L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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2.4.13

Réécouter les disques qu'on adorait en secondaire

C'est officiellement le printemps à tous les étages dans la maison de ma maman. Non seulement il y a des primevères au balcon mais en plus on s'adonne aux mégas rangements. L'occasion est parfaite pour déterrer des vieilleries et vous livrer à mon tour la bande son de ma puberté. Putain la te-hon.

Robbie Williams - Greatest Hits (2004)
Première chose à savoir: à l'époque, je n'avais pas vraiment de disques à moi. Du coup j'écoutais ce qu'on me refilait sur des CDs gravés, au petit bonheur la chance. Ca s'est soldé par un tas de compils dégueulasses que j'éviterai d'évoquer plus précisément ici. De temps à autres, je recevais quand même de vrais CDs. Le Best Of de Robbie Williams a été le premier et il a tourné en boucle sous mon lit mezzanine. Il y avait là tout le meilleur entre "Angel", "Rock DJ", "Feel", "Let Me Entertain You" et "Kids" avec Kylie Minogue. Le bénéfice que j'en tire aujourd'hui c'est que ça claque pour le karaoké.

Red Hot Chilli Peppers - Greatest Hits (2003)
Celui là c'est mon cousin effaré qui me l'avait refilé en mode "Tiens, écoute voir de la bonne musique!". Je me souviens encore que je lisais Eragon à ce moment là. D'une façon bizarre, "Californication" et. al. sont aujourd'hui éternellement associées à des images de dragons bleus dans ma tête. Normal.



Nirvana - Nevermind (1991)
Alors là, ça a été un peu un coup de chance. Ma meilleure amie de l'époque avait un grand frère qui jouait de la guitare dans un groupe et nous faisait voir des films édifiants du genre Waynes World ou Le Cavalier Sans Tête. Comme je fantasmais secrètement sur le garçon en question, je suis devenue une meuf "grunge" avec des pantalons troués, des épingles à nourrice sur mon sac à dos Eastpack et des trucs immondes autour des poignets. La panoplie s'achetait à Claire's - trop rock. Fort heureusement, cet amour soudain pour Kurt Cobain qui devait d'abord servir à la drague s'est soldé par une véritable passion pour le groupe et m'a préservée - temporairement - de la daube ambiante.

System of a Down -  Hypnotize et Mezmerize (2005)
SOAD était le groupe idéal pour se faire reprocher d'écouter de la "musique de sauvage" par les parents qui ne comprenaient de toute façon rien à ma vie d'adolescente trop rock'n'roll. J'ai oublié le disque au moment où j'ai eu la force de m'avouer que j'étais incapable de chanter "B.Y.O.B". Trop triste.


11.11.12

Réécouter les disques qu'on adorait au collège

Le collège, cette période affreuse entre nos onze et nos quinze ans où rien ne va. Les garçons sont cons, les filles sont méchantes, les Nike TN sont à la mode et les seins poussent. J'ai détesté le collège et passé une bonne partie de mon temps seule à écouter de la musique "rock" dans mon walkman. Il n'y a pas longtemps, je me suis demandée ce que je ressentirais en réécoutant mes CDs de l'époque. Cher lecteur, c'est non sans émotions que je te présente la bande son de ma crise d'adolescence. 

Muse - Origin Of Symmetry (2001)
Oh, mon groupe préféré de l'époque. J'avais des posters partout, que j'avais récupérés dans Rock Mag, ma bible quand j'avais 13 ans. J'étais même amoureuse de Matthew Bellamy, ce qui est sûrement une des pires fautes de goût que j'ai pu faire en matière de mec, avec Damien Sargue. Ça fait tout drôle de réécouter ça. Heureusement que j'ai choisi leur meilleur disque, parce que j'en ai déjà trop marre au bout de trois chansons. Ah, les intros au piano, ah, les chants suraigus qui font penser à des cris de vieille dame, ah, les riffs trop clichés. Ouais. N'empêche que "Megalomania" et leur reprise de "Feeling Good" me font quand même encore un petit truc, me rappellent trop de choses. C'était vraiment à chier le collège. 


