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26.2.15

"You can go deep into it if you want to"

Lundi dernier, Lesley Gore est morte. Mon cœur pleure. En effet, la vieille dame avait une place toute spéciale dans mon Panthéon personnel en raison de sa superbe interprétation de "You Don’t Own Me", une chanson érigée en hymne féministe dès sa sortie au début des années soixante (tellement qu'il existe aussi une version québécoise du titre, qui est plutôt drôle (surtout si on aime les coiffures qui défient les lois de la gravité), et une récente campagne de mobilisation de femmes américaines, dans laquelle participent tout un tas de meufs cools) :


Mais c’est avant tout parce qu’elle a marqué un passage dans mon rapport à la musique que cette chanson reste une de mes préférées de tous les temps. Je l’évoquais déjà naïvement dans notre article du sixième anniversaire de TEA : "You Don’t Own Me" est probablement l'une des premières chansons qui m’a autant, voire le plus, marquée pour ses paroles que pour ses qualités esthétiques. En soi, cette chanson est un véritable manifeste d'ado-peste sous couvert d'air niais et gentil : "je suis libre et indépendante, tu n'as aucun droit sur moi, je fais ce que je veux" BAM.

Ce qui nous amène au véritable sujet de cet article :

Quelle est l’importance des paroles dans la musique ?