Pendant les grandes chaleurs de début juin (oui ça date), à Festineuch, TEA avait rendez-vous avec la roumaine Ruth Renner aka Miss Platnum. Cette dernière étant en retard (grosse angoisse), nous n'avions d'autre choix que de nous associer à la chouette radio étudiante Fréquence Banane pour la courte interview que nous accordait l'artiste. Une collaboration fructueuse qui existe aussi sous forme de MP3, mais comme les vrais reconnaissent les vrais, vous préférerez notre retranscription.
INTERVIEW MISS PLATNUM
...ou les confessions d'une jeune femme bien dans sa peau, qui ne cache pas son amour pour le Goulash et le thé. Une vraie de vrai.
TEA : On t’as vue dernièrement sur scène au M4Music et on a été impressionnées par l’énergie que tu dégages on stage. Peux-tu nous expliquer d’où te vient cette force ?
Miss Platnum : C’est difficile à dire parce que je n’y réfléchis jamais vraiment. En fait, je pense que le fait de monter sur scène me fait l’effet d’un coup de pied et qu’étant donné que je veux que le public soit content, je vais me donner à fond. Peu importe qu’il y ait 30 ou 1000 personnes, le but c’est que tout le monde s’amuse et participe. A cause de cette envie, j’ai juste des bouffées d’énergie et d’adrénaline qui montent en moi.
Fréquence Banane : Tu chantes principalement en anglais, mais j’ai aussi entendu des sonorités slaves dans tes chansons. Quelle est ta langue de prédilection ?
MP : Déjà, le roumain n’a rien de slave. C’est une langue latine. Mais si on ne connait pas, bien sûr, ça peut ressembler à du russe. Dans ma musique, mes principales influences sont le r’n’b, la soul et la musique traditionnelle des Balkans. Ca n’atteint pas seulement la musique mais aussi ma façon de chanter, ma façon de prononcer certaines choses. J’aime bien jouer avec mon accent. Au final, j’ai créé mon propre r’n’b balkanique.
FB : Tu ne chantes donc pas du tout en russe ? J’avais pourtant cru en reconnaître!
MP : (rires) Non, en fait, je ne sais pas un mot de russe à part «Nasdrovia» et «Da» - qui est pareil en roumain.
TEA : Pourquoi as-tu migré en Allemagne ?
MP : Mes parents ont dû fuir et comme ç’avait déjà toujours été dans nos plans, de fuir en Allemagne, c’est ce qui s’est fait.
TEA : Quelle est la meilleure recette de Goulash ?
MP : (rires) La mienne ! Je l’ai obtenue en mélangeant diverses recettes de différents livres, selon ma préférence. J’aime bien préparer mon Goulash avec de l’agneau, des champignons, plein de tomates fraiches et énormément de vin. C’est délicieux.
TEA : Penses-tu que ton succès à un rapport avec ton personnage ?
MP : Oui, sûrement. Je pense que d’une part, c’est bien pour moi, d’avoir une identité avec laquelle je peux jouer et qui peut évoluer. J’aime le fait d’avoir une sorte de frontière entre la sphère privée et ce qui a trait à la personne que je suis sur scène et dans mes chansons. Grâce à cela, je m’autorise beaucoup plus de choses pendant mes concerts. C’est donc bien que je puisse me glisser dans un rôle.