Charles Bradley, c'est toute une histoire. Une sorte de conte de fées glauque, un rêve américain qui tarde trop à se réaliser, un essai sur les malheurs de la vie quand on est pauvre et noir aux États-Unis, une ode à la musique soul. C'est l'histoire d'un type qui se bat pour faire de la musique depuis son adolescence et n'acquiert une reconnaissance que lorsqu'il atteint la soixantaine, après des années et des années de galères et de drames. Des épreuves surmontées par une seule force, qu'il brandit haut et fort, souhaite partager à chaque note : son amour. Un parcours assez incroyable pour en faire un documentaire : Soul of America, sorti en 2012. Charles Bradley est de ces personnages aussi abîmés qu'attachants, ayant eu mille vies. Des artistes comme on en voit rarement, et qu'on peut croiser, un peu par hasard, une après-midi entre deux averses sur la presqu'île du Malsaucy, aux Eurockéennes.
L'homme se raconte, avec une voix tellement cassée qu'on se demande même comment il peut chanter. "Je suis un entertainer. J’adore ce que je fais. Je fais de la musique depuis que j’ai 14 ans. J’ai toujours aimé ça. Aujourd’hui, j’ai 65 ans." Sa passion pour la musique, il la doit à un homme en particulier, James Brown, qu'il commence à interpréter à son adolescence. Pendant des décennies, il l'imite sur scène, affublé d'une perruque, et reprend ses tubes, sous le pseudo "Black Velvet". "Je me souviens que ma sœur m’a emmené voir James Brown, c’était en 1964. Je pense que vous n’étiez pas encore nées (sourire). Il m’a retourné la tête, la scène était en feu, c’était tellement unique ! D’où venait cette soul ? C’était son cœur. Sa douleur. Il a trouvé une façon d’exprimer son âme dans la musique qu’il aimait. C’est une liberté qui vient de l’esprit. Il avait un esprit. C’est pour cela que j’adore James Brown. C’est véritablement un héros. Il s’est construit à partir de rien."
L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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19.7.14
14.2.13
Soirée glace aux cookies et mouchoirs
Eh, t'es au courant, aujourd'hui c'est la Saint Valentin. Les publicités à la télé, les journaux et les pancartes des restaurants te le rappellent bien assez. T'es encore toute seule, ce qui n'est pas si grave d'habitude, mais te soule particulièrement en ce jour. Tu sais que ce soir, même tes parents passeront un meilleur moment que toi. Tes copines en couple te lachent salement, et tu pourrais bien faire une soirée de contre Saint Valentin avec Ludivine, ton éternelle pote célibataire, mais tu sais qu'elle va passer son temps à boire en ruminant que les mecs sont tous des connards, et ce sera encore plus déprimant.
Non, franchement, le mieux pour toi est de passer la soirée toute seule en compagnie de ton chat, dans ton lit, avec Ben et Jerry, tes fidèles compagnons, à mater des films cuculs que tu connais par coeur mais qui t'arracheront des larmichettes quand même. Comme nous sommes tes meilleures copines imaginaires, nous avons sélectionné, dans notre extrême bonté, les navets que tu pourras regarder. Ça s'appelle la solidarité féminine. Si tu es un garçon sensible et malheureux en amour, tu es concerné aussi. Pas de discrimination chez nous.
DES FILMS À MATER SEULE AVEC SON POT DE GLACE LE 14 FÉVRIER
Le Journal de Bridget Jones et Bridget Jones : l'Âge de Raison
Il faut commencer la soirée avec ça. Bridget Jones est le personnage qui doit le plus se rapprocher de ta condition actuelle. Il y a des tas de raisons d'adorer Bridget Jones : c'est l'anti-héros idéal, elle est encore plus nulle en société que toi, et pourtant, il y a deux mecs parfaits qui lui courent après. Super sexy Hugh Grant, et méga charmant Colin Firth. C'est déjà assez incroyable que son boss veuille la zeb, mais en plus de ça, Mark Darcy fond pour elle, lui qui est si intelligent, si classe, si mignon, si attentionné et si riche. Mais attention, Bridget Jones n'est pas un feel good movie où l'on se dit qu'il reste encore de l'espoir. Non. Mark Darcy est tellement parfait que tu finis par détester Bridget qui au départ t'inspirait plutôt la sympathie. En fait c'est une connasse qui t'a piqué l'homme de ta vie.
