L E O F A N Z I N E O Q U I O M E T O L A O C U L T U R E O E N O S A C H E T S
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30.3.10

Ca commence par M


Premier festival de l'année, le m4music s'est déroulé le week-end dernier. Dossier.

M4MUSIC


Y a des trucs comme ça, ils nous disent trop rien et finalement c'est trop bien. Par exemple, le m4music festival avait beau avoir un nom de merde, c'est de la Musique avec un grand "M" (comme Metronomy) qu'on y a servi. Et de la musique (en partie) Suisse, s'il vous plait. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'y a pas que le foehn qui décoiffe dans nos contrées.
Si le m4music était ouvert à tous (pour peu que vous ayez pu vous offrir le billet), il restait avant tout une plateforme idéale de rencontre entre tous les acteurs de la scène musicale helvétique (kikou guerolito). La TEAm ne pouvait donc manquer le rendez-vous et a plongé la tête la première dans cette mer mouvante encore mystérieuse sous bien des aspects.


Sans prendre de véritable douche froide, nous avons expérimenté la solitude pendant de longs apéros de pros, les regards étonnés des habitués ("euh...vous êtes qui?") et les remarques exaspérées de gens stressés. Première constatation (mais on s'en doutait un peu) - le monde des musicos n'est pas de tout repos: il faut être à l'heure (paradoxe étrange avec les réponses dernière minute des managers), sourire, porter un bracelet argenté, ne pas oublier son sachet de thé, ne pas dépasser son temps imparti pour les interviews, rire aux blagues des sécus, être bi voir trilingue, être disponible, exploser son forfait de natel (ou portable si vous préférez) et chroniquer rapidement s'il vous plait.

Deuxième constatation (qui confirme les observations des Eurocks): Les pros sont des observateurs blasés. Le public -jeudi soir en particulier- était statique dès le 3e rang. Ce qui est à notre sens étonnant de la part de prétendus amoureux de musique. Peut être que cela vient avec l'âge. Toujours est-il que la TEAm était, quand à elle, surexcitée.


...A juste titre.

31.3.10

On est tous de mèche


Le warm-up du festival helvétique m4music se déroulait jeudi dernier à l'Atlantic à Lausanne. Un lieu un peu particulier puisqu'il s'agit en réalité d'un cinéma. Pour l'occasion, le lieu s'est mût en club et a ouvert ses (deux) portes à tout un tas de mélomanes plus ou moins pros et ravis.

M4MUSIC - JEUDI
25/03/10 @ATLANTIC, LAUSANNE
Joseph of the Fountain

Bonaparte
 

Solange la Frange 
Round Table Knights

La soirée était inaugurée par Joseph of the Fountain - qu'on a raté. Trop dommage, ça fait un peu penser à Bombay Bicycle Club (la voix grave en plus) - on risquait d'aimer. Mais nos regrets ont tôt fait de s'envoler quand Bonaparte a déboulé sur scène accompagné de sa bande de saltimbanques complètement barrés. "Do you wanna party with the Bonaparte" introduit près d'une heure de délirium total. (Big up au claviériste à la tête de nourrisson géante.) On a aussi revu avec plaisir le corbeau-squelette strip-teaseur qui, à la fin du show chaud, se retrouve vêtu en tout et pour tout d'un string et d'une boule disco. Un rien too much mais c'est ce qui fait le charme de la bande à Napoléon. Même si musicalement parlant, c'est un peu toujours le même topo, les titres ("Anti, Anti" ou "I Can't Dance") de la troupe ont quand même des la allures de tubes entrainants comme on les aime.

Puis ce fut Solange la Frange qui mis le feu au dance floor déjà bien chauffé. Le groupe a à son tour mis les secousses de tignasse à l'honneur. On avait apprécié leur album à la maison et on doit admettre qu'il marche parfaitement en live également. Le public (toujours à partir du 3e rang - le devant étant dévolu aux battles des dragueurs hétéro et homo invétérés et sûrement un peu drogués) s'est toutefois montré un peu timide. On n'y a pas trouvé le "best dancer" de Grind, dommage. Cependant, rien n'a retenu les quelques (mèches) rebelles à hurler leur enthousiasme. "FAT!" Et en fin de live tuant, Julie et comparses ont reprit Justin Timberlake. Tip top.


3.4.10

Parce que vous aimez conduire.

Dernière soirée de concerts à Zürich. Ugh.


