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16.8.10

[GUEST 6] Brick Lane – le guide touristique d'un Londres sans touristes

[Guest: Guerolito]

Les touristes adorent Londres. Cela a toujours été ainsi et perdurera sûrement encore longtemps. London Bridge, Big Ben, Westminster Abbey ou Buckingham Palace – tout le monde les aime. Et même si je dois admettre que ces édifices ne sont pas juste de simples attrape-touristes mais d’importants monuments architecturaux ou historiques, je pense qu’il y a un problème venant des personnes qui visitent ces attractions ; par masses, les gens se baladent d’un endroit à l’autre, juste parce qu’il faut avoir vu, bloquant les couloirs du Tube et polluant l’air de leur langue natale. Pour ma part, je ne suis pas allé dans cette magnifique ville anglaise avec ses superbes parcs juste pour entendre toutes les langues sauf l’anglais - et je parle ici de l’anglais « british », pas la copie bon marché à l’américaine. Bien au contraire, je suis venu pour voir le véritable Londres, celui qui n’est pas envahi de touristes.

Il y a environ 30 ans, c’était Camden qui était l‘“autre“ Londres, point central du mouvement punk et de la culture alternative. Aujourd’hui, Camden n’a pas perdu tout son charme et demeure un endroit spécial truffé de pubs cools et de friperies à découvrir. Cependant, il est difficile de se frayer un chemin parmi les nuées de touristes. Pour les gens qui veulent échapper aux masses et rencontrer de véritables londoniens, il faut aller dans la partie est de la ville, près de la station Liverpool Street. Là, on trouve un restaurant exotique après l’autre, de super pubs, des friperies pas chères à côté de magasins de jeunes designers, coiffeurs et bien sur, le Rough Trade, unique en son genre avec sa vaste collection de CDs, vinyles et même de cassette et son flair qui lui valent d’être un des meilleurs magasins de musique au monde. De plus, de nombreux concerts gratuits le rendent encore plus attractif. Pour ma part, j’ai eut la chance de voir les américains indie rockers Sleigh Bells.


Si vous avez l’occasion d’y aller – ce que vous n’oseriez décemment manquer – essayez d’aller un dimanche. Parce que le dimanche, il y a toujours un grand marché dans un ancien entrepôt juste à côté du Rough Trade. Je parie que vous allez adorer !

Ici, vous trouverez quelques photos du concert auquel j’ai assisté et , une playlist composée de chansons qui sont probablement les plus appréciées en ce moment à Rough Trade et dans les pubs alentours de Brick Lane. Enjoy !

12.6.09

Vinyl never dies

JOURNÉE DU DISQUE @ LE CHABADA
06/06/09



Les amoureux angevins de la bonne musique ont leur rendez-vous annuel : la Journée du Disque. Une sorte de brocante de CD, DVD, et surtout vinyles au Chabada, qui en ravit plus d'un. Et si certaines personnes en repartent maussades, c'est uniquement parce qu'elles sont désespérées à l'idée de ne jamais connaître ne serait-ce qu'un dixième des disques exposés. Entretien avec Richard Durand, le disquaire à l'origine de cette journée.

TEA : Êtes-vous contents de cette journée ?
Richard Durand : Oui, très. Les organisateurs, le Chabada, les exposants et même les clients sont très contents. On a fait 600 entrées, ça peut paraître peu, mais pour une ville comme Angers, c'est plutôt bien. Vu qu'on met environ 600 vinyles par mètre linéaire, il devait y avoir 50 000 disques... Et dès 9h30, il y avait du monde, alors qu'on n'ouvrait qu'à 10 heures. D'ailleurs la plupart de ces personnes sont restées jusqu'à 13 heures, le temps de tout voir.
 Comment vous est venue l'idée de cette Journée Du Disque ?
Il y a une quinzaine d'année a eu lieu la dernière Foire du Disque d'Angers, ça se passait au Parc Expo à l'époque... Et puis pendant un petit moment il n'y a plus rien eu. J'ai appris que des parisiens voulaient reprendre cette idée. Alors je me suis dit pourquoi pas moi ? Et la Journée Du Disque est née.
Pensez-vous que le vinyle a un avenir ?
OUI ! Bien sûr qu'il en a un. Le CD, lui, va très bientôt disparaître, mais pas le vinyle. Pourquoi ? Parce que déjà, il n'est pas copiable. Et le son n'est pas le même, certains préfèrent, d'autres non. C'est un bel objet. Personnellement j'aime beaucoup tout le cérémonial de l'écoute d'un vinyle. Il y a eu aussi la techno, et du coup beaucoup de vinyles ont été réédités. Et puis c'est de plus en plus à la mode, c'est vintage.