Estimation mouchoirs : 2
Estimation mouchoirs : 2
Orgueil et Préjugés
Ah tiens, encore un Mr Darcy. Ah, Pride and Prejudice, le grand classique qui marche à tous les coups. On a beau connaitre par coeur le topo, on tremble toujours autant lors de la scène sous la pluie, normal. Si vous voulez faire un film cucul, prenez un vieux bouquin, mettez Keira Knightley en costume d'époque, et le tour est joué. La plus belle histoire d'amour des romans victoriens est sûrement Jane Eyre, mais il n'ont jamais su faire une adaptation au cinéma à la hauteur du livre, dommage.
Estimation mouchoirs : 5
10 Bonnes raisons de te larguer
Les Anglais ont la suprématie pour les belles histoires d'amour romantiques, mais il faut bien diversifier ta soirée de St Valentin, alors prends un bon vieux teen movie US. 10 Things I Hate About You pèche un peu par son manque de réalisme - sérieusement, c'est pas crédible qu'une fille prenne plus de la moitié du film pour se rendre compte que Heath Ledger est un gros canon. Néanmoins, la scène où il chante "Can't Take My Eyes Of You" est dans le top 5 des meilleures façons de faire une déclaration d'amuuur.
Estimation mouchoirs : 1
Ah tiens, encore un Mr Darcy. Ah, Pride and Prejudice, le grand classique qui marche à tous les coups. On a beau connaitre par coeur le topo, on tremble toujours autant lors de la scène sous la pluie, normal. Si vous voulez faire un film cucul, prenez un vieux bouquin, mettez Keira Knightley en costume d'époque, et le tour est joué. La plus belle histoire d'amour des romans victoriens est sûrement Jane Eyre, mais il n'ont jamais su faire une adaptation au cinéma à la hauteur du livre, dommage.
Estimation mouchoirs : 5
10 Bonnes raisons de te larguer
Les Anglais ont la suprématie pour les belles histoires d'amour romantiques, mais il faut bien diversifier ta soirée de St Valentin, alors prends un bon vieux teen movie US. 10 Things I Hate About You pèche un peu par son manque de réalisme - sérieusement, c'est pas crédible qu'une fille prenne plus de la moitié du film pour se rendre compte que Heath Ledger est un gros canon. Néanmoins, la scène où il chante "Can't Take My Eyes Of You" est dans le top 5 des meilleures façons de faire une déclaration d'amuuur.
Estimation mouchoirs : 1
17.10.12
Ça ira mieux bientôt, tes sourcils repousseront
La dernière fois que j'avais vu Get Well Soon en concert, c'était il y a deux ans et demi à Nantes. A l'époque, j'adorais les musiques mignonnes et tristes, la folk même. Depuis, j'ai dévié vers le garage ou les tubes putassiers des années 80, comme une vilaine fille. Forcément, je n'allais pas apprécier le concert de la même façon, mais ça valait le coup d'essayer.
GET WELL SOON @AB, BRUXELLES
12/10/2012
Ce vendredi soir, le club de l'Ancienne Belgique était complet. Rempli de trentenaires en couples, principalement, qui avaient fui les rues glacées par le vent sournois de Belgique et les bars remplis de supporters de foot pour le match contre la Serbie. La salle n'est pas bien grande, la scène non plus. D'emblée, j'étais bien loin de l'ambiance du concert de 2010 pour la tournée de l'album Vexations, où j'étais tranquillement postée au balcon de feu la salle de l'Olympic, à regarder plus bas une petite dizaine de musiciens et des films projetés derrière. Ici, pas d'écran, seulement Konstantin Gropper et cinq personnes pour l'accompagner, le spectacle est moins grandiose, mais forcément plus intimiste. La première partie du set est à chouiner. C'est très joli hein, mais qu'est ce que c'est triste. Ça fait penser à plein de choses horribles, comme le garçon dont j'étais amoureuse au collège, le prix du fromage au Delhaize, ou mes bébés chats qui ont été égorgés.
