L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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17.4.15

"Allez prends ma main, dis moi des merveilles, ..."

Après une longue gestation, il est arrivé, soleil, lumière et détente. À point pour le printemps, le fribourgeois Muddy Monk a pondu un album qui fleure bon l'amoureux du sud, la sensualité cliché et tout le tralala banana banana henrisalvadora. Or, quand reviennent les saintes-glaces, le petit tic de l'avril-ne-te-découvre-pas-d-un-fil, on l'apprécie chaudement, cet Ipanema. Un album love comme Sebastien Tellier, plage comme "les véliplanchises" de Flavien Berger et jazz/bossa nova comme toutes les référence à gratter dans le titre et le nom de l'artiste. En prime, une dose de street cred importée de France étaie l'album. Pour cet ancien fan de hip hop, ça évoque l'amour et le bled. Pour nous, Muddy Monk c'est typiquement ça : un gars du coin qui, si si, fait les choses bien. Pour la découverte, on l'a rencontré au café et discuté musique, angoisses et ambiance sous-marine.

Mini Monk

MUDDY MONK
IPANEMA




6.3.15

“The present circumstance, you can change it, you’re absolutely free”

Ça fait longtemps qu'on n'a plus parlé tout simplement de groupes sur TEA, avec la vocation d'un blog de musique qui évoquerait ses nouvelles/anciennes passions. Une tendance aujourd'hui réparée puisqu'au gré de programmations audacieuses, on se retrouve encore avec bonheur à tomber sur des groupes inconnus et complètement géniaux. La dernière en date :

ABSOLUTELY FREE
"On était en tournée avec toutes nos affaires dans notre van, c'était déjà tard le soir et les conditions étaient mauvaises. Au bout d'un moment on a carrément dû s'arrêter tellement il y avait de brouillard. On a passé plusieurs heures coincés là, à ne rien pouvoir faire. Ça fait partie de ces moments hors du temps." c'est ainsi que Matt King, tout transpirant après son concert au Bad Bonn, m'introduit ses paroles éthérées de la chanson "Beneath the Air", une sorte de balade psyché-à-la-Tame-Impala au clip tout dessiné :


Plus romanesque tu meurs. Nous venions de discuter de l'importance qu'on accorde aux paroles des chansons et comment lui les conçoit pour ses compositions. La réponse ne casse pas des briques : en gros, les paroles sont importantes pour lui, même s'il est difficile d'avoir l'assurance nécessaire pour les scander. Qu'il se rassure, la plupart de ses évocations poétiques se fondent dans la masse sonore des compositions. A mon goût, ce qui fait avant tout le charme d'Absolutely Free, c'est plutôt ces changements de rythme, d'une lourde tendance martiale vers quelque chose de plus éthéré slash voyage intergalactique comme ici :

4.1.13

"Cyber-troubadours dans le pays du http"

Ce qui est bien avec internet, c'est que ça donne des idées super à des gens trop cools. C'est comme ça qu'il y a quelques années, des mecs ont publié la chanson "Ces Sentiments" - un tube d'amour aussi frais que le fromage.

De cette découverte ont découlé de multiples autres chansons aux sujets triviaux, des vidéos géniales (dont la désormais insortable "Allez Viens") des calendriers de l'avent et des jeux de pistes trop funs, sous la houlette du personnage arnaqueur Paul Compaoré. Complètement acquises à la cause de ces sympatiques garçons, on est allées à leur rencontre un soir de décembre pré-apocalyptique bien humide à Genève. Les circonstances on rendu la chose plus compliquée que ce qu'on pensait mais au final, l'aventure a bien collé avec l'absurdité hilarante de notre "groupe internet" préféré de l'Internet. Pour eux, on a même tenté une expérience bizarre pour un résultat pas très constructif. Que veux tu, c'était la voiture ou le jardinage. Alors Salut C'est Cool, ça bine?

INTERVIEW SALUT C'EST COOL

Ce soir là, il pleuvait sur nos tranches de pizzas lorsqu'on est sorties de la gare et on a commencé par se planquer dans un bar peuplé de meufs en bottes excessivement cuir et d'un sapin blanc clignotant. On y a eu tout le temps pour reformuler nos questions d'interview pompées dans le magazine Univers Land, un véritable bouillon de boue et de virilité tout-terraine (c'est ça l'expérience).

17.4.11

Summer Wurst

Ca y est, c’est (presque) l’été. La preuve : les vaches sont de retour dans le pré à côté de chez moi. J’avais fini par croire qu’on allait y construire un immeuble, mais apparement ça attendra. Alors quand j’ai percuté l’enclos fraichement planté en voulant couper à travers champ comme d’hab, ça m’a réchauffé le cœur d’un coup. Perdre un raccourci pour un concert de cloches, c’est un peu comme si je découvrais que la vaisselle se faisait toute seule si on la laissait trainer vraiment longtemps à côté de l’évier. Un petit mal pour un GRAND BIEN. Bon après, y a les shorts que j’ai ressorti de l’armoire aussi, et puis la crème à épiler qui creuse un grand trou dans le budget ainsi que les coups de soleil que j’attrape systématiquement. Se poser à l’ombre n’y changeant absolument rien. Donc voilà, n’en déplaise à la petite dépression atmosphérique que s’offre le ciel en ce moment, les signes sont plus que clairs : l’été est de retour ! TEA vous propose de l’accueillir à bras ouverts et gorge déployée avec une playlist spéciale « noce au bordu ».