M4MUSIC - SAMEDI
27/03/10
Karl Bartos
Bonaparte
Booka Shade

Metronomy
Yuksek

Si le nom Karl Bartos ne vous dit rien, peut être situerez vous mieux Kraftwerk. Hahaaa ouaaaais. Ben le live de l'ex-employé de la centrale, c'est du Kraftwerk quoi, avec des visuels trop classe, des vélos, des Bob Dylan, des Frank Zappa, des it girls et tout le tralala. On est tous des robots nostalgiques de la bonne vieille électro, c'est beau. (d'ailleurs, l'ami Karl, c'est 3:30 ).

Après cette superbe entrée en matière, on retrouve la bande à Napoléon encore plus survoltée qu'à Lausanne. La faute au public germain ? En tout cas, c'est la débandade. On a même droit à une kassdédi: RT @TETRAPANOB zurich r.i.p - thank you for behaving like you haven't since napoleon invaded Switzerland... it was like "party or death?" - "party please!"

30.3.10

8.5.10

"Pute, moi, personellement"


Aujourd'hui, la TEAm est sacrément jouasse. Peu importe Eyjafjöll, la Grèce et tout ça, on a beaucoup plus important à vous communiquer: Nous sommes accréditées aux Eurockéennes! RE, festival d'amour ! Parenthèse close, aujourd'hui, c'est aussi la sainte Solange...Alors peu importent les moultes bugs, on marque le coup avec un bout de l'interview de Solange la Frange. Et c'est une véritable interview-fleuve que nous vous proposons (et ce, même si le groupe veveysan n'a pas encore l'envergure d'MGMT), un fantastique flot de paroles qui nous submergea lors de la soirée d'ouverture du m4music (oui, ça date) où, sans prétention capillaire, nous avions conversé plus que de raison avec Julie et Tristan à propos de tout de rien de l'album de jupes à fleurs de suicide et même que c'était hyper bien.


INTERVIEW
SOLANGE LA FRANGE
1/2

« Solange la Frange » c’est un conseil capillaire ou la promotion du look Pocahontas ?

(rires)
Tristan : Ah c’te question !
Julie : En fait on était bourrés à une soirée et on cherchait un nom de groupe parce qu’avant c’était « Foxy Boop and the Man with a Sweet Case » - ce qui fait un peu 6km. On s’appelait comme ça quand on mixait et on avait les deux une frange - mais vraiment comme ça (straight !) - Tristan aussi. Bref, on voulait absolument un nom avec « la frange » et à cette période là, j’allais souvent voir ma grand-mère qui s’appelait Solange. Du coup, on s’est dit « Solange la Frange »!
Nos potes on trouvé ça trop bien nous on dit qu’il fallait qu’on garde ce nom, que ça restait bien dans la tête et tout donc voilà.
Mais à la base, c’était vraiment un truc où on était complètement cuits.

La frange vous l’aimez plutôt Pute ou Star Trek ?
(rires)
Julie à Tristan : Je t’en prie.
Tristan : Pute ou Star Trek ?
Julie : Pute, moi, personnellement.
Tristan : Bon ben pute.

On a dit que vous étiez « les Kills tombés tout jeunes dans la marmite électro » parce qu’on trouve que la voix de Julie ressemble parfois à celle de Alison Mosshart. Seras-tu la prochaine VV ?
Julie : Ben c’est un monstre compliment. Après, je pense qu’elle a la voix du rock. Tandis que moi, pas encore, ou plutôt pas assez. Donc c’est un super compliment même si je ne pense pas du tout être à la hauteur. Mais j’apprécie.

Ca fait quoi d’avoir son nom à côté d’un stickers TEA sur une poubelle aux Eurocks ?
(rires)
Julie : C’est la claaaaasse.

Et c’est vrai que vous nous trouvez bonnes (ceci suite à un commentaire facebook) ?
Julie : Ah ben ouais !
(rires)
C’est donc toi qui a écrit ("t'es trop bonne") ?
Julie : Oui, c’est moi. En fait, je regarde vraiment tous les trucs que je peux sur internet parce que je suis beaucoup dessus.
Une vraie geek ?
Julie : Oui, vraiment. Je pense que c’est une maladie mais en même temps, ça a son avantage parce que je suis en communication directe avec les gens s’ils ont envie de savoir des trucs et je trouve que c’est important. Si les gens aiment bien ce qu’on fait et le mettent en valeur je vais voir qui c’est et c’est juste la moindre des choses pour moi de répondre. C’est hyper cool de pouvoir être proche des gens comme ça. Après t’as des échanges et c’est cool. Tu peux rencontrer les gens et tout. C’est un des atouts d’internet. Je suis monstre fan même si voilà…
Et Tristan ?
Julie : Lui il est jamais sur internet. Ja - mais ! Il sait même pas ce qui se passe sur facebook (!!!)