En plus, le groupe ne parle pas du tout, ce qui n'arrange pas la chose. Je me mets donc à imaginer Konstantin Gropper en jeune homme tourmenté et déprimé - après tout, il a choisi un nom de scène plutôt emo. Pour passer le temps pendant une ou deux chansons un peu molles, j'essaie de trouver des explications à cette grande question : pourquoi Konstantin ne sourit pas ?
Plusieurs théories :
-Il n'a pas de sourcils.
-Il n'a pas de sourcils.
-Il voulait voir Richard Hawley, qui joue au même moment dans la grande salle de l'AB.
-Il ressemble vaguement à un dictateur nord-coréen.
-Il en a marre que les Allemands payent pour ces flemmards de Grecs.
-Il en a marre que les Allemands payent pour ces flemmards de Grecs.
-Le catering était mauvais, on leur a servi de la Jupiler, et c'est vraiment pas terrible comme bière.
-Il a perdu sa maman et son tigre apprivoisé dans un accident domestique (sur sa guitare acoustique, il y a la photo d'une belle femme avec un félin, alors bon).
5.4.12
La tristesse durera toujours
Tristesse Contemporaine
Tristesse Contemporaine
Légère incompréhension ces dernières semaines. Vogue, Glamour, Grazia et même GQ parlent tous du même groupe, un trio parisien qui n'était jusque là connu que d'une poignée de connaisseurs. Tous encensent le premier album de Tristesse Contemporaine. Pourquoi ? Le nom ? De bons contacts ? En cherchant un peu, on apprend que leur musique a servi au défilé Chanel de la dernière fashion week parisienne - on comprend mieux pour les magazines féminins.
Mais le nom joue forcément un rôle dans le succès du groupe. Difficile de faire plus arty et cabalistique. "Tristesse Contemporaine", un patronyme qui colle parfaitement à l'époque mais qui est pourtant emprunté à Hippolyte Fierens Gevaert, un illustre inconnu qui publia dans les années 1800 une étude intitulée Tristesse Contemporaine : essai sur les grands courants moraux et intellectuels du XIXe siècle. C'est sûr que ça impressionne. D'autant plus que le groupe, jusqu'à peu, s'entourait d'une aura de mystère et communiquait rarement sur lui, se contentant d'afficher une esthétique sobre et sombre, donnant des concerts aussi austères que rares. On en viendrait à se demander s'il y a vraiment une justification musicale à l'engouement suscité par Tristesse Contemporaine, derrière son image savamment étudiée et très classieuse.
C'est là que l'on remarque que les protagonistes sont loin d'en être à leur première expérience musicale. Tristesse Contemporaine, ce sont trois immigrés qui décident de s'installer dans un Paris qu'ils continuent de fantasmer. Narumi est Japonaise et a déjà travaillé avec Telepopmusik, Léo le Suédois a été guitariste pour Jay Jay Johanson, et Maik n'est autre que le rappeur Mau, du groupe de trip hop anglais Earthling. Ce dernier a la vilaine manie de se cacher derrière un masque d'âne, ce qui est assez freaky quoique vu maintes fois. Déjà auteurs en 2010 d'un maxi froid et hypnotisant, 51 Ways To Leave Your Lover, les trois exilés ont sorti mi-mars leur éponyme premier album chez le petit label parisien Dirty.
"51 Ways To Leave Your Lover"
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Tristesse Contemporaine
13.2.12
JTM
Trop bien ! La Saint-Valentin ! La fête des amoureux ! Pour célébrer cette belle chose, nous avons fait une playlist spécialement pour l'occasion avec des chansons d'amour qui feront battre votre coeur et celui de l'être chéri. Sauf qu'en fait, l'amour c'est aussi une Grosse Pute, du coup on a divisé notre 8tracks. Face A : amours heureuses, et face B : amours malheureuses, choisissez votre camp. Bisous. JTM.
