L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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3.2.14

[Les fans] Bienvenue au fan club

A nouvelle année, nouvelle tête pour TEA, et nouvelle rubrique. On va vous proposer de temps en temps (n'allez pas croire que nous sommes capables de tenir un planning régulier) des séries d'articles sur un thème particulier. Le choix du premier dossier à été assez évident pour nous : les fans. On l'a tous été, un peu ou beaucoup, et les prochains posts vous montreront bien la diversité de la chose. Pour ma part, être fan, c'était de l'amour.

D'aussi loin que j'ai eu une mini chaîne hifi, j'ai toujours été fan dans ma tendre jeunesse. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mes parents n'ont jamais eu d'artistes préférés - bien que mon père écoutait Patricia Kaas en dilettante (amour éternel pour la chanson "D'Allemagne") - mais j'ai très vite développé des passions pour des chanteurs. Peut être que c'est parce que je m'ennuyais ferme dans mon petit village de l'ouest de la France. Et puis aussi c'était la grande époque de Graines de Star avec Laurent Boyer, du Hit Machine, et de toutes ces starlettes qui explosaient alors qu'elles étaient encore dans la puberté. J'ai tout de suite été fan d'Alizée. Avec mes copines on l'adorait, on la trouvait trop belle, nous mettions nos cheveux derrière les oreilles pour ne garder que deux petites mèches de chaque côté, comme elle. C'est le premier CD album que j'ai acheté. Je me souviens me moquer de mes amies qui préféraient acheter plusieurs singles à trente francs parce que ça coûtait moins cher qu'un album à cent. Je leur avais démontré par a + b, en qualité de première de classe de CE2, qu'à partir du quatrième single, elles se faisaient avoir. Alizée a sorti quatre singles de son album Gourmandises. J'étais un vrai génie.



Juste après, Lorie est arrivée. Je crois que je l'aimais moins qu'Alizée, mais elle est restée plus longtemps en activité, alors je m'y suis mise, toujours avec mes copines. L'avantage de Lorie, c'est que ses paroles nous parlaient beaucoup plus que les textes crypto-chelous-à-références-moitié-salaces que Mylène Farmer refourguait à sa protégée. Elle était pas super belle mais par contre elle savait danser, et je venais justement de m'inscrire en modern-jazz, donc ça tombait plutôt bien. Lorie a joué à Angers à cette époque. Des amies ont pu y aller, pas moi. J'étais extrêmement jalouse le lendemain, quand elles racontaient qu'elles avaient "touchéééé laaaaa maiiiin de Loriiiiiie aaaah !" Crâneuses. Oh, et Lorie, si tu me lis, sache que je suis super triste que tu n'aies jamais répondu à la lettre que je t'avais écrite en CM2.

11.11.12

Réécouter les disques qu'on adorait au collège

Le collège, cette période affreuse entre nos onze et nos quinze ans où rien ne va. Les garçons sont cons, les filles sont méchantes, les Nike TN sont à la mode et les seins poussent. J'ai détesté le collège et passé une bonne partie de mon temps seule à écouter de la musique "rock" dans mon walkman. Il n'y a pas longtemps, je me suis demandée ce que je ressentirais en réécoutant mes CDs de l'époque. Cher lecteur, c'est non sans émotions que je te présente la bande son de ma crise d'adolescence. 

Muse - Origin Of Symmetry (2001)
Oh, mon groupe préféré de l'époque. J'avais des posters partout, que j'avais récupérés dans Rock Mag, ma bible quand j'avais 13 ans. J'étais même amoureuse de Matthew Bellamy, ce qui est sûrement une des pires fautes de goût que j'ai pu faire en matière de mec, avec Damien Sargue. Ça fait tout drôle de réécouter ça. Heureusement que j'ai choisi leur meilleur disque, parce que j'en ai déjà trop marre au bout de trois chansons. Ah, les intros au piano, ah, les chants suraigus qui font penser à des cris de vieille dame, ah, les riffs trop clichés. Ouais. N'empêche que "Megalomania" et leur reprise de "Feeling Good" me font quand même encore un petit truc, me rappellent trop de choses. C'était vraiment à chier le collège. 


