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24.11.11

Branleurs

Je ne sais pas trop ce que les Français ont de spécial dans le caleçon. Ce qui est certain c'est qu'au niveau garage couillu, ça chauffe du bois sec chez les Latins. A travers le label Born Bad (Frustration, Cheveu, Magnetix...) qu'on ne présente plus et des foisons de petits producteurs/collectifs, le fuzz frouze ne "renait" pas à proprement parler de ses cendres (quelles cendres?). Mais il a à coup sûr encore de belles années devant lui grâce à une scène bouillonnante au milieu de laquelle s'ébrouent des groupes de punks sans chien de qualité variable mais dont la sueur et les cheveux hirsutes sont certifiés 100% authentiques. L'autre jour au Queen Kong Club, on a eu l'occasion de s'en réjouir plutôt deux fois qu'une : après la projection d'un documentaire fort intéressant sur l'underground vancouverois (coucou Nü Sensae), MAGNETIX et CATHOLIC SPRAY y sont allés de leurs vociférations sur la petite scène. Nous + les 10-12 autres personnes présentes avons fortement apprécié ces prestations de gros excités. Et surtout, nous avons rencontré les plus jeunes d'entre eux (Catholic Spray donc) peu après. Cela a donné lieu à une tentative d'interview complètement foireuse dont voici les éléments saillants :


INTERVIEW CATHOLIC SPRAY

"On est tous de vrais branleurs"
Bon, d'accord, c'est nous qu'on a commencé : "Alors comme ça vous êtes juste des branleurs qui grattent pour pécho des meufs?" et ils n'ont pas trop apprécié. "Mais c'est quoi un branleur au juste? Un mec qui fout rien? Dans ce cas on n'est pas du tout des branleurs parce qu'on fait tous quelque chose." Pas faux : en à peine un an et demi, Catholic Spray a déjà sorti une K7 (Fruits Of The Moon) et un LP (Amazon Hunt) et tourné en Europe de l'est. Mais il y a aussi eu des tentatives manquées. Une cassette avec le super label Moon Glyph par exemple: "On a des amis qui nous ont mis en contact et on leur a envoyé les démos mais on n'a pas eu de réponse. Si ça se trouve ils ont détesté." Reste que si proposition il y a, le filon se laisse sûrement creuser. En attendant de signer ailleurs ("C'est votre but ultime?" - "OOOH OUI"), ils crèchent chez Inch Allah Records "le meilleur label du monde" et lâchent de l'info cruciale "il parait qu'ils ont des grosses bites".



4.11.09

"On veut lancer la mode des chats sans poils"


ITW THE RAMBLING WHEELS

"Parce que la vie c'est comme ça qu'elle te roule. Elle te saute dessus quand tu as l'âme encore tout endormie, elle t'y fait germer une image, ou une odeur, ou un son qu'ensuite tu ne peux plus ôter de là." Barrico

Dans un style moins littéraire, ils ont répondu à nos questions. "Ils" c'est pas lui, avec sa frange si longue qu'il ne voit plus rien mais plutôt Docteur Wheels, ses sourcils touffus + Mister Jonfox et sa moustache distinguée. En méga bonus, on a même eut droit à leur pote anglophone barbu.

Les poilus, c'est The Rambling Wheels de Neuchâtel. L'âme endormie? Que nenni. La preuve par une demi-heure d'entretien - entre confidences musicales et trips velus: Optime.
Au centre
Salut les Wheels, ça roule ?
Docteur Wheels : Ca roule. Ce soir, ça roule bien.
Mr Jonfox : Ah, ça roule vraiment bien. Ce soir, c’est un peu comme ces grands camions à 30 ou 40 roues qu’il y a en Australie.
DW : Et puis, ça roule tout droit, à travers le désert.
J : On verra !
DW : On se réjouit de jouer en tout cas.
On a cherché à définir l’émotion du moment où on est sur la scène et on a remarqué que c’est un peu comme dans l’enfance. Quand t’avais 10 ou 12 ans que tu faisais un sapin de Noël. Il y avait de gros cadeaux, tu savais que c’était des Legos – en tout cas pour les mecs – et tu te réjouissais d’aller les ouvrir et d’aller jouer.
Donc ce soir, c’est un peu comme un cadeau.
DW : Voilà. Un beau cadeau.

2.11.09

Sauvages à la case


THE RAMBLING WHEELS
@LA CASE A CHOCS


Neuchâtel, son lac, ses vignes et...sa musique. Oui, on ne fait pas que boire dans la région, quelques troubadours seront même ravis de vous chanter des chansons.
Bohémiens, vagabonds, chats de gouttière? Les Rambling Wheels en pur produit du terroir se sont produits vendredi soir à La Case à Chocs. Une prestation chatoyante et décoiffante, digne d'égayer quelques peu cette période de grisaille automnale.

Pour célébrer la sortie de leur album "Furry Tales", Docteur Wheels, Fuzzy O'Bron et Mister Jonfox ont choisi la case pour un concert local en compagnie de leurs compatriotes. 750 de ces derniers ont répondu présent, de quoi réjouir le groupe neuchâtelois en pleine ascension. Après un entretien marrant (si l'on en croit leur Myspace, leur unique ambition serait de faire rire les filles), suite à une interview au poil, donc, les joyeux drilles ont revêtu leurs masques de chat sans poils et ont débarqué sur une une scène pleine de poils.