L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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12.7.10

le petit bout de papier qui nous met la bouche en coeur



En vrai, le vert c'est pas super beau pour un bracelet. En tout cas Garance Doré n'a jamais rien posté à ce sujet, alors ça doit pas être trop trendy. En bref, il n'y a aucune raison de se la péter si on porte un bracelet vert. Sauf quand ce bracelet est en papier à peine plastifié et qu'il y a écrit "presse" ou "photo" dessus. C'est toujours moche, mais ça donne le droit à plein de trucs à Belfort. On avait méga kiffé l'année dernière, cette fois on a découvert encore plein d'autres avantages. Petite escale au pays des gens privilégiés

EUROCKEENNES 2010 
PASS PRESSE.



Cette année, le coin presse était idéalement situé au bord du lac, au milieu des arbres. Fini la chaleur suffocante sous la tente presse comme en 2009. L'endroit était tellement agréable cette fois qu'on serait bien restées toute la journée là bas. C'est dans ce cadre paradisiaque que se tenaient les conférences de presse.
Nous avons commencé par celle des BB Brunes, parce qu'on avait le temps et qu'on voulait rire. Nous sommes restées 5 minutes, le temps de voir qu'aucun journaliste n'avait de question, que le groupe a un peu d'humour en fait (quand l'animatrice demande "Sur quoi vous écrivez généralement ?" ils répondent "Sur du papier") et que sinon ils n'ont pas des choses très intéressantes à dire ("Oui les Strokes et les Libertines on a beaucoup écouté" -sans dec ?)
La conférence de presse qu'on attendait beaucoup, c'était celle de Mika, mais mossieur n'est pas venu (ou deux heures plus tard alors, et on lui a préféré le concert de Julian Casablancas). On a aussi appris que sur les centaines de journalistes accrédités, personne n'a voulu aller à la conférence de Sophie Hunger. Et ça, c'est un peu triste.

A l'espace pro (à ne pas confondre avec l'espace presse, réservé seulement aux journalistes) on croise des gens comme Emilie Simon, Ghinzu (le guitariste au legging constellations), Elektrisk Gonner (des gens oranges avec une bande noire sur les yeux, effrayants), et puis Jules Sitruk (encore lui ! il nous poursuit !) assis sur une table et qui mate les filles d'une manière pas très chic. Et les gens n'oublient pas de se pointer à côté du bar vers 19h, début de l'happy hour Jack Daniels (hé, ils ont fait le déplacement jusqu'à Belfort, c'est pas pour rien). Le problème de l'espace pro, c'est qu'il y a trop de monde. On n'arrive pas à savoir qui est qui. C'est pas un peu le journaliste des Inrocks que tu viens de pousser là ? Si seulement il y avait un système comme dans les Sims, avec notre nom flottant au dessus de notre tête...

9.7.10

Absurde-Land




EUROCKEENES 2010
ROYAUME DE L'ABSURDE


Personne n'a jamais prétendu être totalement normal aux Eurocks. Tant mieux. Fascinées par les comportements à fort potentiel de lol des festivaliers, nous vous livrons ici une liste non-exhaustive de tout ce qu'on a pu croiser. En effet, un vent de tous les possibles soufflait le week-end dernier sur l'étang du Malsaucy. A un degré parfois décoiffant. Festival, royaume de l'absurde au 21è siècle ?

D'abord, les énergumènes déguisés en Vache, en Mariée ou encore en Bob l'Eponge (qu'on veut encore et toujours libérer) ont attiré tous les regards. Mais ils n'étaient pas seuls: certains avaient misés sur la tenue d'apparence simple mais qui fait aussi son effet (vise le tshirt minou pas si moche) tandis que des artistes comme Empire of the Sun (qui semblaient tout droits sortis d'un de leur clips) ou de Ghinzu (le guitariste, très à l'aise en legging + débardeur lilas imprimé constellation) misaient sur l'improbable.

Ainsi lookés, de nombreux festivaliers s'en sont donné à coeur joie pendant les concerts: pogotant le sac ouvert et perdant tout ou hurlant pour la libération des ballons d'helium. Par ailleurs, dans la catégorie du concert le plus WTF du week-end, c'est LCD Soundsystem qui remporte la palme haut la main : comme faisant écho à l'inclassabilité de l'artiste, le public eurockéen, plus excité que jamais (alors que nous étions en plein après midi, rappelons le) a sombré dans un n'importe quoi total, brandissant moultes objets improbables ou pancartes (dont "Free Cunni" hrum) et slamant comme si sa vie en dépendait. Limite, le parasol qui se balade au loin dans la marée humaine pouvait encore s'expliquer, mais lorsque l'on aperçoit carrément UN ARBRE (oui oui), il y a de quoi se poser de sérieuses questions. On serait presque trop distrait pour suivre vraiment le concert. Mais la musique est trop bonne, au point d'exacerber l'envie de sensations fortes de bon nombre d'individus transpirants et éméchés. Et d'un coup, ça devient convivial: drague à base de "je me sens seul" et slams offerts aux voisins inconnus. Trop aimable. En plus-bonus, on y a revu la vache avec des lunettes-pailles remplies de bière. Tout ça en un seul concert. Normal.