Kyo - Le Chemin (2003)
C'est ça, regardez moi d'un air désapprobateur. C'est trop facile. Toute personne née en 1991 et alentours ne peut PAS avoir échappé à Kyo. Ou alors c'est que vous n'écoutiez que Skyrock. Et dans ce cas, vous avez tout autant de mal à assumer votre CD single de Rohff, "Le son qui tue". Kyo, c'était du putain de rock pour tous les préados. Incroyable, l'album est sur Spotify. Je me rends compte que je connais les chansons des tubes par coeur, mais que je n'avais jamais vraiment écouté les autres morceaux. Qui sont vraiment nazes. Dans mes souvenirs, ça avait plus de relief et le chanteur n'avait pas un vilain bouc. Mais bon, au moins leurs singles sont marrants. La profondeur de leur paroles n'a rien à envier aux compos des BB Brunes. A chaque époque son groupe de rock variété. Je préfère Kyo et leur super duo avec Sita. 


Massive Attack - Mezzanine (1998)
Maintenant, je me demande ce que foutais de la bonne musique au milieu de Kyo et Muse, mais à l'époque, je ne trouvais pas du tout Massive Attack incompatible avec mes autres chouchous. Je n'écoutais du trip hop que parce que c'était sur ça qu'on dansait en cours de modern jazz à la Meignanne au début des années 2000. D'ailleurs rien qu'à écouter "Teadrop" j'ai mal au bide, on faisait nos abdos dessus. Et puis les grandes avaient fait une choré sur "Angel" au gala, c'était trop beau. J'écoute toujours Massive Attack, de temps en temps, pour chiller ou faire des étirements. C'est pas mal. Mais à force de tourner tout le temps dans les festivals où je vais, le groupe a perdu l'aura de mystère dont je l'entourais jadis et qui faisait aussi son intérêt. Dommage. 

System Of A Down - Toxicity (2001)
Putain, je ne pense jamais à me repasser du gros vieux System Of A Down. Mais c'est trop bon. Gros headbanging dans mon appartement, mon chat me regarde étrangement. J'y connais pas grand chose dans cette branche de la musique, mais avec du recul, je les trouve moitié bouffons. C'est peut être pour ça que j'aime encore un peu. D'ailleurs c'est quoi exactement leur étiquette musicale ? Métal pop ? Quoiqu'il en soit, "Bounce" me rappelle la fois où avec une amie nous avions trollé l'anniversaire d'une fille en passant cette chanson en boucle. La birthday girl avait fini par pleurer en nous disant d'arrêter ça. Un grand moment. Sinon, leur pochette est bien cool, ce qui est rare dans cet article. 

18.9.09

On s'amuse comme on peut.


MUSE
THE RESISTANCE

Le temps file, les jours raccourcissent, la grisaille est de retour...avec la rentrée, tout le monde pique sa crise. Il existe alors divers moyens pour évacuer le stress - une tasse de thé, beaucoup de guimauve - TEA chronique The Resistance, le nouveau rejeton de Muse, entre envolées lyriques et romantisme exacerbé.


Avant même la première (décevante) écoute, la pochette annonce la couleur; tuyau multicolore aux airs de science-fiction - prêts pour la conquête spatiale? je me lance dans un parcours initiatique avec "Uprising" qui ne surprend en rien. Du Muse tout craché, le trio à ressorti sa formule "Radiohead couche avec Queen": tonitruant, grandiloquent, j'ai l'impression d'avoir déjà tout entendu. Normal, c'est le single, mais tout de même...


Force d'univers saturé et machinerie bien huilée, le groupe entend bien rester sur son illégitime piédestal. Au temps où la pop teintée de sonorités électroniques à le vent en poupe, le trio s'obstine à nous asséner ses bruits dégoulinants de sentiments. A priori, cette opposition aux mouvements populaires ("they will not force us") est plutôt honorable. Pourtant, ce mélange regrettable entre un Radiohead baffoué et un Coldplay dramatisé traumatise...Je n'en suis cependant qu'à mes premier émois. "We'll be victorious" clame Matthew B. Ou pas.