L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
Affichage des articles dont le libellé est pully for noise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pully for noise. Afficher tous les articles

15.10.11

"Je suis né de la musique"


For Noise 2011, le cul dans l'herbe, nous observons tranquillement les passants en sirotant une bière lorsque Luz nous aborde. Une année s'est écoulée depuis notre première rencontre. Entre temps, il a changé de lunettes et arbore un tatouage de panda tout frais sur l'avant bras. A peine le temps de fixer un rendez-vous-interview au lendemain, il disparait aussi sec dans la mêlée. Un nouveau concert commence, il est temps pour le dessinateur moustachu de dégainer son carnet et son stylo.

INTERVIEW LUZ

Mise en images de la musique.
Luz (ou Renald Luzier) est surtout connu comme caricaturiste de longue date chez Charlie Hebdo. Mais depuis quelques années, ce grand amoureux de musique fait aussi des dessins de concerts. Il s'agit pour lui de traduire au plus près les sensations éprouvées lors d'un live. D'une pierre deux coups, la démarche lui permet également de questionner sa relation à la musique : comment figer l'instant du concert? Quelle est cette partie de moi-même qui vibre de la musique? Comment se positionner face à chaque morceaux qui apparait avant de s'évanouir à jamais? Quel sens a la musique aujourd'hui? Les questions fusent et l'entretien se transforme peu à peu en un passionnant monologue, duquel on ressort lessivées. Et pour cause: le bonhomme a eu près de quarante piges pour réfléchir à tort et à travers - et tout en buvant ses paroles comme celles du messie (ou peu s'en faut), nous espérons avoir autant de trucs à dire dans vingt ans.


Bref, pour commencer l'interview, on s'est dit qu'on allait mesurer notre talent (inexistant) en dessin à celui du maître en le mettant face à des portraits gribouillés pendant le trajet de bus en venant. Ca l'a beaucoup fait marrer mais il a quand même corrigé le tir en se dessinant lui-même, dubitatif, face à ces versions simplistes (et amincies) de lui-même. Notre tentative illustre au final assez bien la difficulté de saisir une personne en quelques traits. Dans ce cas, comment tirer le portrait d'un phénomène aussi immatériel que la musique?

5.9.11

"Où est-ce que je vais faire péter mon slam?"

Ce n'est qu'après avoir quitté l'enceinte du For Noise que j'ai réalisé que je venais de vivre mon dernier festival de l'été. C'est triste un peu. Alors pour bien remuer le couteau dans la plaie avant de retourner dans les salles sombres, on va ressasser les souvenirs de la 15e édition du festival de Pully.

FOR NOISE 2011

Situé au fond d'un véritable trou, le festival vaudois te met à l'aise dès l'entrée. Que ce soit la petitesse du lieu, la faune bigarrée (allant des vieux habitués aux familles entières, enfants compris), les odeurs de bouffe chinoise ou la colline idéalement placée en face de la grande scène, tout est super. Même si bon, jamais on y viendrait  autrement que pour assister aux concerts. A moins qu'on ne soit plutôt du genre à squatter paresseusement les canapés de l'espace presse. Ou qu'on préfère boire des bières hors de prix dans des gobelets non consignés, avant de se soulager sur des toilettes sèches très écologiques.