"In the Summertime" - Mungo Jerry
(à moins que vous de préfériez la version Shaggy)

Que je m’explique : le « bordu » c’est le petit nom qu’on donne au bord du lac chez nous. C’est un peu comme si on disait « la plage » tu vois, sauf que « bordu » c’est plus général et qu’après, on se donne rendez-vous plus précisément à la plage de Serrières, de St Blaise ou encore à la Pointe du Grain. Vous situez ? Bon. Après, ça vous étonne peut-être que je saute des vaches au truites, alors je vous éclaire : grandir aux abords d’un lac, ça te forge un amour sans limite pour ladite étendue d’eau. Alors, la lacustre en moi a beau avoir déménagé au pays des vacherins, l’appel du lac sera toujours plus fort. Surtout que qui dit que beau temps dit forcément soirée, bières et saucisses – en bref, tout l’attirail digne d’une « noce » au « bordu ». Vla pour le contexte.

"King of the Beach" – Wavves

Un autre truc qu’est cool avec le lac, c’est que ça rend tout meilleur. Franchement, vous mangeriez du cervelas s’il vous l’aviez pas grillé avec amour au bout d’une pauvre brindille taillée en pointe ? Et quand vous vous baignez, ça vous pose un vrai problème de savoir que y a des poux de canard (sisi ça existe) et que ça risque de vous irriter à mort une fois de retour au bercail ? Non vraiment, au bordu, the living's easy. Une sorte de rythme tranquille à la "Sea Sex and Sun". En un mot : la vie. Et la vie, c’est encore mieux avec de la musique. Et la musique, c’est encore mieux en vrai. Alors pour autant que vous ayez des potes un brin musicos, la noce peut aussi se transformer en jam session, un pot pourri de chansons bonnes et moins bonnes (oui parce ça nous arrive aussi de laisser nos goûts de connasses au placard) tant que tout le monde participe, que ce soit à la vieille guitare pourrie ou aux claves improvisées avec deux cadavres de bière.

12.7.10

le petit bout de papier qui nous met la bouche en coeur



En vrai, le vert c'est pas super beau pour un bracelet. En tout cas Garance Doré n'a jamais rien posté à ce sujet, alors ça doit pas être trop trendy. En bref, il n'y a aucune raison de se la péter si on porte un bracelet vert. Sauf quand ce bracelet est en papier à peine plastifié et qu'il y a écrit "presse" ou "photo" dessus. C'est toujours moche, mais ça donne le droit à plein de trucs à Belfort. On avait méga kiffé l'année dernière, cette fois on a découvert encore plein d'autres avantages. Petite escale au pays des gens privilégiés

EUROCKEENNES 2010 
PASS PRESSE.



Cette année, le coin presse était idéalement situé au bord du lac, au milieu des arbres. Fini la chaleur suffocante sous la tente presse comme en 2009. L'endroit était tellement agréable cette fois qu'on serait bien restées toute la journée là bas. C'est dans ce cadre paradisiaque que se tenaient les conférences de presse.
Nous avons commencé par celle des BB Brunes, parce qu'on avait le temps et qu'on voulait rire. Nous sommes restées 5 minutes, le temps de voir qu'aucun journaliste n'avait de question, que le groupe a un peu d'humour en fait (quand l'animatrice demande "Sur quoi vous écrivez généralement ?" ils répondent "Sur du papier") et que sinon ils n'ont pas des choses très intéressantes à dire ("Oui les Strokes et les Libertines on a beaucoup écouté" -sans dec ?)
La conférence de presse qu'on attendait beaucoup, c'était celle de Mika, mais mossieur n'est pas venu (ou deux heures plus tard alors, et on lui a préféré le concert de Julian Casablancas). On a aussi appris que sur les centaines de journalistes accrédités, personne n'a voulu aller à la conférence de Sophie Hunger. Et ça, c'est un peu triste.

A l'espace pro (à ne pas confondre avec l'espace presse, réservé seulement aux journalistes) on croise des gens comme Emilie Simon, Ghinzu (le guitariste au legging constellations), Elektrisk Gonner (des gens oranges avec une bande noire sur les yeux, effrayants), et puis Jules Sitruk (encore lui ! il nous poursuit !) assis sur une table et qui mate les filles d'une manière pas très chic. Et les gens n'oublient pas de se pointer à côté du bar vers 19h, début de l'happy hour Jack Daniels (hé, ils ont fait le déplacement jusqu'à Belfort, c'est pas pour rien). Le problème de l'espace pro, c'est qu'il y a trop de monde. On n'arrive pas à savoir qui est qui. C'est pas un peu le journaliste des Inrocks que tu viens de pousser là ? Si seulement il y avait un système comme dans les Sims, avec notre nom flottant au dessus de notre tête...