3.4.10

Chantier naval

Après une première soirée en Romandie, la suite du festival se déroulait dans la seule véritable métropole suisse (ahaha) : Zurich. Au Schiffbau sur la Schiffbaustrasse pour être précis. Un lieu qui, comme son nom l’indique, abritait jadis un chantier naval. Aujourd’hui joliment réaménagé, il comprend 3 salles de concerts qui ont l’immense avantage d’être très proches les ues des autres, ce qui facilite les déplacements de concert en concert.


M4MUSIC - VENDREDI
26/03/10
@SCHIFFBAU, ZURICH

Anna Aaron
José Gonzalès
Miss Platnum 

First Aid Kit
These New Puritans

La soirée débutait avec une artiste locale : la Zurichoise Anna Aaron. Une version jazzy de Sophie Hunger maquillée avec des moustaches de chat. Elle commença sur une note intimiste seule au piano, mêlant sa voix langoureuse à l’instrument avant d’être rejointe par un batteur et un bassiste. On a bien aimé mais on s'est vite lassées - vivement la suite!

Autrement dit : vive José Gonzalès, un Suédois originaire d’Argentine qui occupa la scène avec sa guitare pour seule compagne. Sa présence englobait pourtant toute la salle (bien joué) et le public s’est ému de ses chansons de lover hispanique. Même si ça (les garçons trop romantiques donc) n’est pas franchement notre tasse de thé, on a apprécié sa reprise de Massive Attack ("Teadrop") et surtout le rappel avec de jolies chansons comme " Cycling Trivialities ".

Changement de salle et de registre (le pathos romantique ça va qu’un moment) avec Miss Platnum. Sincèrement, on croyait ne pas aimer le « r’n’b teinté de musiques balkaniques d’une grosse Roumaine à la coupe de cheveux post-Rihanna » mais il fallait quand même voir ce que ça donnait en live et on est restées scotchées (et on assume). Miss Platnum encadrée par deux choristes nous a livré un show bien orchestré. C’est le cas de le dire puisqu’elle était accompagnée d’un ensemble de cuivre, d’une basse et d’un très bon percussionniste. Avec le dansant "Mercedes Benz", la salle comble et enthousiaste fut transportée dans univers kitch peuplé de « Babooshka» aux costumes pailletés. Des accessoires "Bling Bling" agrémentaient les chorégraphies des filles et on n’a pu qu’applaudir la reprise de (vous savez, le clip des meufs en très courte tenue qui jouent du saxophone) en fin de concert.


Par la suite, First Aid Kit a consolé nos petits pieds meurtris. Le duo suédois (encore) et féminin (encore) composé de deux sœurs très gentilles aux jolies voix chanta des balades folk et repris les Fleet Foxes - s’attirant la sympathie de tout le public qui arrêta presque de respirer lorsqu’elles jouèrent un morceau sans micro. Très à l’aise malgré leur jeune âge, les deux jeunes filles en jolie robe ont parlé français, anglais, allemand sans accent et servi leur répertoire sans fausses notes.

Fin de la soirée avec These New Puritans, Londoniens que l’on attendait presque religieusement et qui ont attaqué avec " We Want War ". Le morceau, génial dans nos ipods, n'a pas plu dans sa fade interprétation live. Les deux batteries faisaient trembler le sol de la grande salle et Jack (déjà, il portait une casquette et des baskets hideuses) s’agitait dans la fumée tel un pantin désarticulé. Ca bougeait aussi sec dans la fosse à moitié en transe. On ne distinguait pas de structure et à la longue, la petite cuisine musicale a déçu par son incessant méli mélo de boum boum. Heureusement, le rappel " Elvis " a suffit à raviver la flamme entre le groupe et nos oreilles engourdies. Ouf!

Nouvellement motivées et pourtant rompues de fatigue, nous nous sommes courtement aventurées auprès de Katzenjammer. Seulement, le soundcheck interminable nous fit bien vite fuir. On notera juste au passage l'incroyable basse en forme de tête de chat, avant de rentrer pour se reposer en vue d'une nouvelle soirée.

6.6.10

"Donnez moi de la nourriture"

Hier, il faisait beau, très beau. Un temps à sortir ta jolie robe. Un temps à festival aussi? Pas sûr, parce que la soirée, quant à elle, n'était pour ainsi dire pas resplendissante. Entre le Bloody Beetroots fail et les mauvais réglages de son (encore!) à Caravan Palace, on aurait plutôt tendance à qualifier samedi comme le jour officiel du bof. Tant pis.

