L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
Affichage des articles dont le libellé est The Black Box Revelation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Black Box Revelation. Afficher tous les articles

14.6.10

"C'est une tronsbeuton !"




INTERVIEW THE BLACK BOX REVELATION


Au concours de l'accent à coucher dehors, le duo de garage rock The Black Box Revelation serait bien classé. Pas leur faute si les écouter parler est si drôle : ils sont belges flamands. Nous avons kidnappé une demie heure lors de leur passage au Chabada à Angers en mai dernier le très grand brun et atrocement maigre Jan Paternoster qui s'amuse à faire d'étranges contorsions en interviews, et son acolyte le petit rond blond Dries Van Dijck à l'air désinvolte à souhait.

TEA : Vous faites une grosse tournée européenne en ce moment, vous aimez ça ?
Jan (guitare, chant) : Dries, on aime tourner ?
Dries (batterie) : Euh... Ouais, on aime ça.
Jan : Pour le moment, c'est le début, c'est le deuxième jour de la tournée. Au bout de quelques jours, tu es dedans, c'est OK. On joue toujours dans beaucoup de villes, et c'est cool parce que chaque jour tu es dans une nouvelle ville, parfois c'est fatiguant mais si tu es chanceux tu peux aller marcher dans ces villes où tu n'as jamais été. Donc on voit toujours de nouvelles parties du monde et de nouvelles personnes. On aime être en tournée, la seule chose c'est que c'est un peu difficile pour nos copines.
Et vous avez visité Angers là ?
Dries : Non.
C'est pas très grave !
Dries : Ah ouais ? C'est chiant ?
Vous pouvez visiter le supermarché...
Dries : Vraiment ? Où est-il ? Je veux m'acheter des cigarettes...

Il y a quoi dans cette fichue boîte noire ?
Jan : Heu...
Dries : Il y a ... quoi ? Euh, de l'amour.
Jan : Ouais, de l'amour.
Dries : De l'énergie...
Jan : Si on joue, ça doit être sexy. Parce que tu dois vraiment être dans le groove. C'est comme faire l'amour à ses instruments. On ne veut pas faire littéralement l'amour avec mais...
Dries pouffe.
Oui, on s'en doutait.

Et vous pensez pas qu'il y a déjà assez de groupes comme ça avec "black" dans leur nom ?
Les deux : Si !
Jan : The Black Angels, Black Rebel Motorcycle Club...
Dries : The Black Keys...
Jan : Je pense que c'est parce que ça sonne vraiment bien.
Dries : C'est un mot fort, "black".

21.5.10

Acouphènes


The Black Box Revelation @ Le Chabada
Angers, 18/05/10

C'est bientôt l'été (nous tenons un scoop oui). Concrètement, ça veut dire que les festivals pointent le bout de leurs stands galettes-saucisse, ce qui est une bonne chose. Mais cela signifie aussi malheureusement que les salles de concerts (du moins celles de provinces), vont fermer et prendre des vacances. Donc plus de concerts près de chez nous. Par exemple, mardi, TEA a été à son dernier concert au Chabada à Angers de la saison, c'est triste oui. Mais nous avions pris garde de bien le choisir : une soirée "totale découverte" avec The Black Box Revelation.

The Black Box Revelation, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont deux Belges flamands aux noms pas évidents-évidents : Jan Paternoster et Dries Van Dijck. Ils ont deux albums à leur actif, ont tourné avec des compatriotes comme Ghinzu ou dEUS, et sont un peu des stars chez eux. Et il n'y a pas de raison pour qu'ils ne conquièrent pas la France. Parce qu'en plus d'avoir des noms très divertissants, ils font de la bonne musique. Pas de la pop ou de l'electro, non, tu sais, un truc beaucoup plus rock, et un rien bluesy, le genre de truc qui ne sonne pas moderne du tout en somme, mais qui est quand même très très efficace, à l'image de leur génial titre "High On A Wire".

Alors en live, c'est comment ? Plus d'énergie, plus de violence. Les gens qui ont le sens de la formulation diraient "ça envoie du pâté". Jan, le grand brun qui pourrait faire un concours de maigreur avec les Horrors change de guitare à chaque chanson ou presque et nous montre qu'il s'y connait en riffs le bougre, et drôlement bien en plus, pendant que le petit blond Dries, 19 ans seulement, bouge beaucoup de la tête avec un sourire figé (joie ? diarrhée ?) derrière sa batterie qu'il martèle de toutes ses forces. Deux personnes sur scène, ça peut vraiment faire du bruit. En interview deux heures plus tôt (prochainement sur vos écrans, promis), ils nous disaient qu'ils voulaient que leurs lives soient sexy aussi. Avec toute l'objectivité que des filles peuvent avoir, nous pouvons dire que oui, ils y arrivent, leur concert sue la sensualité sauvage. Et le public sue tout court lui, même s'il n'est franchement pas très remuant ce soir, dommage.