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11.10.16

Thé dansant #5 : été, mecs sensibles, nostalgie


Photo : Marie (dans les Balkans)
TEA vous propose tous les quinze jours ses thés dansants, une petite sélection de ce qu'on a aimé écouter dernièrement, ce qu'on a vu en concert ou encore ce qu'on a redécouvert. C'est totalement non exhaustif et arbitraire, et c'est ça qu'on aime. Bisous.
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Selon les saisons, j'ai des obsessions qui reviennent chaque année. L'hiver est propice au revisionnage pour la énième fois de Twin Peaks. À l'automne (nous n'y sommes pas encore), je redécouvre le catalogue de Factory Records. L'été, souvent, j'écoute des chansons un peu tristes mais pas trop (comme dans cette playlist justement, postée il y a deux mois). Donc chaque été, depuis trois ou quatre ans, je me replonge corps et âme dans mon mec sensible préféré de la chanson française, Etienne Daho. Dans ses morceaux des années 80 principalement, et ses trois premiers albums : Mythomane (1981), La Notte la Notte (1984) et Pop Satori (1986). Chaque été, je me prends de passion pour un morceau différent. En 2016, c'était donc "Le Grand Sommeil" (l'année dernière j'étais plus attirée par "Epaule Tatoo" et son clip fabuleux). Et je garde mon amour constant pour l'"Eté", mais pour des raisons de droits, l'unique chanson que j'avais trouvée en ligne a été retirée et je ne puis vous la proposer, ô rage. L'occasion de reposter aussi ce petit guide "Etienne Daho pour les nuls", timide tentative de rétrospective que j'avais essayé de faire en amont de son concert (forcément bien) à Bruxelles en 2014. Ah, Etienne. - M



J'ai connu un gars, il sait pointer exactement ce qui fait qu'il aime un morceau. C'est trop cool comme habilité je trouve. Le voir presser ses bras contre sa poitrine, serrer les poings, fermer les yeux et crisper le visage qui sourit encore, les dents, serrer, pis tout lâcher d'un coup, les membres, les muscles et la voix en écho. C'est beau ce moment. C'est comme voir dans sa tête et dans son ventre pis comprendre. Comme un petit rituel de transmission. Je trouve ça nice de partager ce genre de petit suspens, la montée graduelle jusqu'à "c'est là, là!". Maintenant, je ne peux plus écouter l'arrivée de ce refrain indifféremment. Il m'aura légué ça. - AV

13.6.16

Thé dansant #4 : Déreglement hormonal, love love peace peace, new wave


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Quand on a une vie bien chargée, qu'on passe plus de temps à écouter des disques sortis en 1981 ou des groupes que l'on a récemment vu en concert, ce n'est pas toujours facile de se tenir au courant des dernières sorties musicales. Résultat, on est vite à la ramasse et on découvre, cinq mois plus tard, que Geneva Jacuzzi a sorti un album en début d'année. Pourtant, Geneva Jacuzzi, on l'aime beaucoup. On l'a même interviewée en 2012 et dansé pour elle lors d'un de ses concerts à Anvers. Donc la Californienne a sorti un nouveau album, après son fantastique Lamaze qui date, quand même, de 2010. On ne s'attendait pas forcément à un nouvel album de sa part. Quand on l'avait rencontrée, elle disait même : "Les gens veulent que je sorte un nouvel album, mais je ne veux pas. Je n'ai jamais voulu sortir un seul disque. Ça m'ennuie. C'est trop de pression. Et c'est le genre de pression qui ne me stimule pas du tout. Je pense que ce doit être quelque chose d'accidentel, et de stupide. Je n'ai aucune intention d'être une musicienne professionnelle. J'admets être une mauvaise musicienne. J'enregistre une chanson et j'oublie comment la jouer, presque intentionnellement". Finalement, elle a changé d'avis, où provoqué assez d'accidents. Quoiqu'il en soi, ça fait plaisir de la retrouver sur "Technophelia". On la retrouve là où on l'avait laissée, avec sa synth pop lo-fi immédiatement reconnaissable et ses petits tubes en puissance, comme "Casket". Vous pouvez écouter l'album ici. - M