FESTINEUCH SAMEDI
Danakil
Caravan Palace

Miss Platnum
SaezBloody Beetroots & Death Crew 77



Début de soirée à l'espace presse pendant que Danakil squatte la grande scène: je profite d'une chaise longue et de la diffusion sur écran du concert de raggae estudiantin. Agréable, cependant, la mini session acoustiques des Rambling Wheels pour la radio est, à mon sens, beaucoup plus appréciable. Tout de go, je dirais même que les 3 neuchâtelois sont bien meilleurs avec une simple guitare et un tambourin que on stage. Mais passons, après une courte rencontre avec Miss Platnum, me voilà enfin dans l'enceinte même du festival pour le concert de Caravan Palace, ou celui pour lequel tes parents sont aussi venus. Bref, le décor est joli (intruments flambants neufs customisés à l'ancienne), les musiciens doués et pleins d'énergie, la musique inspirée du jazz manouche balance (tout doux avec les platines, s'il vous plait) et les improvisations sont géniales: j'aime. Seulement, il y a une ombre au tableau, un véritable scandale en réalité (je ne parle pas ici des tenues outrageusement courtes de la chanteuse): le violoniste a un instrument électrique!!!!!! La musicienne en moi ne peut supporter une telle infâmie. En effet, son violon électrique produit des sons plats, presque dignes d'un synthé, sans crin ni jolie résonance! C'est horrible, surtout au vu du talent certain du musicien. Du coup, au lieu de vous extasier sur le performances du groupe français et de détester la chanteuse Zoé qui n'arrête pas de se la péter, vous feriez mieux de réécouter les classiques du jazz à inspiration tzigane ici ou ici, par exemple.


Ensuite, Miss Platnum à la scène Lacustre. Rien n'a changé depuis le m4music, si ce n'est la coupe de cheveux de la chanteuse (aujourd'hui en blonde platine) et l'ambiance. Schade, vraiment, parce qu'ils ne sont pas sans faire d'efforts sur scène. Malgré ses faibles connaissances en latin, Miss Platnum a en effet traduit tout un couplet en français et l'entendre chanter "donnez-moi de la nourriture" en roulant les "r" est un spectacle en soi. Peu de gens semblent y être sensibles cependant. La plupart n'attendent que de pouvoir hurler "I Want a Mercedes Benz" avant de s'en aller. Décevant.

29.5.10

Le bordu


L'été arrive avec son lot de festivals. On a déjà parlé du m4music. On en a déjà beaucoup dit sur les Eurocks d'amour. Place maintenant à une manifestation plus modeste campée au "bordu" neuchâtelois, je cite: Festi'neuch.


Le festival lacustre suisse fête cette année ses 10ans et affiche une bonne forme pour bien marquer le coup. En effet, remarquée surtout pour la présence des américains Cypress Hill, la programmation n'a pas laissé de marbre les petits neuchâtelois pourtant réputés pour leur froideur.

Bien sûr, on vous l'accorde, les auteurs du tube Insane in the Brain ont écumé les plus grandes scènes l'an passé (on se rappelle du passage aux Eurocks 09) mais avouons le, lorsqu'ils joueront à Neuch' ça sera un peu comme s'ils étaient dans mon salon, ce qui est appréciable.

Passons, car le week-end à venir promet d'autres réjouissances. Parmi elles ô kikoulol, ô jeveuxtecroisersurunbâteau...Mika, les trop connues bouclettes anglo-libanaises à quatre octaves gay-friendly pour jeunes filles en fleurs. Autre "grande surprise": Bloody Beetroots et la Death Crew 77 qui promettent de "tout déchirer".

Plus sérieusement, bien que l'accent a bien entendu été mit sur les pointures grand-public qui sentent un peu le réchauffé (j'accuse le toujours jeune et con Saez, les neuchâtelois Moonraisers connus pour le tube Rise Up, et les autres suisses My Heart Belongs to Cecilia Winter sooooo Coldplay). On se réjouit pour notre part de découvrir des formations plus originales comme The Rocky Joe Attitude ou de jouir de l'atmosphère toujours sympathique du festival, entre poulet tadoori et thé (tmtc) sur une plage de galets.

