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7.3.10

Comment ça "il n'y a que des photos du chanteur" ?


Non contente d'avoir interviewé les gagnants des Victoires, la TEAm est fière d'ajouter les vainqueurs des NME Awards à son compteur. L'honneur est au rendez-vous. En attendant le compte rendu de cette rencontre, apprenez, chers lecteurs, que Bombay Bicycle Club en concert, c'est de la bombe.



BOMBAY BICYCLE CLUB
@FRI-SON 4 MARS 2010


Déjà, la petite salle du Fri-Son, c'est un peu la cave de chez mes grands parents tu vois. Les gens "trop cools" en plus, la bonne odeur en moins. Une petite scène, une boule disco en forme de tête de mort scintillante et une foule de jeunes adultes alcoolisés - l'ambiance est au revival lycéen. En plus, le groupe de ce soir, ça pourrait carrément être nos amis d'époque, tiens. Rageurs, surexcités, déchaînés, Jack et ses potes cyclistes prouvent pourtant une expérience de longue date. Et tes amis musicos de ta période grunge peuvent aller se rhabiller.
Malheureusement, ce soir, le public pas futé est venu plutôt pour venir que pour les indiens. Donc, même si BBC se démène et joue avec un plaisir apparent, les gens restent tranquilles. Je vais pas risquer de renverser ma bière à 5 francs (suisses), attends.

19.2.10

Quelque chose de bien


Dans un voyage, il y a toujours un moment où l'on s'égare - les petits protégés de Kitsuné, Two Door Cinema Club, ont débarqué sur le continent avec leur premier album intitulé "Tourist History". Efficace. Suivez le guide.

Avant d'anticiper le retour à la maison ("Come Back Home" regrettable cocktail de guitares façon rock commercial) les deux portes du club de cinéma s'ouvrent sur une bouffée théatrale : des guitares toujours, un petit son pop un rien nasillard et une batterie qui n'est pas en reste. Un peu pompeux à notre avis. Où donc sont passés les mélodies fraîches et entraînantes des singles? Dans quels abysses déprimantes se sont perdus les trois compères?

Mais Meteo-Tea a le bonheur de vous annoncer des éclaircies au tableau. Même si elle tarde à se mettre en marche, la machine à tubes que l'on attendait existe bel et bien. Et elle décolle avec "Do You Want It All". Bien sûr! Enfin! Joie! Le club à portes des frères Lumière explose. Les morceaux énergiques s'enchaînent. Mention spéciale à "I Can Talk". Et le clip est à voir aussi. On sait de quoi on parle.

Dans l'ensemble c'est donc un chouette album. Même si le mélomane regrette un peu le début du voyage morose, on se rassure vite - les trois irlandais sautillants ne sont pas parfaits. C'est la vie. Et on les aime d'autant plus. Mélodies pop et sautillantes. Pas révolutionnaires mais suffisantes pour vous faire danser. Un cinéma qui sait mettre le projecteur sur un bon mélange de sonorités aiguës sur fond brouillon. On se trémousse, on reprend les paroles simples sur une voix un peu monotone et pour terminer, on n'oublie pas une petite note mélancolique.

Remixés avec quelques longueurs par Moulinex sur la compilation Kitsuné Maison #8, le trio irlandais est sûr de faire sensation. "Something Good Can Work". On n'aurait pas dit mieux.

28.1.10

Twilight, la bande son

VAMPIRE WEEKEND
CONTRA

C'était en décembre dernier, on ne buvait pas d'"Horchata" mais du thé (ça vous étonne?) et on l'attendait patiemment. Tous les moyens étaient mis en oeuvre pour nous faire baver: 2 singles des plus sympathiques et des affiches sur tous les murs de Londres, parfois même en grand format: Ezra Koening et les acolytes se laissaient désirer. Enfin, ce début janvier, 2 ans après le premier opus, les Vampires ont CONTRAttaqué. On a aimé.

Finit la CONTRAception. Après avoir ému la presse internationale avec leur (génial) premier album, les 4 jeunes américains saisis de CONTRActions ont enfin accouché d'un second. Sympa. Bon, en ce qui nous concerne et CONTRAirement à une foule de CONTRAriés, on ne s'attendait pas à une révolution. En effet, les moyens plutôt énormes mis en oeuvre pour la promotion, ça bousille pas mal le charme du débutant... et Contra nous a finit par nous donner raison. Car les Vampire Weekend, contents de servir un style indéfinissable et mélange de genres (souvent comparés à Paul Simon, ils conjuguent des sonorités indie/afro/ska/indie/pop/carillonnantes/ouh-ouh-ouaaah-antes/vampiriques/...) se complaisent dans leur style sans l'approfondir des masses.

Qu'importe, ce qu'on appréciait chez eux - ces mélodies sautillantes, ce chant un brin naïf, cette énergie entêtante - tout est là. Un peu retouillé, remanié, tortillé dans tous les sens. Juste de quoi élargir leur répertoire. Au fond, il faut être clair: Vampire Weekend, ça a un goût de Vampire Weekend. Un peu toujours le même, furieusement reconnaissable mais souvent appréciable. (D'ailleurs, leur positivité explose aussi sous forme de confettis dans leurs clips - ici notre chéri "A Punk" et ci-après, le lovely "Cousins" - un petit air de famille?)

2.11.09

Sauvages à la case


THE RAMBLING WHEELS
@LA CASE A CHOCS


Neuchâtel, son lac, ses vignes et...sa musique. Oui, on ne fait pas que boire dans la région, quelques troubadours seront même ravis de vous chanter des chansons.
Bohémiens, vagabonds, chats de gouttière? Les Rambling Wheels en pur produit du terroir se sont produits vendredi soir à La Case à Chocs. Une prestation chatoyante et décoiffante, digne d'égayer quelques peu cette période de grisaille automnale.

Pour célébrer la sortie de leur album "Furry Tales", Docteur Wheels, Fuzzy O'Bron et Mister Jonfox ont choisi la case pour un concert local en compagnie de leurs compatriotes. 750 de ces derniers ont répondu présent, de quoi réjouir le groupe neuchâtelois en pleine ascension. Après un entretien marrant (si l'on en croit leur Myspace, leur unique ambition serait de faire rire les filles), suite à une interview au poil, donc, les joyeux drilles ont revêtu leurs masques de chat sans poils et ont débarqué sur une une scène pleine de poils.