[GUEST 12 : Christophe (Bon pour les oreilles)]
Je vous préviens d’entrée, le titre de cet article n’a rien à voir avec la météo exécrable qui a marqué cet été. Si c’est ce genre de chose qui vous intéresse, allez plutôt réécouter "Quel été 2000" de Mathieu Boogaerts, jolie chanson inspirée par un autre été pourri (parce que oui, 2014 n’était pas le premier été pourri qu’a connu l’humanité).
Cet avertissement passé, passons à la confession : le titre de cet article est tout de même un jeu de mots facile. Un jeu de mots autour de la pilosité des trois artistes qui ont marqué mon été. Mais bon, faute avouée à moitié pardonnée, non ? Donc passons à la suite, façon carnet de route.
Neuchâtel - 4/7/14
Depuis presque dix ans que je fais ce métier, je n’ai mis les pieds qu’une fois au NIFFF. Mais j’ai signé plusieurs papiers liés aux thématiques explorées par le festival, du zombie politique à l’uchronie helvétique. Autant dire que je suis ravi d’y aller, pour une fois, après l’ouverture des portes. Et qui plus est pour y rencontrer un artiste invité.
George RR Martin a des airs de Père Noël en civil. La barbe fournie, les lunettes épaisses, les bretelles d’un autre temps. Pas aussi vieux que celui très médiéval de Game Of Thrones, mais pas loin. Contrairement à de nombreuses stars, le bonhomme s’avère généreux en interview, dans le propos comme la durée (une grosse vingtaine de minutes, ce qui n’est pas rien, quand on sait que Pharrell Williams fait dans les cinq minutes).
Preuve que l’auteur n’oublie pas ses premiers fans, ni d’où il vient. Malgré le succès mondial, il consacre toujours deux mois de l’année à voyager pour rencontrer ses lecteurs, entre festivals et conventions. Seule différence : son agenda est désormais booké pour les cinq années à venir. Précis, attentif, réfléchi, Martin se livre un peu, des histoires qu’il rédigeait enfant pour les gamins du quartier aux premières lignes de son épopée de tous les records. Et soudain, il s’interrompt, tandis que résonne sur le lac, au loin, la sonnerie d’un bateau. Un coup. Deux coups. Trois coups. Et de lâcher, mi-rigolard, mi-prophétique, un profond "Winter is coming".