Festineuch, c'est du 3 au 6 juin 2010 à Neuchâtel, avec Aldebert, Birdy Nam Nam, Caravane Palace, Danakil, Cypress Hill, Hocus Pocus, Mika, Miss Platnum, Saez, Stevans, Ojos de Brujos, les Rambling Wheels, Youssou N'Dour et d'autres encore.

1.8.10

La fête

2/2

Avec beaucoup, beaucoup de retard, on vous lègue la seconde partie de cette super interview qui s'est déroulée en avril dernier, au m4music. Entre temps, Solange la Frange n'a pas chômé : ils ont sorti un EP avec Make The Girl Dance et Toxic Avengers, Julie Hugo sera sur scène au For Noise avec Your Fault et Luca le bassiste travaille en parallèle pour le groupe Rectangle.

Alors qu'il venaient de nous dire que leur groupe est "FAT!"
TEA : "Do you think sometimes" ?
Julie : Oui, pas souvent.
Tristan : Pas tellement, non.
Julie : On est tout le temps dans des fêtes… Mais en fait dans le morceau ça parle d’un couple qu’on connait et qui va finir par s’entretuer je pense, tellement c’est passionnel. Je dis genre « tu parles tu parles toute la journée, tu dis que l’autre c’est un connard mais la nuit tu fais des trucs et l’autre il peut toucher à rien ». Donc, ouais, j’pense qu’ils vont vraiment se flinguer un jour quoi.
Joyeux.
Julie : Mais c’est la passion, c’est comme ça.
Si jamais ils s’entretuent y a un truc en leur hommage.
Tristan : Oui
Julie : Voilà, ça fera vendre le morceau, c’est bien ! Non je rigole. Mais c’est vraiment tellement violent que voilà.

Est-ce que l’hiver a été assez froid ?
Julie : Pas assez. Nous on adore les pays froids.
Tristan : Non mais ça va.
Julie : Ouais, ça va, je trouve qu’en Suisse ça le fait bien. Mais dans ce texte là c’était juste parce qu’on aime les villes comme Reykjavik, les pays du nord et tout ça. Je crois que si on doit faire une tournée au Mexique ou au Brésil on va crever !
Tristan : Non mais on va aller en Islande
Vous allez tourner en Islande ?
Tristan : Non, mais on aimerait bien. Plus qu’au Brésil.
C’est le prochain pays à conquérir ?
Julie : C’est le but.
Après la France?
Julie : Ouais, l’album sort en France le 23 août et après en Allemagne.
En Suisse on a l’exclusivité (il est sorti chez nous vers avril, ndrl) ?
Julie : Ouais, c’est cool. Mais en même temps, c’est dommage que ça prenne autant de temps parce qu’on y a fait tellement de concerts et les gens doivent attendre… On aurait plutôt envie que ça suive. Surtout que maintenant qu’il est sorti en Suisse il doit déjà être sur mille sites gratuits. Bon après, c’est égal. On commence comme ça. France, Allemagne, et après le projet c’est d’arriver ailleurs aussi.
Une nouvelle emblême après Heidi.
(rires) Julie : Bon, c’est vrai qu’on comprend pas trop ce qui arrive, mais on apprécie. C’est trop bien.
On est contents pour vous.


Ce soir, vous nous réservez une surprise à base de plumes ?

Julie : Pas tout à fait, mais y aura des costumes quoi.
Cool.
Julie : Tu veux les voir ? Ou tu veux la surprise ?
J’aurai la surprise après.
Julie : Je les ai cousus hier, hier soir ! Comme une malade. Je voulais absolument faire un truc. Parce que je vois des trucs dans ma tête que je veux sur scène et en fait, je sais pas du tout coudre. Donc hier je me suis dit « ah je vais faire ça » et en fait j’ai réussi !
Ok. On réservera à ton costume une ovation digne de ce nom.
Julie : Cool, merci !

29.4.10

Kit de survie à l'usage des petits coeurs

Une blonde, une brune venues du grand nord pour soigner les bobos du coeur avec leurs chants, ça fleure bon le conte de fées. Mais sous les apparences naïves du duo First Aid Kit se cachent deux soeurs très gentilles qu'on voudrait tous avoir comme amies. Fan des Fleet Foxes (qu'elles interprètent d'ailleurs à merveille), Klara et Johanna forment un duo folk gentil mais pas niais qui charmera tout à fait les amateurs de belles voix (...et de jolies robes. Ici, on les jalouse).
Bref, de passage au m4music, TEA se devait de les rencontrer. Seulement voilà...l'enregistreur cassette (ouais, on fait ça à la vieille, tu crois quoi) en fin de vie a complètement disjoncté. Delete le témoin du court entretien. Pardonnez donc cette interview incomplète écrite d'après des souvenirs un peu estompés par le temps.


