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25.3.11

"J'aimerais bien faire un gros tube !"

Vendredi dernier, An Pierlé donnait un concert au Rocking Chair, à Vevey. C’était un peu l’occasion à ne pas manquer étant donné que ses CDs résonnent dans le salon familial depuis plusieurs années, inlassablement et toujours avec cette énergie contagieuse dedans. Pour le coup, même Maman était au taquet. Mais le mieux, c'est que juste avant que se confirme en live le talent de la Belge blonde, TEA l'a rencontrée. Conclusion : quand je serai grande, je veux être comme elle, faire de la musique avec mon mec, partir en tournée en mobile home, expérimenter tout un tas de trucs et manger des tonnes de chocolat. C’est un peu parfait comme vie.


INTERVIEW AN PIERLE

TEA : Hinterland est sorti en 2010 et après une longue pause, te voilà de retour sur scène. How does it feel ?
An Pierlé : How does it feel ? Haha. Ca fait du bien! Pendant 12 ans on a enchainé tournée/création/album. Au bout d’un moment, tu n’as plus de vie sociale. Il te faut des moments pour te renouveler, pour prendre du temps pour découvrir de nouvelles choses, lire de bons bouquins, faire des choses qui demandent plus de concentration. En tournée, tu peux pas lire des trucs très poussés. Dans le tour bus par exemple…on regarde plutôt des films comme l’Âge de Glace.
Donc on avait vraiment envie de faire une pause. En plus, Koen (son mec/son guitariste, ndlr) avait du travail de production à faire à côté. Du coup on a pris une année off, pour pouvoir jouer sans pression, sans vraiment de but.
C’est très important de faire ça parce que la musique que tu fais avant tes 18 ou 20 ans, tu ne la fais pas dans le but de faire un album. Ou peut-être si. Mais généralement tu fais juste de la musique parce que ça te plait. Bien sûr, tu travailles déjà pour avoir un résultat mais ça reste très personnel, c’est toute la période vécue jusque là que tu peux distiller. Du coup, les premiers albums c’est souvent un peu la base, un concentré, un noyau…Et puis tu en fais un deuxième et alors soit tu fais exactement la même chose et ta carrière s’arrête là, ou bien tu continues à explorer.
Le troisième est plus dur à faire ?
Pas pour nous en tout cas. C’était le premier (le An Pierlé and The White Velvet, ndlr) qu’on faisait vraiment à deux à la maison mais avec plein d’arrangements. On avait envie de faire quelque chose de grand, de travailler avec un orchestre. On voulait un truc très abouti, très complet, très pop.
Pour Hinterland aussi, vous réalisé une grosse partie à deux, à la maison. Ca a changé votre façon de jouer ?
Oui, pour cet album notre façon de faire de la musique était complètement différente. Koen travaillait tout le temps pour ses mendats de production et moi je restais à la maison et j’avais le temps de chercher, d’essayer de nouvelles choses. J’ai fait beaucoup de chansons à la guitare. Mais en fait, je ne sais pas jouer de la guitare ! J’ai donc pris pas mal de temps à faire des essais avec un instrument que je ne maitrise pas du tout. J’ai aussi composé sur mon ordinateur.
Ce qui changeait le plus par rapport à ce que j’avais fait jusque là, c’est que j'ai composé en me basant sur un rythme, un beat ou sur un truc que Koen avait joué. C'est différent de commencer en acoustique. Et puis une fois que j’avais fait les chansons dans l'ordinateur - avec des sons très génériques que Koen déteste – il reprenait et recommençait tout depuis le début. J’ai dû apprendre à jouer mes propres morceaux.