❤❤FACE A❤❤
Friends - "I'm His Girl"
Elli & Jacno - "Main dans la Main"
Devendra Banhart - "Lover"
Sonny & Cher - "I Got You, babe"
Mystery Jets - "Young Love"
Pulp - "Love Love"
Nat King Cole - "L-O-V-E"
Roméo & Juliette - "Aimer"
☁☁FACE B☁☁
Anna Domino - "Land Of My Dreams"
The Black Keys - "Too Afraid To Love You"
Lee Moses - "What You Don't Want Me To Be"
Anika - "I Go To Sleep"
Noah & The Whale "Stranger"
Beck - "Lost Cause"
Michel Polnareff - "Love Me, Please Love Me"
Britney Spears - "Born To Make You Happy"
21.2.10
Guerolito s'en va-t-en guerre

Il n'y a pas si longtemps encore, les music bloggers vivaient en paix (ou presque), et partagaient gratuitement la musique qu'ils aimaient à des milliers de gens qui leur en étaient fortement reconnaissants. Parmi eux, Guerolito. Son blogspot pouvait avoir jusqu'à 10 000 visites par mois. Il postait la plupart des albums récents que l'on pouvait désirer et proposait aussi une playslist mensuelle plutôt chouette. Malheureusement, le vilain Google est passé par là. Une foule de Bloggers proposant des MP3 ont été supprimés du jour au lendemain. Guerolito aussi. Heureusement, on l'a retrouvé sur Tumblr, et en avons profité pour poser quelques questions à ce sympathique jeune étudiant suisse.
TEA : Qui es-tu ?
Guerolito : Je suis un étudiant de 20 ans du milieu de la Suisse. Je passe la plupart de mon temps libre à jouer de la guitare ou de la batterie, ou à écouter de la musique et écrire dessus. Sans oublier mon amour pour les bons concerts. Je travaille aussi pour une radio à Lucerne appelée Radio 3fach (c'est une super station, allez voir : http://www.3fach.ch/ )
Pourquoi "Guerolito" ? Partager de la musique est une vraie guerrilla ou était-ce juste en hommage à Beck ?
Ok, tu m'as eu. Oui c'est surtout pour l'album de Beck Hansen. Beck est une véritable inspiration pour moi, je suis son chemin depuis pas mal de temps maintenant et c'est sûrement mon artiste préféré ! Partager la musique ne devrait pas être une guerrilla, et ce n'en est pas une pour moi. Ça devrait être plus une promotion de la musique que seulement partager les chansons. Bien sûr c'est cool d'avoir plein de musiques différentes, mais je pense aussi qu'écrire une chronique d'un album ou d'un morceau est la moindre des choses envers les artistes ou les groupes.
Comment a commencé Guerolito ?
Guerolito/guerolitomusic est né durant de froides et venteuses vacances d'automne 2007. J'avais l'habitude de lire beaucoup de blogs, mais lire et écouter la musique qu'ils postaient ne me suffisait pas. C'est pourquoi j'ai commencé à écrire mon propre blog. Comme l'anglais n'est pas ma langue maternelle, c'était un peu difficile de trouver les bons mots pour exprimer mes sentiments et mon opinion vis à vis d'une chanson ou d'un album. Mais comme j'ai beaucoup écrit, c'est devenu de plus en plus facile.
Quelle est ton opinion vis à vis de tous ces Bloggers musicaux qui ont été supprimés par Google ?
Je suis moi aussi une victime de cette attaque de Google ! J'écrivais sur guerolitomusic.blogspot.com avant et on a supprimé mon blog sans prévenir, il y a environ deux semaines. Plus de deux ans de travail sont partis comme ça, plus de 500 articles. C'est pourquoi j'ai commencé un nouveau blog sur Tumblr, celui que j'ai maintenant.
Je connais beaucoup de bons blogs qui postaient seulement des singles et mettaient des liens vers le site web de l'artiste et écrivaient des chroniques de concerts et d'albums. Ils assuraient la promotion des groupes et des artistes ! Beaucoup d'entre eux ont été supprimés sans raisons. Alors qu'il y a des blogs qui postent un album après l'autre sans aucun texte ni rien, juste le lien pour télécharger l'album, et ils n'ont pas été supprimés. A mes yeux, c'est un pur caprice de la part de Blogger et Google.
Quels sont tes projets pour Guerolito maintenant ?
En plus de mon travail sur Guerolitomusic, qui continue sûrement, un ami et moi avons commencé un projet DJ en décembre dernier. Ça avance assez bien, on a déjà fait des fêtes. D'ailleurs, ça s'appelle Guerolito Soundsystem.
Achètes-tu de la musique parfois ?