JEUDI //
Le premier jour commençait avec Suuns, toujours pas terribles alors que bon, "Armed For Peace" ou même "Sweet Nothing" et son son d'alarme auraient grave de quoi asséner de sacrés coups en live. Mais non, c'est plat. Gageons qu'à une autre heure et peut-être en salle, les Canadiens finiront par me convaincre. Ou pas. Après cela, les suisses Meril Wubslin envahissaient littéralement la salle exigüe de l'Abraxas (si mes souvenirs sont exacts, ils étaient cinq, ce qui est vraiment beaucoup pour un espace aussi petit). Il faisait très chaud alors on n'a pas eu le courage de rester jusqu'au bout de ces longs morceaux envoûtants, pleins de guitare, de clarinette et d'effets bizarres (si bien que ça m'a fortement rappelé Broken.Heart.Collector aperçus en mai dernier au Kilbi, d'ailleurs c'est pas la même meuf au saxo basse ?). Après eux, les Raveonettes c'était franchement pas très captivant. We Loyal, quant à eux, ont commencé à remonter le moral, portés par un batteur très énergique. Au final, il y a eu Elbow menés par Guy Garvey (une sorte de nounours à la James Murphy) aka le chanteur qui te raconte sa vie sexuelle avant de remarquer qu'il y a des underage dans l'assemblée. Aka l'entertainer qui remet de la lumière dans ta soirée. Aka le concert où nous nous sommes crues très drôles en brandissant nos coudes alors qu'il demandait aux gens de la foule d'agiter leurs bras. Cela dit, musicalement, nous avons aussi fini par être lassées. Étrangeté de la setlist qui commence énergiquement, passe par "Grounds For Divorce" et finit sur du calme voire carrément badant. On a préféré rentrer.

13.9.10

Pullictures

Passant des accessoires de scène les plus hétéroclites au véritable visage de la "Human Jukebox" - la TEAm vous livre ici quelques photos captées de ci de là à Pully avant de faire une bonne fois pour toute le deuil de la saison des festivals. Nous sommes tristesse.






photos TEA et Albertine

Pully pue pas.

Peut être déjà relégué dans les archives estampillées « été 2010 » pour certains, le For Noise de Pully mérite quand même une mention spéciale sur TEA. Parce que bon, hein, c’est quand même le meilleur des festis suisses. Un vrai coup de cœur pour nous. Donc, que vous ayez déjà repris ou non, on se permet de remuer un peu les souvenirs jaunis par le soleil avec un court bilan des concerts du week-end et ce, par ordre alphabétique arménien - parce qu’entre temps, on a progressé – mais toujours en commençant par la fin.


   
La chanteuse Julie a plus d'un tour dans son sac. Et si tu ne sais pas encore qu'à la base, c'est la chanteuse de Solange la Frange et qu'en vrai, personne ne s'appelle Solange dans le groupe, c'est de ta faute, t'avais qu'à lire plus attentivement. Bref, quand Julie en a fini avec sa crise capillaire, elle s'échappe parfois dans des contrées plus sombres et pare sa voix de tous les atours qu'elle mérite. Habillée de plumes elle a envoûté le parterre de ses incantations chamaniques (ou presque) et même si certains accords faisaient parfois un peu trop penser au groupe originel, on ne lui en veut pas. Parce que Your Fault, c'est plus que ça. Déjà, la formule basse-piano-batterie-guitare-choeur donne à l'ensemble une forme plus classique. Ensuite, les petites phrases prononcées un peu timidement entre deux chansons détonnent tellement avec ce qu'on à l'habitude d'entendre d'elle qu'on retient notre souffle pour saisir au mieux l'atmosphère feutrée. En somme, Your Fault, c'est Julie dans sa version plus intériorisée (et torturée - y a une chanson qui s'appelle "Sorry") mais pas chiante pour autant. D'ailleurs, un des morceaux s'appelle "Tea Time" : une preuve parmi d'autres que Your Fault est un projet à suivre.


Հիմար Գնալ (Fools Gold)
La bande californienne nous semblait, au début de l'année du moins, un concentré de bonne humeur pour l'été (coucou) et puis elle a déçu en massacrant les Local Natives sur un remix (qu'on vous laissera le soin de chercher). Nous avions donc des a priori assez négatifs avant le concert. Au final, le groupe s'est révélé très plaisant, une parfaite bande sonore pour la dégustation d''un gâteau safran-chocolat blanc. Toujours dominée par le mélange des influences sans pour autant virer dans un trip "musiques du monde", leur prestation se résume par cette phrase qu'on a entendue dans toutes les bouches : "Il est sympa ce groupe africain.". Ni plus, ni moins.