Kyo - Le Chemin (2003)
C'est ça, regardez moi d'un air désapprobateur. C'est trop facile. Toute personne née en 1991 et alentours ne peut PAS avoir échappé à Kyo. Ou alors c'est que vous n'écoutiez que Skyrock. Et dans ce cas, vous avez tout autant de mal à assumer votre CD single de Rohff, "Le son qui tue". Kyo, c'était du putain de rock pour tous les préados. Incroyable, l'album est sur Spotify. Je me rends compte que je connais les chansons des tubes par coeur, mais que je n'avais jamais vraiment écouté les autres morceaux. Qui sont vraiment nazes. Dans mes souvenirs, ça avait plus de relief et le chanteur n'avait pas un vilain bouc. Mais bon, au moins leurs singles sont marrants. La profondeur de leur paroles n'a rien à envier aux compos des BB Brunes. A chaque époque son groupe de rock variété. Je préfère Kyo et leur super duo avec Sita


Massive Attack - Mezzanine (1998)
Maintenant, je me demande ce que foutais de la bonne musique au milieu de Kyo et Muse, mais à l'époque, je ne trouvais pas du tout Massive Attack incompatible avec mes autres chouchous. Je n'écoutais du trip hop que parce que c'était sur ça qu'on dansait en cours de modern jazz à la Meignanne au début des années 2000. D'ailleurs rien qu'à écouter "Teadrop" j'ai mal au bide, on faisait nos abdos dessus. Et puis les grandes avaient fait une choré sur "Angel" au gala, c'était trop beau. J'écoute toujours Massive Attack, de temps en temps, pour chiller ou faire des étirements. C'est pas mal. Mais à force de tourner tout le temps dans les festivals où je vais, le groupe a perdu l'aura de mystère dont je l'entourais jadis et qui faisait aussi son intérêt. Dommage. 

System Of A Down - Toxicity (2001)
Putain, je ne pense jamais à me repasser du gros vieux System Of A Down. Mais c'est trop bon. Gros headbanging dans mon appartement, mon chat me regarde étrangement. J'y connais pas grand chose dans cette branche de la musique, mais avec du recul, je les trouve moitié bouffons. C'est peut être pour ça que j'aime encore un peu. D'ailleurs c'est quoi exactement leur étiquette musicale ? Métal pop ? Quoiqu'il en soit, "Bounce" me rappelle la fois où avec une amie nous avions trollé l'anniversaire d'une fille en passant cette chanson en boucle. La birthday girl avait fini par pleurer en nous disant d'arrêter ça. Un grand moment. Sinon, leur pochette est bien cool, ce qui est rare dans cet article. 

4.6.10

We are not what you think we are.

Hier soir, jeudi, Festineuch ouvrait ses portes aux mélomanes. Malgré la programmation pas très audacieuse et le prix plutôt élevé des billets, le public est venu nombreux. Tellement, que la soirée affichait complet. Difficile à croire qu'on puisse s'affoler ainsi pour Mika. Cependant, je dois avouer que tout ce petit monde en a eut pour son argent. Récit de ma déchéance musicale ou comment Mika, c'est un peu Jésus en fait. Oui, niveau dossier, c'est du lourd.

FESTINEUCH JEUDI


My Heart Belongs to Cecilia Winter
Les Cuivres Inconnus
Moonraisers
Stevans
Mika

Comme je le disais précédemment, la programmation n'était vraiment pas terrible ce soir là aux Jeunes-Rives. A commencer le groupe My Heart Belongs To Cecilia Winter, mignon en apparence, qui n'a jamais convaincu avec sa mélasse à la Coldplay. On a quand même testé en live mais ça ne passe décidément pas; le chanteur au maquillage à paillettes démarre tout le temps faux et si au moins il avait un tantinet de présence scénique on pourrait reparler de ses compositions (oui parce que Eighteen est quand même un titre tubesque qui farci pas mal les ondes de ma radio) mais c'est peine perdue.

Bref, on ne s'est donc pas attardées, préférant arpenter le "village" de boutiques en tout genre, au milieu duquel, ô surprise miraculeuse, jouait un groupe de parfaits inconnus. Non, attendez, "un fantastique ensemble de cuivres composé de jolis suisses-allemands anonymes" serait plus adapté. Les bougres tout de fracs et de vestons vêtus mettaient l'ambiance autour des tables avec leur musique façon brass-band de rue. Trop bien. Le plus cool dans l'histoire c'est que, n'ayant pas besoin de matériel d'amplification et tout ce ramassis de fils, ils jouaient carrément sur l'herbe. Ainsi, les percussionnistes utilisaient ce qui se trouvait sous leurs baguettes (barrière. poubelle...) pour parfaire leur numéro. Coup de coeur, bijou, lemeilleurgroupedufestival, on a adoré.


Mais voilà les Moonraisers qui débutent leur show sur la grande scène. Dans la TEAm, on n'aime pas particulièrement le genre mais on est quand même allées regarder et puis ben...c'était du raggae quoi. Et encore, pas du meilleur goût: beaucoup trop de basse et pas assez de variété pour le reste. C'était le moment pour aller déguster une pizza feu de bois. (et aussi participer à un concours de design d'espadrilles parce qu'on est trop des artistes et aussi de chercher désespérément l'espace presse qui s'avère être minuscule et plein de gens qui font peur, voilà).