Oui, et pas seulement parfois, mais souvent ! Ce n'est pas terrible pour mon porte monnaie, mais j'adore acheter des albums et regarder le livret en les écoutant. Et bien sûr, on ne peut pas comparer le son MP3 à la qualité CD !
Quel est le dernier groupe ou la dernière chanson que tu as aimé ?
Oh, c'est difficile à dire ! Il y a tellement de bonnes choses qui sortent ces temps-ci. Mais si je devais choisir une chanson, ça serait "Love Lust" de King Charles ou "Ambling Alp" de Yeasayer. Mon groupe préféré du moment (mais ça peut changer rapidement) doit être Dent May & His Magnificent Ukulele ou Best Coast. Oh, c'est toujours si difficile pour moi de choisir !
Retrouvez Guerolito désormais sur Tumblr : http://guerolito.tumblr.com/
TEA : Qui es-tu ?
Guerolito : Je suis un étudiant de 20 ans du milieu de la Suisse. Je passe la plupart de mon temps libre à jouer de la guitare ou de la batterie, ou à écouter de la musique et écrire dessus. Sans oublier mon amour pour les bons concerts. Je travaille aussi pour une radio à Lucerne appelée Radio 3fach (c'est une super station, allez voir : http://www.3fach.ch/ )
Pourquoi "Guerolito" ? Partager de la musique est une vraie guerrilla ou était-ce juste en hommage à Beck ?
Ok, tu m'as eu. Oui c'est surtout pour l'album de Beck Hansen. Beck est une véritable inspiration pour moi, je suis son chemin depuis pas mal de temps maintenant et c'est sûrement mon artiste préféré ! Partager la musique ne devrait pas être une guerrilla, et ce n'en est pas une pour moi. Ça devrait être plus une promotion de la musique que seulement partager les chansons. Bien sûr c'est cool d'avoir plein de musiques différentes, mais je pense aussi qu'écrire une chronique d'un album ou d'un morceau est la moindre des choses envers les artistes ou les groupes.
Comment a commencé Guerolito ?
Guerolito/guerolitomusic est né durant de froides et venteuses vacances d'automne 2007. J'avais l'habitude de lire beaucoup de blogs, mais lire et écouter la musique qu'ils postaient ne me suffisait pas. C'est pourquoi j'ai commencé à écrire mon propre blog. Comme l'anglais n'est pas ma langue maternelle, c'était un peu difficile de trouver les bons mots pour exprimer mes sentiments et mon opinion vis à vis d'une chanson ou d'un album. Mais comme j'ai beaucoup écrit, c'est devenu de plus en plus facile.
Quelle est ton opinion vis à vis de tous ces Bloggers musicaux qui ont été supprimés par Google ?
Je suis moi aussi une victime de cette attaque de Google ! J'écrivais sur guerolitomusic.blogspot.com avant et on a supprimé mon blog sans prévenir, il y a environ deux semaines. Plus de deux ans de travail sont partis comme ça, plus de 500 articles. C'est pourquoi j'ai commencé un nouveau blog sur Tumblr, celui que j'ai maintenant.
Je connais beaucoup de bons blogs qui postaient seulement des singles et mettaient des liens vers le site web de l'artiste et écrivaient des chroniques de concerts et d'albums. Ils assuraient la promotion des groupes et des artistes ! Beaucoup d'entre eux ont été supprimés sans raisons. Alors qu'il y a des blogs qui postent un album après l'autre sans aucun texte ni rien, juste le lien pour télécharger l'album, et ils n'ont pas été supprimés. A mes yeux, c'est un pur caprice de la part de Blogger et Google.
Quels sont tes projets pour Guerolito maintenant ?
En plus de mon travail sur Guerolitomusic, qui continue sûrement, un ami et moi avons commencé un projet DJ en décembre dernier. Ça avance assez bien, on a déjà fait des fêtes. D'ailleurs, ça s'appelle Guerolito Soundsystem.
Achètes-tu de la musique parfois ?
Oui, et pas seulement parfois, mais souvent ! Ce n'est pas terrible pour mon porte monnaie, mais j'adore acheter des albums et regarder le livret en les écoutant. Et bien sûr, on ne peut pas comparer le son MP3 à la qualité CD !
Quel est le dernier groupe ou la dernière chanson que tu as aimé ?