23.8.10

Le plus petit des grands festivals.

Ete 2010, les festivals sont monnaie courante au quatre coins du globe et nombreux sont ceux qui s'en sont allés user leurs baskets pas une, pas deux, mais bien sept fois devant diverses scènes et sur diverses pelouses; de quoi allonger la liste des "vus" et rayer joyeusement quelques noms de celle des "concerts fantasmes". Cela dit, si l'on regarde les moultes programmations d'un oeil critique de mélomane hypster au jugement facile, beaucoup d'affiches étaient estampillées de têtes d'affiches à gros cachet qui, non contentes de se faire payer un bras rapportent aussi gros (va pas me faire croire que les soudaines re-formations de grands dinosaures sont là rien que pour la musique). Alors, les festivals, tous victimes du système? Non! Un irréductible résiste encore contre l'envahisseur! Campé dans une petite cuvette à Pully, près de Lausanne, le petit suisse For Noise ose encore l'audace et la découverte pourtant si difficile à inculquer aux helvètes! Achevant ici toute prétention réac' de cette introduction (je ne suis pas là pour chercher des noises aha), laissez-moi vous énumérer les multiples raisons qui font du délicieux For Noise de Pully le plus petit des grands festivals ou tout simplement le meilleur.

- Coincée dans une dépression du paysage lémanique, la "grande" scène du festival avoisine le stade pour schtroumpf. Même la "Logia" des Eurockéennes ou le "Club Tent" du Paléo semblent grands à ses cotés. "C'est probablement le plus mainstage du monde" s'étonne le batteur de Jonsi "mais cela a son avantage: on acquiert une plus grande proximité avec le public". Pari gagné pour la plupart des groupes.

- Petit par ses dimensions, le For Noise l'est aussi par le nombre d'entrées. Cette année, 7000 personnes ont participé à la manifestation qui clôt cette 14è édition avec un bilan positif et la soirée du vendredi Sold Out. Une si petite affluence démarque le For Noise des grands raouts et s'avère agréable, surtout lorsque l'on arrive un peu juste pour un concert et qu'on parvient tout de même à se frayer un chemin à travers le public. Pourvu que ça dure.


- La programmation moins fournie qu'ailleurs parie plutôt sur la qualité que sur la quantité. Les prestations se chevauchent rarement et l'on a loisir de tout voir, sans trop se stresser. Elle comporte en outre de nombreux noms plutôt obscurs pour ton frère de 14 ans fan d'AC/DC, mais pointus pour d'autres. On y aura entre autre découvert un Jonsi pas tout à fait défait de la froideur islandaise mais tout de même touchant, Caribou grandis par la force de la batterie, The National énormes et sans surprise quant à la qualité du show, une Peaches en chaise roulante mais toujours indécente, Get Well Soon et The Fall un peu décevants puis Moderat, véritables dieux du clavier. Sans oublier le très sympathique Boogers et les chouettes Suisses Your Fault, Buvette et Mmmh!

31.7.10

#laminuttesuisse bis, avec le programme cette fois-ci

On vous en avait déjà un peu parlé : à la mi-août, deux festivals du sud-ouest de la Suisse attireront la TEAm comme deux croissants chauds et dorés sur l'étal d'un boulanger. Savoureux par leur programmation sans fausse prétention Nox Orae et For Noise affichent des artistes plutôt éloignés des habituelles autoroutes à gros cylindres et régaleront les mélomanes. En tout cas, nous, on mord à l'hameçon et on promet de vous en ramener de belles morses - ça va faire du bruit par ici. En attendant, on vous propose notre sélection toute fraichement sortie de la fournée Pully 2010. Prenez-en de la graine et sentez l'eau vous monter à la bouche.