INTERVIEW FIRST AID KIT

La TEAm est composée de deux grandes fans du grand nord. Avez vous des endroits à nous conseiller ?
La Suède, c'est plus beau en été. En hiver, c'est très bien mais trop long, il fait trop froid, il y a trop de neige...un peu comme ici je suppose.
Le mieux, c'est la campagne, les grandes forêts...en hiver tu dois rester à l'intérieur, c'est pas top.


Qu'est ce que ça fait de jouer avec sa soeur ?
La formation s'est imposée d'elle même et c'est celle qui nous semblait la plus naturelle. En fait, Klara a commencé à jouer de la guitare et s'est mise à composer des chansons. Petit à petit, Johanna a intégré le processus, et la machine était en route.



Si bien que vous avez déjà traversé l'océan ?


Oui, nous avons joué au SXSW. 
Vous êtes aussi très jeunes par rapport à votre succès...

Oui, on a terminé l'école obligatoire et maintenant, on fait ça. C'est innatendu mais c'est ce qu'on aime et on espère que ça dure.
Qu'est-ce qui inspire vos compositions ?
La nature, la vie...les aléas de l'amour. On touche à tout!

Quelles sont vos artistes favoris ?
Fleet Foxes! (quelle surprise)
Sinon, on a vu que José Gonzalès jouait ce soir. C'est un suédois. On espère avoir le temps de le voir avant notre passage sur scène.

Racontez-nous votre pire concert.
(elles réfléchissent longuement)
...le meilleur ?
(les visages s'illuminent) Nous devions jouer dans un petit village qui s'appelle Hull, "the worst city in England". Tout le monde nous disait que ça allait être affreux, que le taux de criminalité y était élevé, que les enfants n'allaient pas à l'école, etc. On ne s'attendait donc pas à quelque chose de grandiose mais en fin de compte, ce fut super! Les gens étaient super enthousiastes, ce fut un de nos meilleurs concerts à ce jour!

Quelles sortes de blessures soignez vous ?
(sourires) Les blessures de coeur peut être... nous ne souhaitons pas faire de la musique grand public. Nos chansons doivent vraiment toucher les gens. Donc peut être que certains ont déjà été troublés et peut être réconfortés en nous écoutant.
En tout cas, on espère que nos auditeurs soient en bonne santé!
C'est gentil. Et sinon, vous aimez le thé ?
Oui ! On en boit beaucoup, surtout en hiver.

Une blague pour terminer ?
There is a bottle of salad-sauce in a fridge.
What does it say when you open the door?
Stop, I'm dressing!



Elle sont charmantes et parlent sans accent. "Nous sommes perfectionnistes" remarquent elles, avant de nous gratifier d'un "Au revoir" également parfait.
Décidément, on ne peut qu'aimer les deux suédoises.

24.4.10

"Toi tu peux être Beyoncé et moi je serais Lady Gaga"


m4music, ça vous dit quelque chose? Après un mois de trêve, je reviens à la charge pour les bonus du dossier...et non les moindres. Aujourd'hui, pour vos beaux yeux, l'interview de Metronomy
Rencontrés dans l'espace pro - c'est à dire, 10min. par journaliste, chronomètre à la main - Oscar et Joseph, les deux protagonistes du groupe briseur de coeurs, ont rit à chacune de nos questions. Ils avaient même un plan drague pour nous, trop sympa.


INTERVIEW METRONOMY

TEA : Il parait que vous êtes le groupe de pop le plus sympa du monde.Joseph : C’était vrai mais ça a changé.



(rires) Je pense que nous sommes sympas. En même temps, on rencontre pas mal de gens pas cools mais je pense que nous faisons partie des quelques personnes gentilles dans la pop.
Si vous n’êtes pas faits pour l’amour, pour quoi êtes vous faits ?Joseph : …je pense que je suis fait pour conduire. J’aime conduire.
Est-ce que tu conduis le tour-bus ?Joseph : Non, non…mais quand on a commencé, on avait une petite voiture que je conduisais. Tu te souviens quand je conduisais et que je maîtrisais à fond ?
Oscar : Oui. Il conduit très bien. Et de façon sûre. Et toujours à l’heure. Il est fait pour ça.
Joseph (qui rigole) : Oui, je suis fait pour ça.
Et toi, Oscar ?

Oscar : La compétition.
Joseph : Oui, c’est vrai. Oscar est très compétitif. Il est fait pour les événements sportifs.