Oh, c'est difficile à dire ! Il y a tellement de bonnes choses qui sortent ces temps-ci. Mais si je devais choisir une chanson, ça serait "Love Lust" de King Charles ou "Ambling Alp" de Yeasayer. Mon groupe préféré du moment (mais ça peut changer rapidement) doit être Dent May & His Magnificent Ukulele ou Best Coast. Oh, c'est toujours si difficile pour moi de choisir !
Retrouvez Guerolito désormais sur Tumblr : http://guerolito.tumblr.com/
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24.1.10
Panique à Gatwick
LE TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT D'UNE JEUNE SUISSESSE PRISE DANS LA NEIGE À LONDRES PENDANT PLUS DE 24 HEURES
Il faisait très froid lorsque, ce jour là, je quittais à contre-coeur mon hôtel londonien. La ville se réveillait doucement sous son manteau blanc et les trottoirs couverts de glace m’étaient plus hostiles que jamais. Cependant, il en eut fallu bien plus pour décourager une suissesse habituée aux intempéries et je parcourus donc courageusement les rues, même chargée comme un mulet. En effet, force d’acquisitions diverses, ma valise et mon énorme bagage à main ne boxaient pas dans la catégorie poids plume. Mais peu importe, je suis une femme forte.
Après quelques fastidieux changements de métro, un dernier usage de mon Oyster (on sent l’émotion), un train qui n’entra jamais en gare (allez savoir pourquoi) puis un autre qui, lui, m’emmena à travers la campagne anglaise, j’arrivai (enfin) à l'aéroport espérant y trouver un avion qui me rapatrierait à Genève. Seulement, ce n'était pas un jour ordinaire pour Gatwick: en raison des fortes chutes de neige (laissez moi rire) à peu près tous les vols avaient été annulés. Pas de chance, le mien en faisait partie.
Que fait on dans ces cas là ? On attend, tout simplement. On fait la queue pour rien. On prévient ses proches. On attend. On change de place. On remarque que son natel est mourru sans batterie. On attend. On observe les gens qui attendent. On s’endort et puis les nerfs lâchent et on se met à pleurer comme une merde. Super forte.
Mais les larmes s'avèrent efficaces pour s'attirer la sympathie de certains employés. Ainsi, Easy Jet s'est occupé de tout: Hotel, repas et douche pour bibi. Redoutant une nouvelle annulation qui planait telle l'épée de Damoclès au dessus de ma tête, j'ai même entrepris des préparatifs dignes d'un départ en mission - recharge de portable, habits chauds et confortables, restructuration de bagages, vol de petit pains au repas, ... - on n'est jamais trop prudent. La nuit fut courte mais heureusement pour moi, tout se passa bien (comprendre ici: j'ai entendu mon réveil et ai pu prendre la navette à temps).
Sous l'effet du stress j'étais donc bien trop tôt à l'aéroport. J'ai toutefois pu m'enregistrer. La valise pesait 19kg. Premier soulagement. Attente (encore!), contrôle de douane, attente, terminal, attente, embarquement, attente, décollage avec 45min de retard... jusqu'à la dernière minute j'ai cru qu'on n'y arriverait jamais. Arrivée à Genève, encore plus en retard car en Suisse on déblayait la piste d'aterrissage, j'ai fini pas me retrouver à la maison. Après avoir beaucoup attendu sans rien faire, j'étais épuisée mais ai finalement réussi à me remettre de ce traumatisme, merci bien.
Sur ces belles paroles s'achève donc notre dossier spécial Londres. Pleurez de chaudes larmes les enfants, car Londres ne se quitte pas facilement. Et on espère que vous avez trouvé ce dossier incomplet : on sera obligées d'y retourner.
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22.10.09
Tom Cruise cries

Oui, Tom Cruise pleure. Et il y a de quoi. Le groupe qui lui avait offert une place dans votre bibliothèque iTunes avec le titre "When Tom Cruise Cries" n'est plus. Triste nouvelle de la journée du 22 octobre : les Rakes n'existent plus. C'est la fin des débauchés, alors qu'ils avaient sorti leur troisième album, Klang, en début d'année et étaient en pleine tournée. Sur leur site, ils restent bien évasifs sur les raisons de cette dissolution.