Depuis le temps qu'on tarde c'est devenu old news mais comme mon amour n'a pas fané je prends ça pour un bon signe : le nouvel album de Zombie Zombie, Slow Futur, tabasse. Il s'écoute sur The Drone où l'on en apprend un peu plus sur le contexte de la fabrication du disque et de sa proximité avec le spectacle. Chez moi, il réaffirme un goût prononcé pour les mantras répétitifs. Une fascination de l'expérimentation sonore. Avec, toujours, comme maîtres absolus, l'ombre de Kraftwerk qui plane. L'homme machine. J'aime aussi l'épure du spectacle dont on voit un extrait dans cette vidéo.
Le côté hypnotique repris dans le jonglage des protagonistes, le regard vide sur les boules blanches. Un aspect un peu inquiétant. Ca m'évoque également la pièce de théatre Electronic City de Falk Richter vue il y a quelques années qui traite justement de ces thèmes franchement malaisants. A revoir aussi : notre vieille playlist "travail à la chaîne". - AV


1.3.16

Thé dansant #2 : gymnastique, opéra napolitain, Dale Cooper


TEA vous propose tous les quinze jours ses thés dansants, une petite sélection de ce qu'on a aimé écouter dernièrement, ce qu'on a vu en concert ou encore ce qu'on a redécouvert. C'est totalement non exhaustif et arbitraire, et c'est ça qu'on aime. Bisous.

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Peut-être qu'on devrait accorder plus de crédit à la musique qui est passée entre les concerts. Celle de la pause clope, du changement de plateau. En tout cas c'est entre deux groupes du Montreal Psych Fest que j'ai entendu pour la première fois le "Secondo Corro delle Lavandaie" tiré de La Gatta Cenerentola de Roberto de Simone. Et soudain, un nouvel univers : un opéra napolitain avec des rôles de femmes joués par des hommes, des femmes bien réelles - les lavandières - qui clament ensemble ce puissant refrain, sur un fond de percussions qu'on pourrait qualifier de "tribales", faute de meilleur mot. Des tambours battants qui évoquent le labeur et la galère, de quoi se donner du cœur à l'ouvrage.
D'ailleurs, si quelqu'un(e) comprend bien l'italien et en sait plus sur l'oeuvre de De Simone, je suis preneuse. - AV.
La version scénique : (pour un meilleur son, suivez ce lien)

Pas trop cherché dans les nouveautés musicales ces derniers jours, je m'en excuse. J'ai surtout écouté en boucle des musiques mignonnes pour m'apaiser un peu et apprécier la vue des rayons du soleil qui se posaient sur mon chat noir et mon parquet de vieille maison bruxelloise. Cadre idyllique. J'ai redécouvert El Perro Del Mar, dont j'ai l'album éponyme de 2006 depuis un paquet d'années et que j'avais un peu oublié. La voix de Sarah Assbring est tellement jolie.
Dans la même optique de chansons mignonnes, "Sketch for Summer" de Durutti Column et ses chants d'oiseaux. Joué 150 fois sur mon ordinateur en trois semaine, sans rire. - M

15.2.16

Thé dansant #1 : tabernacle, vomi, Slovénie


TEA vous propose tous les quinze jours ses thés dansants, une petite sélection de ce qu'on a aimé écouter dernièrement, ce qu'on a vu en concert ou encore ce qu'on a redécouvert. C'est totalement non exhaustif et arbitraire, et c'est ça qu'on aime. Bisous.

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Je sais pas vous, mais j'ai assez hâte que le nouvel album d'Eagulls sorte, surtout depuis que les Anglais ont sorti leur dernier single, "Lemontrees". Rien de nouveau sous la bruine de Leeds, ça ressemble énormément à leur premier disque sorti en 2014. - M



Depuis que je suis à Montreal, j’ai surtout écouté des tubes de musique commerciale. Genre "Hotline Bling" de Drake et "Sorry" de Justin Bieber. Remarque, je suis dans le thème, ils sont canadiens (mais pas québécois, oups). Pour moi, tous deux sont indissociables de leur clips. Côté Drake, on s’entend que la chorégraphie est juste improbable, ce qui la rend chouette à imiter (et puis les parodies ne manquent pas sur les merveilleux internets : ma préférée c’est le mashup merengue). Quant à Bieber, c’est la vidéo de la troupe de danseuses néo-zélandaises de Parris Goebel (la fille en noir) qui fait tout le charme. J’aime comme elles ont l’air de s’amuser. Ça rajoute une couche de perfection à ce tube pop sous-estimé. - AV