on a fait quelques concerts horribles aussi. Par exemple, on s’est pointé à New Orléans et leur réaction c’était "Oh, je ne savais pas qu’il y avait un concert ce soir !" Ils ont fini par nous laisser jouer pour le barman… Après y a eu la fois à Chicago où on était trop jeunes pour entrer dans le bar et ils nous ont demandé notre carte d’identité alors on a dû annuler. Il y en a eu plein dans ce style. On avait juste le droit de monter sur scène le temps du concert ensuite les sécus nous amenaient dehors et on vendait nos trucs à l’extérieur parce qu’on ne nous laissait pas entrer dans le bar.
Vous avez aussi joué des concerts pour des gosses non ?
On a joué pour des gosses ?
C’est ce que j’ai lu.
Ah ouiii. Des enfants autistes. On a fait plusieurs concerts de ce style. Les gosses viennent pendant le sound check et on leur fait une petite prestation privée.
Comment réagissent-ils ?
Ils deviennent complètement fous. Bon, ils sont déjà un peu bizarres à la base. Une fois y en a une qui est devenue carrément hystérique. Elle voulait absolument qu’on joue encore et encore et ils ont dû la sortir de force. Mais j’aime bien les enfants. Ils ont une vision du monde plus propre que nous.
Tu souffres du syndrome de Peter Pan ?
Pas vraiment. J’apprécie le fait d’être un adulte mais j’aime bien les enfants qui n’ont pas encore vu de mauvaises choses. Ils aiment juste s’amuser et sont très créatifs.
Tu préférerais avoir des fans enfants plutôt que des hipsters ?
Non. Je m’en fiche de qui nous aime. En même temps, je suis un hipster autant que toi, tu es une hipster. Ca veut juste dire que nous somme des jeunes qui apprécient la bonne musique et la mode. Les "hipsters" ont été inventés au début du siècle dernier parce qu’avant, tu étais un enfant et ensuite tu te mariais, c’était tout. A partir de genre les années 20, de plus en plus de jeunes ont commencé à aller à l’université, à porter des vestes en cuir, écouter de la musique et fumer des joints. Tous ceux qui critiquent les hipsters aujourd'hui sont juste de vieux aigris. Ca les énerve que d’autres gens s’amusent à leur place. La plupart des gens qui viennent nous voir sont des hipsters et même si ça a plutôt une connotation négative maintenant, je m’en fiche.


Notre fanzine s’appelle TEA. Est-ce que tu aimes le thé ?
Oui, je n’aime pas le café alors je bois pas mal de thé.
A propos, il parait que vous écrivez les paroles de vos chansons au dernier moment. Est-ce que tu pourrais improviser un petit truc à propos de thé maintenant ?
(rires) J’aimerais mieux fumer du thé maintenant. Avec Charlie Chaplin.
Mais je ne sais pas trop où est sa tombe.
T'inquiètes, je vais le trouver et le déterrer.
C’est une véritable obsession !
(rires) Pourtant, je n’aime pas trop ses films. Je n’aime pas les films comiques. J’aime juste son apparence. Mais je trouve que, contrairement à la musique, la comédie vieillit mal.

Si tu étais une femme célèbre tu voudrais être qui ?
Marie Curie. Ou non, cette afro-américaine qui a combattu pendant la guerre civile en Espagne. Je ne me souviens plus de son nom mais je viens de voir un reportage sur elle. Sinon Tina Turner ou Dolly Parton. Elle a de très gros seins.

Une blague pour terminer ?
Plutôt une devinette : si Pinocchio dit que son nez grandit, est-ce qu’il grandit vraiment ?
C'est une très bonne question.