Après tout ce qu'on avait pu vivre sur les Rakes ! On avait dansé ensemble, on était tous des animaux, le monde c'était le bazar mais on s'en foutait nos cheveux étaient parfaits, on travaillait, travaillait, travaillait à notre 22 grand job parce qu'on n'était rien qu'un homme avec un boulot, puis on allait au pub, en boîte, et au dodo, on était tous trop humains, violents en plus, on provoquait la terreur! et le trouble quand on allait en mission à Strasbourg, et puis, quand la lune tombait, il était temps d'arrêter de parler, de quitter la ville et de rentrer à la maison, pour geeker à la lumière de notre Mac ou lire un livre ouvert, tandis que Tom Cruise pleurait au téléphone et que le fumeur était seul à l'extérieur, mais jamais jamais nous n'aurions pensé à battre en retreat, surtout pas en 1989...
Fini. Il ne reste plus qu'à pleurer, en repensant, pour les chanceux qui avaient pu les voir en concert, aux danses atypiques du chanteur Alan Donohoe et sinon, en réécoutant leurs perles (ah ! l'album Capture/Release !) Fini. C'est bien dommage. Certes leur dernier album n'était pas une oeuvre magistrale, mais c'est quand on les perd qu'on se dit que les Rakes, c'était quand même vachement bien. Donc Tom Cruise, tu vas pas pleurer tout seul cette fois.
16.7.09
Dimanche
Sortez vos mouchoirs : c'est le dernier jour; même si pour le moment on ne s'en rend pas encore compte. Ce qui nous importe en premier lieu, c'est de pouvoir déguster une glace car la chaleur est au rendez-vous. Dans l'ordre d'importance suivent ensuite une séance transat puis le concert des Stuck In The Sound que nous connaissions déjà pour leur efficacité sur scène.
15 h 10 : Et les Stuck ne ratent pas leur coup. Le chapiteau se trémousse et ravit les 4 musiciens qui avaient toujours rêvé de pouvoir faire hurler "Belfort, Beeeeeelfoort" à une horde de fans. On retrouve -parce qu'on finit par être habituées à leurs concerts- avec joie les déhanchés de José, l'éternel tube "Toy Boy" crié par le public comme si sa vie en dépendait, et surtout "It's (Friday)", peut être leur meilleure chanson en live. Ce n'est que le début d'après midi et nous sommes déjà tous pleins de sueur, c'était bien la peine de faire la queue une heure pour la douche. 



16 h : Nous observons un temps les deux guitaristes fascinants que sont Rodrigo Y Gabriela. Pas moyen de savoir comment ils obtiennent telle ou telle sonorité... On se laisse vite entraîner dans l'ambiance énergique et mouvementée du duo hispanique. A faire déprimer n'importe quel gus qui s'entraîne à la guitare tous les soirs et galère encore à jouer "Come As You Are" correctement.
14.3.09
Ce Gus, c'est quelquechose

Pour son nouveau film Harvey Milk (sortit au début du mois), Gus Van Sant abandonne les adolescents mais c'est seulement pour renouer avec les homosexuels. Un biopic sur Harvey Milk donc, premier élu gay américain, à San Francisco, à la fin des années 70, et qui fut assassiné.
Le film aurait facilement pu être indigeste pour le spectateur que la politique énerve ou ennuie ou les deux. Mais Gus a plus d'un tour dans son sac, et malgré quelques longueurs, ces deux heures sont une réussite. Sean Penn campe un Harvey Milk époustouflant (ici rajoutez autant de superlatifs que vous le souhaitez). Tellement que vers la fin du film, on tremble vraiment, on sait qu'il va se faire assassiner, mais on ne sait pas quand, et on ne veut pas, le personnage est bien trop attachant. Comme la plupart de sa bande d'ailleurs. Au passage, on remarquera que le réalisateur n'oublie pas totalement les adolescents, car il y a une tripotée de jolis jeunes hommes au casting.
On reprochera si l'on veut les musiques cucul la praline et le traitement assez académique... et puis non.
Harvey Milk est un très bon film, qui vous remuera, vous fera verser une larmichette sûrement, et réfléchir, beaucoup.
Alors allez le voir, si ce n'est déjà fait.
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