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| Photo : Marie (dans les Balkans) |
TEA vous propose tous les quinze jours ses thés dansants, une petite sélection de ce qu'on a aimé écouter dernièrement, ce qu'on a vu en concert ou encore ce qu'on a redécouvert. C'est totalement non exhaustif et arbitraire, et c'est ça qu'on aime. Bisous.
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Selon les saisons, j'ai des obsessions qui reviennent chaque année. L'hiver est propice au revisionnage pour la énième fois de Twin Peaks. À l'automne (nous n'y sommes pas encore), je redécouvre le catalogue de Factory Records. L'été, souvent, j'écoute des chansons un peu tristes mais pas trop (comme dans cette playlist justement, postée il y a deux mois). Donc chaque été, depuis trois ou quatre ans, je me replonge corps et âme dans mon mec sensible préféré de la chanson française, Etienne Daho. Dans ses morceaux des années 80 principalement, et ses trois premiers albums : Mythomane (1981), La Notte la Notte (1984) et Pop Satori (1986). Chaque été, je me prends de passion pour un morceau différent. En 2016, c'était donc "Le Grand Sommeil" (l'année dernière j'étais plus attirée par "Epaule Tatoo" et son clip fabuleux). Et je garde mon amour constant pour l'"Eté", mais pour des raisons de droits, l'unique chanson que j'avais trouvée en ligne a été retirée et je ne puis vous la proposer, ô rage. L'occasion de reposter aussi ce petit guide "Etienne Daho pour les nuls", timide tentative de rétrospective que j'avais essayé de faire en amont de son concert (forcément bien) à Bruxelles en 2014. Ah, Etienne. - M
J'ai connu un gars, il sait pointer exactement ce qui fait qu'il aime un morceau. C'est trop cool comme habilité je trouve. Le voir presser ses bras contre sa poitrine, serrer les poings, fermer les yeux et crisper le visage qui sourit encore, les dents, serrer, pis tout lâcher d'un coup, les membres, les muscles et la voix en écho. C'est beau ce moment. C'est comme voir dans sa tête et dans son ventre pis comprendre. Comme un petit rituel de transmission. Je trouve ça nice de partager ce genre de petit suspens, la montée graduelle jusqu'à "c'est là, là!". Maintenant, je ne peux plus écouter l'arrivée de ce refrain indifféremment. Il m'aura légué ça. - AV



