L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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6.6.10

"Donnez moi de la nourriture"

Hier, il faisait beau, très beau. Un temps à sortir ta jolie robe. Un temps à festival aussi? Pas sûr, parce que la soirée, quant à elle, n'était pour ainsi dire pas resplendissante. Entre le Bloody Beetroots fail et les mauvais réglages de son (encore!) à Caravan Palace, on aurait plutôt tendance à qualifier samedi comme le jour officiel du bof. Tant pis.

FESTINEUCH SAMEDI
Danakil
Caravan Palace

Miss Platnum
SaezBloody Beetroots & Death Crew 77



Début de soirée à l'espace presse pendant que Danakil squatte la grande scène: je profite d'une chaise longue et de la diffusion sur écran du concert de raggae estudiantin. Agréable, cependant, la mini session acoustiques des Rambling Wheels pour la radio est, à mon sens, beaucoup plus appréciable. Tout de go, je dirais même que les 3 neuchâtelois sont bien meilleurs avec une simple guitare et un tambourin que on stage. Mais passons, après une courte rencontre avec Miss Platnum, me voilà enfin dans l'enceinte même du festival pour le concert de Caravan Palace, ou celui pour lequel tes parents sont aussi venus. Bref, le décor est joli (intruments flambants neufs customisés à l'ancienne), les musiciens doués et pleins d'énergie, la musique inspirée du jazz manouche balance (tout doux avec les platines, s'il vous plait) et les improvisations sont géniales: j'aime. Seulement, il y a une ombre au tableau, un véritable scandale en réalité (je ne parle pas ici des tenues outrageusement courtes de la chanteuse): le violoniste a un instrument électrique!!!!!! La musicienne en moi ne peut supporter une telle infâmie. En effet, son violon électrique produit des sons plats, presque dignes d'un synthé, sans crin ni jolie résonance! C'est horrible, surtout au vu du talent certain du musicien. Du coup, au lieu de vous extasier sur le performances du groupe français et de détester la chanteuse Zoé qui n'arrête pas de se la péter, vous feriez mieux de réécouter les classiques du jazz à inspiration tzigane ici ou ici, par exemple.


Ensuite, Miss Platnum à la scène Lacustre. Rien n'a changé depuis le m4music, si ce n'est la coupe de cheveux de la chanteuse (aujourd'hui en blonde platine) et l'ambiance. Schade, vraiment, parce qu'ils ne sont pas sans faire d'efforts sur scène. Malgré ses faibles connaissances en latin, Miss Platnum a en effet traduit tout un couplet en français et l'entendre chanter "donnez-moi de la nourriture" en roulant les "r" est un spectacle en soi. Peu de gens semblent y être sensibles cependant. La plupart n'attendent que de pouvoir hurler "I Want a Mercedes Benz" avant de s'en aller. Décevant.

5.6.10

"Je veux être une rock star"

Après une ouverture de toute beauté jeudi, Festineuch se trouvait hier gratifié d'une météo de rêve (le soleil radieux persiste d'ailleurs avec bonté aujourd'hui - mais c'est une autre histoire). Bref, il y avait de quoi sublimer n'importe quel festival (même en grave déficience d'inspiration) parce que foule+tshirt humide et tout taché+fausses ray ban+short+bière+badge, c'est quand même le combo parfait d'une soirée réussie.


FESTINEUCH VENDREDI Deep Kick
The Rambling Wheels
Hocus Pocus
Beat Assaillant
Cypress Hill
Birdy Nam Nam

Vendredi s'ouvrait sur Deep Kick, une toute jeune production du terroir chouchou de la presse locale qui a déjà roulé sa bosse en Grèce, au Schoolwave Festival. Bon, à mon humble avis (et non, je ne serai pas gentille, même si le batteur était dans mon lycée tu vois), ça sonne un peu comme dans Made, l'épisode final de "Je veux être une rock star". Autrement dit, on sent de très fortes influences américaines façon Red Hot Chili Peppers et on voit des secousses de tignasses plus ou moins naturelles du guitariste. Même si dans l'ensemble, ça dégage une franche énergie plutôt communicative, pour les véritables tubes (que de si bons musiciens s'abaissent à de telles compositions me sidèrera toujours) on repassera. Au final, note pour le guitariste: quand t'es roux, tu portes pas de vert et big up pour la mini-reprise des Spice Girls "oh tell me what you want, what you really really want"...