Quelle est la station de Radio Ladio ?Joseph : La station?...Je dirais quelque chose comme BBC Radio 2. It’s a very slik radio. Mais ce n’est plus aussi bien qu’avant, non ?
Oscar : C’est pas trop mal. It is what it is.
Joseph : Haha. En fait, c’est vraiment bien.

Où voulez vous aller en vacances ?Joseph : J’adorerais aller en vacances. Mon plan c’est d’aller voir des aurores boréales. Je pense que pour ça, je dois aller en Norvège ou en Islande.
Oscar : Et en Islande, il y a des volcans.
Joseph : Oh oui ! Alors maintenant, j’irais en vacances en Islande. Peut être qu’en été je dirais plutôt Ibiza.
Pas la Suisse ?Joseph : En fait, j'ai déjà passé un long moment – ça m’a semblé long en tout cas- à Lausanne. On a fait un concert et ensuite, j’ai passé quelques jours à faire du bateau et du pédalo sur le lac Léman. C’était très cool. En fait, j’ai aimé ces vacances. Donc oui, bien sûr je voulais dire la Suisse. La partie romande.

29.6.10

#laminutesuisse

Parce qu'il n'y a pas que le fromage et le chocolat en Suisse, que niveau festivals, on ne se résume pas à m4music et Festineuch, TEA se venge des rendez-vous manqués (les Stokes à StGall ou encore le Kilbi) en programment de nouvelles rencontres à tous les coups passionnantes dans son agenda. Chouette.

Les festivals suisses où TEA usera ses baskets cet été

Fraichement revenues des Eurocks, nous commencerons par trainer à Montreux, fief de Claude Nobs au bord du Léman où l'on se souviendra peut être avoir vu Kid-Kutti Mc en roller ou Solange la Frange mués en coiffeurs. Là-bas, nous profiterons du lac et des stands charmants avant d'assister aux concerts gratuits du Montreux Jazz Café (oui parce que le reste du festival, bien que très tentant, n'est vraiment pas viable niveau budget).
La programmation dudit café recèle quelques perles, dont Midnight Juggernauts (pour le revival eurocks 2008), la soirée The Maccabees/Blood Red Shoes et celle entièrement suisse avec The Awkwards, mais n'a visiblement pas été épargnée d'une grosse dose de lol/wtf (The Drums qui se ramasse après la grande scène de Belfort, Uffie, ou encore la soirée Kitsuné qui rend tout chose les petits Helvètes). Elle comprend également sont lot de faux-espoirs à base de vidéos d'anciens lives (The Kills ou The Good, The Bad and The Queen) et d'étrangetés (Ghinzu Club Show?).

Ensuite, vu qu'un plaisir gratuit n'arrive jamais seul (aha) nous rencontrerons enfin nos chéris Casiokids en chair et en os au Festival de la Cité, à Lausanne (pour ce qui semble être leur unique date hors Norvège/Danemark #swisswin). Autant dire tout de suite que la perspective de voir du scandinave en live nous met déjà en émoi. Et puis Casiokids font de la bonne musique, ne l'oublions pas.


23.7.10

Tata Ruth vous donne toutes ses recettes: du goulash au succès.

Pendant les grandes chaleurs de début juin (oui ça date), à Festineuch, TEA avait rendez-vous avec la roumaine Ruth Renner aka Miss Platnum. Cette dernière étant en retard (grosse angoisse), nous n'avions d'autre choix que de nous associer à la chouette radio étudiante Fréquence Banane pour la courte interview que nous accordait l'artiste. Une collaboration fructueuse qui existe aussi sous forme de MP3, mais comme les vrais reconnaissent les vrais, vous préférerez notre retranscription.

INTERVIEW MISS PLATNUM

...ou les confessions d'une jeune femme bien dans sa peau, qui ne cache pas son amour pour le Goulash et le thé. Une vraie de vrai.


TEA : On t’as vue dernièrement sur scène au M4Music et on a été impressionnées par l’énergie que tu dégages on stage. Peux-tu nous expliquer d’où te vient cette force ?
Miss Platnum : C’est difficile à dire parce que je n’y réfléchis jamais vraiment. En fait, je pense que le fait de monter sur scène me fait l’effet d’un coup de pied et qu’étant donné que je veux que le public soit content, je vais me donner à fond. Peu importe qu’il y ait 30 ou 1000 personnes, le but c’est que tout le monde s’amuse et participe. A cause de cette envie, j’ai juste des bouffées d’énergie et d’adrénaline qui montent en moi.