FOR NOISE PULLY (CH) 19,20,21 AOUT 2010



19h : Après une excellente mise en bouche à Vevey (avec Uberreel, Ganglians, The Ruby Suns et Yeasayer - tous plus cools les uns que les autres), le jeudi en promet de belles. Surtout que c'est les pléonasmiques Local Natives (Ricains pur souche comme leur nom ne l'indique pas) qui s'occuperont d'ouvrir les festivités. Si l'on en croit les critiques glanées sur la toile, on partira à coup sûr du bon pied. Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment de quoi en douter lorsque l'on passe Gorilla Manor sur nos platines "Wide Eyes" a vraiment la fibre d'un hymne.

20h : Par la suite, courte escapade à la scène Abraxas (le festival a trois scènes: la grande, l'Abraxas et le DeMovie Salon) où les Chaux-de-fonniers Telavator promettent un show "Toystoner" à base de jouets, mais dans un registre moins féérique que Ödland. Pourquoi pas.
Cela dit, à une demie-heure près, on annonce Caribou sur la grande scène. Un beau moment planant en perspective. Mais si on n'aime vraiment que "Odessa", il sera alors plus que temps d'aller se ravitailler au stand Gruyère. Ca, c'est vraiment tentant.

22h30 : Armées de délicieux sandwichs à la fondue, nous ferons volontiers l'impasse sur MHBTCW pour prendre des forces en toute tranquillité en vue de la baffe que promet Jonsì. Sorte de Björk au masculin, le chanteur de Sigur Ròs a choisi de laisser à Pully "une indélébile empreinte de sonorités veloutées, de lumières spectrales et de visuels volcaniques. Préférant un public de connaisseurs aux curieux badauds des habituels grands raouts". Voilà qui est de meilleure augure. On s'avancerait même à l'annoncer comme le clou de la soirée. Surtout que "Go Do" est une superbe chanson aux allures d'ode aux chants d'oiseaux et aux plumes colorées.

Encore toutes frissonnantes d'émotion, nous aventurerons nous au Dj set de Tanguy ? A voir... mais peut être auront nous plutôt besoin de repos d'ici le vendredi qui s'annonce rock sombre et sentimental.

29.6.10

#laminutesuisse

Parce qu'il n'y a pas que le fromage et le chocolat en Suisse, que niveau festivals, on ne se résume pas à m4music et Festineuch, TEA se venge des rendez-vous manqués (les Stokes à StGall ou encore le Kilbi) en programment de nouvelles rencontres à tous les coups passionnantes dans son agenda. Chouette.

Les festivals suisses où TEA usera ses baskets cet été

Fraichement revenues des Eurocks, nous commencerons par trainer à Montreux, fief de Claude Nobs au bord du Léman où l'on se souviendra peut être avoir vu Kid-Kutti Mc en roller ou Solange la Frange mués en coiffeurs. Là-bas, nous profiterons du lac et des stands charmants avant d'assister aux concerts gratuits du Montreux Jazz Café (oui parce que le reste du festival, bien que très tentant, n'est vraiment pas viable niveau budget).
La programmation dudit café recèle quelques perles, dont Midnight Juggernauts (pour le revival eurocks 2008), la soirée The Maccabees/Blood Red Shoes et celle entièrement suisse avec The Awkwards, mais n'a visiblement pas été épargnée d'une grosse dose de lol/wtf (The Drums qui se ramasse après la grande scène de Belfort, Uffie, ou encore la soirée Kitsuné qui rend tout chose les petits Helvètes). Elle comprend également sont lot de faux-espoirs à base de vidéos d'anciens lives (The Kills ou The Good, The Bad and The Queen) et d'étrangetés (Ghinzu Club Show?).

Ensuite, vu qu'un plaisir gratuit n'arrive jamais seul (aha) nous rencontrerons enfin nos chéris Casiokids en chair et en os au Festival de la Cité, à Lausanne (pour ce qui semble être leur unique date hors Norvège/Danemark #swisswin). Autant dire tout de suite que la perspective de voir du scandinave en live nous met déjà en émoi. Et puis Casiokids font de la bonne musique, ne l'oublions pas.