Et je veux retrouver mes amis mais toi même tu sais comment c'est galère dans les festivals. Heureusement, on se rejoint tous à temps (non sans avoir raté les neuchâtelois chats à poils mais on s'en remettra) pour Hocus Pocus. Le groupe nantais dont je n'attendais rien m'a finalement surprise en bien. Tout gentils et motivés, les musiciens mêlent hiphop, reggae et rap aux textes imagés...un bon moment.


Mais on se lasse assez vite. Alors on traine un coup vers Beat Assaillant qui sévissent à la scène Lacustre. Groupe que je jetterais sans réfléchir dans le même sac que Hocus Pocus, si ce n'est qu'ici, on traine des influences plus rock. Et que la chanteuse ferait mieux de se taire.


4.11.09

"On veut lancer la mode des chats sans poils"


ITW THE RAMBLING WHEELS

"Parce que la vie c'est comme ça qu'elle te roule. Elle te saute dessus quand tu as l'âme encore tout endormie, elle t'y fait germer une image, ou une odeur, ou un son qu'ensuite tu ne peux plus ôter de là." Barrico

Dans un style moins littéraire, ils ont répondu à nos questions. "Ils" c'est pas lui, avec sa frange si longue qu'il ne voit plus rien mais plutôt Docteur Wheels, ses sourcils touffus + Mister Jonfox et sa moustache distinguée. En méga bonus, on a même eut droit à leur pote anglophone barbu.

Les poilus, c'est The Rambling Wheels de Neuchâtel. L'âme endormie? Que nenni. La preuve par une demi-heure d'entretien - entre confidences musicales et trips velus: Optime.
Au centre
Salut les Wheels, ça roule ?
Docteur Wheels : Ca roule. Ce soir, ça roule bien.
Mr Jonfox : Ah, ça roule vraiment bien. Ce soir, c’est un peu comme ces grands camions à 30 ou 40 roues qu’il y a en Australie.
DW : Et puis, ça roule tout droit, à travers le désert.
J : On verra !
DW : On se réjouit de jouer en tout cas.
On a cherché à définir l’émotion du moment où on est sur la scène et on a remarqué que c’est un peu comme dans l’enfance. Quand t’avais 10 ou 12 ans que tu faisais un sapin de Noël. Il y avait de gros cadeaux, tu savais que c’était des Legos – en tout cas pour les mecs – et tu te réjouissais d’aller les ouvrir et d’aller jouer.
Donc ce soir, c’est un peu comme un cadeau.
DW : Voilà. Un beau cadeau.

2.11.09

Sauvages à la case


THE RAMBLING WHEELS
@LA CASE A CHOCS


Neuchâtel, son lac, ses vignes et...sa musique. Oui, on ne fait pas que boire dans la région, quelques troubadours seront même ravis de vous chanter des chansons.
Bohémiens, vagabonds, chats de gouttière? Les Rambling Wheels en pur produit du terroir se sont produits vendredi soir à La Case à Chocs. Une prestation chatoyante et décoiffante, digne d'égayer quelques peu cette période de grisaille automnale.

Pour célébrer la sortie de leur album "Furry Tales", Docteur Wheels, Fuzzy O'Bron et Mister Jonfox ont choisi la case pour un concert local en compagnie de leurs compatriotes. 750 de ces derniers ont répondu présent, de quoi réjouir le groupe neuchâtelois en pleine ascension. Après un entretien marrant (si l'on en croit leur Myspace, leur unique ambition serait de faire rire les filles), suite à une interview au poil, donc, les joyeux drilles ont revêtu leurs masques de chat sans poils et ont débarqué sur une une scène pleine de poils.