Fréquence Banane : Tu chantes principalement en anglais, mais j’ai aussi entendu des sonorités slaves dans tes chansons. Quelle est ta langue de prédilection ?
MP : Déjà, le roumain n’a rien de slave. C’est une langue latine. Mais si on ne connait pas, bien sûr, ça peut ressembler à du russe. Dans ma musique, mes principales influences sont le r’n’b, la soul et la musique traditionnelle des Balkans. Ca n’atteint pas seulement la musique mais aussi ma façon de chanter, ma façon de prononcer certaines choses. J’aime bien jouer avec mon accent. Au final, j’ai créé mon propre r’n’b balkanique.

FB : Tu ne chantes donc pas du tout en russe ? J’avais pourtant cru en reconnaître!
MP : (rires) Non, en fait, je ne sais pas un mot de russe à part «Nasdrovia» et «Da» - qui est pareil en roumain.

TEA : Pourquoi as-tu migré en Allemagne ?
MP : Mes parents ont dû fuir et comme ç’avait déjà toujours été dans nos plans, de fuir en Allemagne, c’est ce qui s’est fait.

TEA : Quelle est la meilleure recette de Goulash ?
MP : (rires) La mienne ! Je l’ai obtenue en mélangeant diverses recettes de différents livres, selon ma préférence. J’aime bien préparer mon Goulash avec de l’agneau, des champignons, plein de tomates fraiches et énormément de vin. C’est délicieux.

TEA : Penses-tu que ton succès à un rapport avec ton personnage ?
MP : Oui, sûrement. Je pense que d’une part, c’est bien pour moi, d’avoir une identité avec laquelle je peux jouer et qui peut évoluer. J’aime le fait d’avoir une sorte de frontière entre la sphère privée et ce qui a trait à la personne que je suis sur scène et dans mes chansons. Grâce à cela, je m’autorise beaucoup plus de choses pendant mes concerts. C’est donc bien que je puisse me glisser dans un rôle.

1.4.12

"Nous chantons comme des poulets"

Peter Kernel n'existe pas, c'est un groupe. Il est tessinois (une région italophone au sud de la Suisse) et elle est canadienne. A la manière de Betty Bossi, ils ont choisi un nom de personnage fictif pour labelliser leurs créations. Parmi lesquelles, cette musique qu'ils qualifient d'"art-punk", soit un bon coup de pied dans les fesses de auditeurs blasés qui pensent que la musique suisse est ennuyeuse. Lors de leur passage à Fri-Son vendredi dernier, on les a rencontrés pour discuter et rire (beaucoup). Ils ont ensuite bien profité du distributeur de bières des backstages avant de livrer un concert énervé comme on les aime. Une prestation marquée par la complicité entre la chanteuse et le guitariste sautillant ainsi qu'un bel esprit punk.

INTERVIEW PETER KERNEL

TEA : Commençons par clarifier un peu le line up du groupe. La dernière fois qu'on vous a vus, vous aviez un batteur avec des dreads (vraiment) et là vous n'êtes que deux. Comment ça se fait?
Aris: A la base, on a essayé de créer un vrai groupe, pas un duo. Mais comme nous sommes un couple dans la vraie vie, pour nous c'est très facile d'agender des concerts et des répèts. Les autres musiciens, en revanche, ont leurs propres familles, leurs propres boulots, on a de la peine à s'arranger.
Vous pourriez faire un couple à trois.
Barbara: On a essayé mais je ne crois pas que Ema s'intéresse à moi. Il aime bien Aris par contre (rires). En fait je pense que si on lui proposait, sa femme ne serait pas très contente.
Aris: Finalement nous avons opté pour une autre solution: Peter Kernel, c'est juste nous deux, et puis nous avons 2-3 amis qui se relaient à la batterie, en fonction de leurs disponibilités.
Barbara: Sur le premier album toutefois (How To Perform A Funeral, ndlr), nous étions quatre. Deux couples en fait. Mais la guitariste et le batteur ont rompu, puis ils ont quitté le groupe.
Et si vous vous séparez, il n'y aura plus de Peter Kernel?
Aris: Je ne sais pas. Je me suis déjà posé la question mais sérieusement, je sais pas. Peut-être qu'on peut continuer à faire de la musique tout en se disputant tout le temps.
Barbara: On pourrait être des lutteurs.
Aris: De toute façon on se dispute déjà tous les jours.
Barbara: On se dispute seulement à propos de Grégoire (leur batteur ce soir là, ndlr).