[GUEST 2 : Célia (Tally-Ho)]
D'une manière générale, quand on parle de punk la conversation ne s'oriente pas vers la question féministe. Disons que c'est le genre de transition qui déconcerte autant que "en parlant de Satan [...]". C'est pas bien choquant et pourtant, ce serait là de la salive utilisée à bon escient. Car comme le mouvement dada/surréaliste l'avait fait, le punk et son éthique auto-déterministe se sont montrés très disposés à ignorer les différences de genre (traditionnels du moins) : les filles étaient donc les bienvenues. Mieux, comme tous les futur(e)s protagonistes punk, elles étaient encouragées à faire comme les mecs et à choper n'importe quel instrument et se mettre à jouer. On ne recherche pas la virtuosité mais un moyen de s'exprimer et de devenir acteur au sein d'une contre-culture. Pour ce faire, il suffit de connaitre 3 accords comme le scande le fanzine Sideburns en 1976. Que tu décides de monter un groupe ou de créer un fanzine, l'essentiel est de t'investir dans toutes les étapes de création et de distribution, enfant du DIY.
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| Sideburns , décembre 1976 |
Certes, cette incorporation des filles par le punk constitue un bouleversement capital et il ne pouvait véritablement avoir lieu qu'au sein d'un mouvement aussi aveugle aux différences, autrefois handicapantes. Comme être black (coucou les Bad Brains) ou être l'heureuse propriétaire d'un vagin. (Malaise).



